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Syndicat de contrôle de performances de la Nièvre

Hausse des cotisations et mutualisation avec l’Allier et la Saône-et-Loire

Le Syndicat de contrôle de performances de la Nièvre (Bovins croissance 58) s’est réuni en assemblée générale le 21 mai à la ferme du Marault. L’occasion pour son président, Nicolas Bouchard, de constater une situation financière redevenue bénéficiaire mais aussi d’évoquer pour la première fois un projet, déjà structuré, de mutualisation avec les voisins de l’Allier et de Saône-et-Loire.
Par Emmanuel Coulombeix
Hausse des cotisations et mutualisation avec l’Allier et la Saône-et-Loire
Thérèse Romefort (à droite) a présenté le bilan d’activités de Bovins croissance 58 en 2013, devant l’assemblée générale réunie au Marault.
Les modalités de cotisation à Bovins croissance avaient été revues en 2013 et sont réajustées en 2014. Elles laissent apparaître une hausse salvatrice pour le syndicat de contrôle de performances qui, conjoncture difficile oblige, s’était retrouvé en posture délicate les années précédentes. Les comptes financiers 2013, approuvés le 21 mai, révèlent donc un excédent de plus de 41 000 euros. Pour Nicolas Bouchard, le président, [I]«cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas augmenté les cotisations car le contexte économique des exploitations était difficile mais nos capitaux propres baissaient sérieusement. Nous avons voté cette hausse des cotisations pour être plus sereins car les charges salariales et diverses augmentent partout et nous n’avions pas le choix. Cela me fait quand même mal au ventre quand le revenu des adhérents baisse mais c’est la condition de notre survie»[i]. Ainsi, cette année, le forfait élevage, institué l’an dernier, reste au même niveau (100 euros), de même que le catalogue reproducteur (40 euros). Par contre, tant la cotisation DN/TEK (9 euros), la cotisation DN ELEV (7 euros) que le CP post sevrage (3,90/0,51 euros) sont-ils [I]«réajustés sur le coût de la vie»[i]. Quant aux ovins, le forfait par brebis agnelée passe à 3,90 euros, le tatouage à 0,22 euros et la CPO à 2,07 euros. Ces barêmes ont été adoptés à l’unanimité.

[INTER]Baisse du nombre d’adhérents mais taille des élevages en hausse[inter]
Côté activités, l’an dernier, le syndicat a enregistré une légère baisse des effectifs. Au 1er août 2012, BC58 comptait 222 adhérents VA4, dont 209 en charolais (94% du total), 8 en Limousins, 4 en Salers et 1 en Parthenais. C’est une diminution de 6 adhérents [I]«mais qui est compensée par l’augmentation de la taille des élevages adhérents»[i] a souligné Thérèse Romefort, la directrice, révélant que [I]«depuis 2005, c’est en moyenne une augmentation de 14 vêlages»[i]. Dans le détail, 86 élevages sont en protocole [I]«pesée éleveur»[i], soit 39%, et 59 élevages réalisent un suivi [I]«post-sevrage»[i], soit 27%. Et le nombre total de vêlages est passé de 16 219 en 2005 à 19 464 en 2012, soit 20% de progression. Le bilan de collecte des performances, en bovins, c’est 49 259 pesées réalisées et 16 482 animaux pointés l’an dernier. Et, en ovins, 16 adhérents (dont 6 en race charollaise) se sont partagés 1 281 agnelages pour 2 236 agneaux nés et 3 257 poids collectés.

[INTER]Alsoni Conseil Elevage[inter]
Des mesures classiques telles que la hausse des cotisations n’empêchent pas l’imagination. Pour la première fois, Nicolas Bouchard a profité de l’AG pour communiquer sur une initiative commune avec les voisins de l’Allier et de Saône-et-Loire. Depuis septembre 2013, une nouvelle structure, ALSONI Conseil Elevage, a vu le jour, à parité entre les élus et les agents des trois syndicats de la région, dont le président de BC58 a pris la présidence. Il s’agit d’une association qui vise, par ce rapprochement stratégique, à [I]«impulser une dynamique positive d’évolution de nos services pour faire face aux nouveaux besoins (améliorer le conseil aux adhérents de chaque structure) et en apportant un appui aux techniciens»[i]. Il s’agit d’une structure commune de réflexion, pas encore vouée à une hypothétique fusion, et de mise en commun de moyens et de compétences pour répondre à l’objectif du maintien du revenu des éleveurs. Pas question pour les adhérents des trois départements d’adhérer à la structure inter-régionale mais l’objectif est, pour les responsables en interne, de [I]«développer de nouvelles compétences pour faire face aux nouveaux enjeux (conseils, génomique, coûts de production...), d’être plus présents aux niveaux régional et national pour être partie prenante dans les décisions, d’être plus forts face et avec nos partenaires pour parler d’une seule voix et porter une même image (OPA, HBC, OS, OP, GDS, France Agrimer...) et d’être plus compétitifs en mutualisant nos compétences pour pouvoir répondre aux nouvelles exigences»[i]. La première action d’ALSONI Conseil Elevage a été, outre le comité de gouvernance, de créer des groupes de travail sur la [I]«carte de service - conseil et compétences»[i], [I]«la prospection - communication -activité commerciale»[i] et les [I]«pesées éleveurs - SMQ - Contrôle de performances de demain»[i].