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GDA Bourgogne nivernaise

Harmonisation des cotisations

Proposition du bureau de l’association, l’harmonisation des cotisations au GDA Bourgogne nivernaise a été adoptée. Non sans un long et passionné débat.
Par Emmanuel Coulombeix
Harmonisation des cotisations
Le président Eric Lauseur a présenté les modalités de l’harmonisation des cotisations au GDA Bourgogne nivernaise. Le projet a été adopté en fin d’assemblée générale.
Chaque groupement de développement agricole, dans la Nièvre, dispose de ses propres règles d’adhésion. Les distorsions sont grandes entre les trois groupes et chacun s’adapte depuis toujours à la taille et aux caractéristiques des structures présentes sur son territoire. A l’issue de trois réunions entre les trois présidents de GDA, sous la houlette de la Chambre d’agriculture, une orientation a été engagée afin d’harmoniser les règles. Si le mode de calcul des cotisations unique n’est pas pour demain, des avancées sont en cours. Ainsi, mercredi 16 décembre, au cours de son assemblée générale annuelle à Mesves-sur-Loire, le GDA Bourgogne nivernaise a-t-il adopté une harmonisation des cotisations. Les membres présents ont dû s’y reprendre à deux fois avant d’avaliser la modification mais le projet, présenté par Frédéric Detable, trésorier, et Éric Lauseur, président, a finalement été voté en l’état. Ainsi donc, un forfait de 200 euros pour les exploitants de moins de 100 ha, un forfait de 175 euros au-delà de 100 ha avec un complément de 1,45 euros par hectare et un plafond à 650 euros, sont-ils entrés en vigueur pour les 96 adhérents du GDA et tous ceux qui souhaiterons les rejoindre. Il ne s’agit ni d’une augmentation ni d’une diminution, mais d’une «modulation» afin de «resserrer les écarts entre les petites et les grandes exploitations». La nouveauté réside dans le plancher à 100 ha et le plafond à 650 euros. Histoire d’encourager les plus modestes céréaliers du secteur, notamment les plus jeunes, et de limiter la pression sur les plus forts, certains d’entre eux devant jusqu’alors acquitter des sommes voisines de 1000 euros par an. «C’est un sujet très très compliqué et le gros souci c’est que nous n’avons pas les mêmes structures dans tous les groupes» avait introduit Éric Lauseur un peu plus tôt. Après de multiples calculs, afin de ne pas déséquilibrer les finances de l’association, qui doit régler une facture de 42 000 euros à la Chambre d’agriculture (ndlr  : 450 euros de prestations par adhérent), c’est le mode de calcul qui a été retenu par le bureau du GDA. Et présenté aux membres la semaine dernière, non sans débats.

4 sous-secteurs
Certains s’étonnaient que le forfait de base ne soit pas identique pour les – de 100 ha et pour les plus de 100 ha, d’autres que ce soit le complément à l’ha qui ne soit pas plus élevé, quitte à réduire le droit d’entrée. De nombreuses interventions se sont faites entendre au cours de l’assemblée générale, preuve en tous cas, que le GDA, dont certains se sont étonnés de voir perdre des adhérents et d’autres des prestations, intéresse encore les céréaliers du Nord-Ouest du département. L’information technique, les essais et visites de bouts de champs, les projets de développement sont encore au cœur du raisonnement technico-économiques des adhérents et de leurs besoins de performances. Le débat vif de la semaine dernière ne révèle pas une envie de moins mais bien de plus de services... Et cela même si les évolutions des molécules sont largement stabilisées depuis quelques années. Il s’en trouve cependant toujours un ou deux pour se demander si «le changement de techniciens tous les deux ou trois ans n’est pas préjudiciable à la qualité de l’accompagnement escompté et si il ne vaudrait pas mieux se regrouper avec des GDA disposant de plus de moyens, dans le Cher par exemple, pour redéfinir la réponse aux attentes techniques» des associés... Certes, les prestations fournies par les techniciens de la Chambre d’agriculture de la Nièvre. Toute l’équipe et Marc Binot, le chef de service, étaient d’ailleurs présents à Mesves pour présenter la nouvelle organisation, qu’ils ont largement anticipée. Depuis le départ de Sébastien Perret, remplacé depuis le 1er septembre par Amaury Fichot, quatre sous-secteurs ont été mis en place sur le territoire géographique du GDA. D’eux d’entre eux sont couverts par le nouvel arrivant et deux autres par Cédric Zambotto qui précise que «les relations transversales peuvent continuer à être établies». En appelant le numéro de la Chambre d’agriculture, l’essentiel étant de pouvoir rapidement obtenir une réponse appropriée...