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Assurances

Groupama lance une nouvelle offre assurantielle

Groupama devrait rapidement proposer
un nouveau régime assurantiel, basé sur les coûts de production, pour couvrir les risques climatiques
Par Ma signature
Jean-Yves Dagès, président de Groupama et François Schmitt, président délégué, ont annoncé, le 17 février le lancement d’un nouveau dispositif pour couvrir les risques climatiques à l’horizon 2016. «Nous serons en mesure de proposer un contrat socle pour les céréales dès cet automne ainsi qu’à la viticulture, à l’arboriculture et aux prairies au printemps 2016» a déclaré François Schmitt. A ce contrat de base seront adossés des contrats complémentaires pour fournir des garanties supplémentaires, a-t-il précisé. Ce nouveau dispositif devrait prendre le relais de l’assurance multirisque climatique actuelle.
Concrètement, le contrat socle est un contrat d’assurance qui porte sur les coûts de production. Il est assorti d’une franchise de 30 % contre 25 % dans le contrat multirisque climatique actuel. «En remboursant les coûts, l’indemnisation permettra de redémarrer le cycle de production», indique François Schmitt. En tenant compte de l’aide de l’État, la charge nette pour l’agriculteur devrait être de l’ordre de 12 €/ha, estime Groupama. A ce stade, les Pouvoirs publics devraient apporter une centaine de millions d’euros qui devraient couvrir 65 % du coût total.
Le débat porte actuellement sur le caractère obligatoire ou non de ce nouveau dispositif et les avis sont partagés. L’assureur estime que le nouveau régime ne sera supportable pour le groupe, que s’il couvre 70 % des surfaces, à condition qu’elles soient réparties sur tout le territoire pour diversifier les risques et une mutualisation des tarifs. A comparer aux 35 % couverts par l’assurance multi risques actuelle. Alors pourquoi ne pas lier ce nouveau régime au bénéfice de la dotation pour aléas (DPA) ou à l’attribution de certaines aides publiques ? s’interroge Groupama. A plus long terme, des marges de manœuvre pourraient être dégagées par la prochaine réforme de la PAC qui interviendra en 2020. Si par exemple, une part des aides du premier pilier était fléchée vers des dispositifs assurantiels.
Les organisations professionnelles et notamment la FNSEA n’y serait pas hostiles.