Moisson
Gaec Rolin : la récolte de blé s’annonce correcte
Le Gaec Rolin situé dans le centre nivernais a débuté sa campagne de moisson de blé. Après les premiers tours de champs, les rendements s’annoncent bons
Noël et Julien Rolin sont à la tête d’une exploitation de 900 hectares (dont 550 ha de cultures) sur trois communes : Bazolles, Crux-la-Ville et Vitry-Lâché. La semaine dernière les deux exploitants ont débuté la moisson de leurs 210 ha de blé. Après les premiers tours de moissonneuses, ils gardaient le sourire. « Nous nous fixons toujours un objectif de 60 à 65 q/ha. En 2018, nous avions atteint nos estimations. Cette année, nous sommes pour le moment à des rendements qui varient entre 60 à 70 q/ha » indique Noël Rolin. « Les cultures d’hiver n’ont pas souffert du sec du printemps. Elles ont même été nourries jusqu’au bout » ajoute-t-il. Les résultats en orge d’hiver sont également intéressants pour eux. « Nous avons réalisé 75 q/ha de moyenne avec un calibrage de 80 et un PS à 65. Ces résultats sont équivalents à l’année dernière mais avec une qualité nettement supérieure » détaille-t-il. Des céréales qui sont ensuite stockées pour être ensuite vendues hors moisson à Axéréal, Soufflet et des négociants. « Nous vendons 95 % de notre production et d’après les informations de Soufflet, il semblerait que les prix de ventes soient à la hausse. Les États-Unis auraient eu des problèmes de semis de maïs et l’Europe de l’Est de sécheresse. Nous allons être fixés fin juillet. Mais de toute manière, tu ne sais jamais si tu vends bien ou pas » nous dit-il avec interrogation. Le Gaec Rolin n’est pas épargné cette année par le problème de salissement de parcelle. Pour Noël Rolin la solution pour lutter contre le vulpin est pourtant simple. « Aujourd’hui nous avons des rotations de culture à trois ans. L’idéal serait de retrouver des rotations à cinq ans. Ainsi, nous aurions beaucoup moins de maladies et beaucoup moins d’insectes. Mais il faut pour cela trouver des cultures rentables pour sortir des rotations habituelles faites de blé, d’orge et de colza. Le problème c’est qu’il n’y a pas de débouchés sur certaines cultures comme le chanvre par exemple. D’autres comme le soja demandent de l’irrigation pour être rentable. Il va de toute manière falloir que l’on trouve une solution car ces résistances vont se poursuivre » explique-t-il.
Une situation qui devient compliquée pour nos bêtes
En parallèle des céréales, les deux frères possèdent 260 limousines qu’ils vendent en broutard à l’Italie à 350 kg. Pour anticiper le manque de paille, ils ont acheté un sécateur pour couper les haies afin d’en faire de la litière. Ils ont également mis en stock 300 bottes supplémentaires. « Habituellement nous en consommons 700 par ans et nous vendons le reste, soit environ 3 000 par an. Pour le moment nous devrions nous en sortir mais si la situation de sécheresse perdure, nous allons devoir affourager comme l’année dernière » nous dit-il en conclusion.
Une situation qui devient compliquée pour nos bêtes
En parallèle des céréales, les deux frères possèdent 260 limousines qu’ils vendent en broutard à l’Italie à 350 kg. Pour anticiper le manque de paille, ils ont acheté un sécateur pour couper les haies afin d’en faire de la litière. Ils ont également mis en stock 300 bottes supplémentaires. « Habituellement nous en consommons 700 par ans et nous vendons le reste, soit environ 3 000 par an. Pour le moment nous devrions nous en sortir mais si la situation de sécheresse perdure, nous allons devoir affourager comme l’année dernière » nous dit-il en conclusion.
Un phénomène général
Facilement visibles à l’œil nu, les parcelles de céréales sont cette année impactées par des problèmes de vulpin ou de ray-grass en fonction des secteurs. Selon Benoît Mathé, élu à la Chambre d’Agriculture « ce phénomène est dû à la fois aux faux semis qui n’ont pas fonctionné l’été dernier (la sécheresse a perduré jusque tard dans l’automne) et au manque d’efficacité croissant des matières actives notamment pour les rattrapages de sortie d’hiver ». De plus en plus de matières actives sont retirées ce qui risque d’amplifier le phénomène (exemple de la flurtamone qui pouvait être utilisée en mélange avec le prosulfocarbe pour la gestion du ray-grass). Le fait également de ne pas avoir un assolement diversifié joue dans le salissement des parcelles. Il n’y a pas forcément de solutions miracles si ce n’est d’allonger les rotations et d’intégrer des cultures de printemps dans la rotation.