Il succède à Alain Escurat
Francis Taupin, nouveau président du GDS
Le 19 mars dernier, le nouveau conseil d’administration du GDS58 s’est réuni à Sermoise afin de désigner le nouveau bureau. Le nouveau président s’appelle Francis Taupin, éleveur bovin à Saizy, dans le nord du département.
Né en 1960, Francis Taupin s’est installé sur la ferme familiale de Saizy en 1982. Son frère, Régis, par aileurs président de Charolais de Bourgogne, s’est associé avec lui deux ans plus tard, en 1984. En 1986, les deux frères s’associent en Gaec avec leurs parents, jusqu’à leurs retraites respectives. Aujourd’hui, la ferme des frères Taupin compte 250 ha, dont 100 ha de polyculture, 150 vaches charolaises et un salarié agricole qui, compte tenu des responsabilités respectives de Francis et Régis, n’est pas de trop pour assurer le travail du quotidien. [I]«Dès le départ, nous engraissions énormément mais maintenant l’engraissement des mâles s’étiole. Cela ne représente plus qu’une petite moitié de notre activité. Nous nous sommes tournés vers la reproduction et vers les vaches suitées»[i] annonce Francis Taupin. Le raisonnement technico-économique optimal fait partie des stratégies de la ferme, entendue comme une entreprise moderne et une activité durable. Ces qualités managériales, dans la compréhension des paramètres de l’élevage bovin, Francis Taupin va désormais les mettre au service du Groupement de Défense sanitaire (GDS) de la Nièvre. Depuis le 19 mars dernier, il en est devenu le président, en reprenant le flambeau tenu par Alain Escurat.
[INTER]«Plus cartésien que politique»[inter]
En réalité, les problèmes sanitaires ont toujours intéressé le nouveau responsable. Il découvre d’autant moins la structure que, dès 1992, il avait été désigné délégué de secteur. Et, dès l’arrivée de l’équipe Escurat, en 1997, Francis Taupin en était devenu le trésorier départemental. [I]« C’était un poste exposé mais qui me convenait très bien »[i] explique l’intéressé qui se définit [I]«plus comme un cartésien que comme un politique»[i]. Il se voit désormais plus comme un gestionnaire, à partir des dossiers, que comme [I]«quelqu’un de vigoureux dans les approches politiques. J’ai des limites et ce que je crains, c’est de n’être pas aussi subtil que mon prédécesseur. Au moins dans un premier temps, je compte sur l’indulgence des administrateurs»[i] prévient-il prudemment. Il est vrai que remplacer Alain Escurat, dont l’envergure et la connaissance fine des sujets sanitaires et des structures régionales du GDS n’était plus à démontrer, ne s’annonce pas comme une sinécure. [I]«J’étais le seul candidat. Alain m’avait approché depuis quelque temps parce qu’il voulait passer la main. Je n’y suis pas allé la fleur au fusil mais je n’ai pas pu refuser»[i] explique Francis Taupin qui dit s’inscrire [I]«dans la continuité de (son) prédécesseur, peut-être moins à l’aise, mais dans la même voie»[i]. Le nouveau responsable entend notamment défendre [I]«l’élevage qui supporte de plus en plus de contraintes administratives. Il faut des gens en face pour contrer çà. Quand on est engagé dans le secteur associatif, il ne faut pas lâcher dès qu’une roue crève»[i]. Et puis Francis Taupin envisage une priorité de travail: [I]«le GDS58 doit encore plus se rapprocher des éleveurs. La structure doit encore plus être à leur service. Nous avons parfois été obligés de nous engager à la place de la DSV sur certains dossiers et cela nous fait un peu délaisser notre vocation de départ qui était de défendre les éleveurs. S’il devait y avoir une nouvelle crise sanitaire, nous ferions face. C’est pour cela que nous sommes attachés à notre caisse d’entraide. Nous avons les réserves»[i]. Des réserves dans le viseur de GDS France...
[INTER]Bras de fer avec GDS France[inter]
Tout comme son prédécesseur, Francis Taupin voit d’un mauvais œil les projets de [I]«mutualisation»[i], en réalité une sorte de nationalisation, des réserves financières des GDS. D’ailleurs le bras de fer continue avec GDS France: [I]«nous sommes en décalage avec les autres départements de la région. deux GDS, celui de la Nièvre et de l’Allier, n’ont pas signé. Il s’agirait de faire une sorte d’assurance à partir de nos capitaux. Nous ne sommes pas d’accord. Nous avons demandé des garanties et nous n’avons encore reçu aucune réponse. Nous ne fermons pas la porte mais il faut nous répondre. Si nous tenons une assemblée générale extraordinaire du GDS58, c’est pour nous assurer le poids des éleveurs derrière moi afin d’entériner une décision qui ne va pas forcément plaire au GDS France»[i] plaide Francis Taupin qui conclut: [I]«nous devons veiller à garder notre proximité. La caisse d’entraide, les professionnels y tiennent»[i]!
[INTER]«Plus cartésien que politique»[inter]
En réalité, les problèmes sanitaires ont toujours intéressé le nouveau responsable. Il découvre d’autant moins la structure que, dès 1992, il avait été désigné délégué de secteur. Et, dès l’arrivée de l’équipe Escurat, en 1997, Francis Taupin en était devenu le trésorier départemental. [I]« C’était un poste exposé mais qui me convenait très bien »[i] explique l’intéressé qui se définit [I]«plus comme un cartésien que comme un politique»[i]. Il se voit désormais plus comme un gestionnaire, à partir des dossiers, que comme [I]«quelqu’un de vigoureux dans les approches politiques. J’ai des limites et ce que je crains, c’est de n’être pas aussi subtil que mon prédécesseur. Au moins dans un premier temps, je compte sur l’indulgence des administrateurs»[i] prévient-il prudemment. Il est vrai que remplacer Alain Escurat, dont l’envergure et la connaissance fine des sujets sanitaires et des structures régionales du GDS n’était plus à démontrer, ne s’annonce pas comme une sinécure. [I]«J’étais le seul candidat. Alain m’avait approché depuis quelque temps parce qu’il voulait passer la main. Je n’y suis pas allé la fleur au fusil mais je n’ai pas pu refuser»[i] explique Francis Taupin qui dit s’inscrire [I]«dans la continuité de (son) prédécesseur, peut-être moins à l’aise, mais dans la même voie»[i]. Le nouveau responsable entend notamment défendre [I]«l’élevage qui supporte de plus en plus de contraintes administratives. Il faut des gens en face pour contrer çà. Quand on est engagé dans le secteur associatif, il ne faut pas lâcher dès qu’une roue crève»[i]. Et puis Francis Taupin envisage une priorité de travail: [I]«le GDS58 doit encore plus se rapprocher des éleveurs. La structure doit encore plus être à leur service. Nous avons parfois été obligés de nous engager à la place de la DSV sur certains dossiers et cela nous fait un peu délaisser notre vocation de départ qui était de défendre les éleveurs. S’il devait y avoir une nouvelle crise sanitaire, nous ferions face. C’est pour cela que nous sommes attachés à notre caisse d’entraide. Nous avons les réserves»[i]. Des réserves dans le viseur de GDS France...
[INTER]Bras de fer avec GDS France[inter]
Tout comme son prédécesseur, Francis Taupin voit d’un mauvais œil les projets de [I]«mutualisation»[i], en réalité une sorte de nationalisation, des réserves financières des GDS. D’ailleurs le bras de fer continue avec GDS France: [I]«nous sommes en décalage avec les autres départements de la région. deux GDS, celui de la Nièvre et de l’Allier, n’ont pas signé. Il s’agirait de faire une sorte d’assurance à partir de nos capitaux. Nous ne sommes pas d’accord. Nous avons demandé des garanties et nous n’avons encore reçu aucune réponse. Nous ne fermons pas la porte mais il faut nous répondre. Si nous tenons une assemblée générale extraordinaire du GDS58, c’est pour nous assurer le poids des éleveurs derrière moi afin d’entériner une décision qui ne va pas forcément plaire au GDS France»[i] plaide Francis Taupin qui conclut: [I]«nous devons veiller à garder notre proximité. La caisse d’entraide, les professionnels y tiennent»[i]!