Rallye «légumineuses» de la Chambre d’agriculture
Fourrages et pâturage, les deux attraits des légumineuses
Fin-mai et début juin, la Chambre d’agriculture a proposé un rallye «légumineuses» aux éleveurs qui étaient invités à venir passer l’une ou l’autre des 3 demi journées chez des collègues qui en produisent.
Le 20 mai chez Bernard Blin à Saint-Hilaire en Morvan, le 10 juin, chez Régine et Eric Roubeau à Pazy et le 11 juin chez Emmanuel Fenayon à Flety, les éleveurs nivernais étaient invités par la Chambre à venir découvrir l’utilisation et les atouts des légumineuses. Que ce soit en luzerne ou en trèfle purs, que ce soit en association luzerne-dactyle ou en trèfle-ray-grass ou que ce soit en prairies multi-espèces, les légumineuses offrent aux éleveurs de réelles opportunités. Non seulement elles offrent des fourrages de qualité, «à condition d’être récoltées au bon stade» selon Francis Bougarel, le conseiller de la Chambre, mais aussi parce que le pâturage de ces prairies est possible. D’ailleurs, les associations luzerne-dactyle et trèfle-ray grass peuvent même être pâturées avant l’hiver, «sur des repousses d’au moins cinq semaines et pas en conditions humides» nuance toutefois le technicien. Ces fourrages sont principalement destinés aux trois catégories de femelles que sont les vaches et génisses de 30 mois prévues à vêler, les génisses de deux ans et les génisses d’un an... Ces fourrages peuvent de plus avoir «un intérêt pour la repousse des broutards» indique-t-il aussi. Lors des trois visites de terrain de ces dernières semaines, les nombreux participants ont ainsi pu observer, selon les systèmes, les avantages qu’y trouvent les éleveurs visités. Pour résumer, ils tiennent en trois : une plus grande autonomie protéique, une diminution maximale des achats de complémentaires azotés et une plus grande autonomie donc une moindre dépendance, par rapport aux cours de ces complémentaires azotés, souvent très volatiles !
Une techique qui ne s’improvise pas
En face des avantages, bien sûr, les visiteurs ont aussi pu évaluer les quelques contraintes qui découlent de la production et de l’utilisation des légumineuses sur l’exploitation. Elles concernent principalement la conduite technique, particulièrement à l’implantation et à la récolte. Dans le premier cas, le sol doit être fin et bien émiétté. Il faut semer au maximum à 1 cm de profondeur et rappuyer le sol par un passage de rouleau après semis. Il convient aussi de mélanger souvent les graines dans le semoir ou ne semer que 25 à 30 kg/ha. Et, pour la luzerne, l’éleveur doit aussi inoculer les semences avant semis, notamment si le ph est inférieur à 6 ou si les sols n’ont pas reçu de légumineuses depuis des années. Cette pratique en favorise l’implantation. Quant à la récolte, les hôtes et les conseillers de la Chambre ont également fait part de leurs préconisations: N’intervenir en aucun cas en pleine chaleur ! Après fauche, ce sont les heures d’intervention et les réglages de matériels qui conditionnent la qualité plutôt que le type de matériel utilisé... Pour la fauche, la 1ère coupe se réalise dans les deux semaines après l’apparition des premiers bourgeons des légumineuses et, entre deux coupes, 5 à 6 semaines après la coupe précédente. «Ne jamais faucher en-dessous de 7 à 8 cm» insiste Francis Bougarel. Le fanage, quant à lui, sera la plus minime possible. Le fourrage ne doit pas voler mais être remué sans plaquage au sol et respecter une norme de 320 à 350 tr/min. Enfin, l’andainage a lui aussi ses exigences : «faire des gros andains les plus aérés possible» pour éviter le brassage dans la presse. Dernier conseil : «laisser au moins une coupe venir en fleur pour favoriser la pérennité !»
Une techique qui ne s’improvise pas
En face des avantages, bien sûr, les visiteurs ont aussi pu évaluer les quelques contraintes qui découlent de la production et de l’utilisation des légumineuses sur l’exploitation. Elles concernent principalement la conduite technique, particulièrement à l’implantation et à la récolte. Dans le premier cas, le sol doit être fin et bien émiétté. Il faut semer au maximum à 1 cm de profondeur et rappuyer le sol par un passage de rouleau après semis. Il convient aussi de mélanger souvent les graines dans le semoir ou ne semer que 25 à 30 kg/ha. Et, pour la luzerne, l’éleveur doit aussi inoculer les semences avant semis, notamment si le ph est inférieur à 6 ou si les sols n’ont pas reçu de légumineuses depuis des années. Cette pratique en favorise l’implantation. Quant à la récolte, les hôtes et les conseillers de la Chambre ont également fait part de leurs préconisations: N’intervenir en aucun cas en pleine chaleur ! Après fauche, ce sont les heures d’intervention et les réglages de matériels qui conditionnent la qualité plutôt que le type de matériel utilisé... Pour la fauche, la 1ère coupe se réalise dans les deux semaines après l’apparition des premiers bourgeons des légumineuses et, entre deux coupes, 5 à 6 semaines après la coupe précédente. «Ne jamais faucher en-dessous de 7 à 8 cm» insiste Francis Bougarel. Le fanage, quant à lui, sera la plus minime possible. Le fourrage ne doit pas voler mais être remué sans plaquage au sol et respecter une norme de 320 à 350 tr/min. Enfin, l’andainage a lui aussi ses exigences : «faire des gros andains les plus aérés possible» pour éviter le brassage dans la presse. Dernier conseil : «laisser au moins une coupe venir en fleur pour favoriser la pérennité !»