En parallèle au Concours général agricole de Nevers
Forum des métiers et des formations agricoles, première édition !
Samedi 24 octobre, pour la première fois, avait lieu, au Marault, un Forum des métiers et des formations de l’agriculture, destiné à l’information des jeunes ou moins jeunes qui envisagent de s’orienter ou se ré-orienter professionnellement vers le secteur agricole. Ce premier rendez-vous, expérimental, en appellera d’autres...
MM. Condemine et Joly, lors de l’inauguration officiel du forum, devant le stand de la FDSEA 58, co-organisatrice de l’événement.
C’était samedi dans le bâtiment principal de la ferme du Marault, à Magny-Cours. Des stands des établissements de formation spécialisés (lycées agricoles, CFA et CFPPA), de la FDSEA58, de Pôle emploi et de la Chambre d’agriculture avaient été installés afin d’accueillir les jeunes -ou moins jeunes- en mal d’orientation scolaire ou professionnelle. Avec la ferme volonté politique de les encourager à se destiner à un secteur agricole, riche de nombreuses voies d’accès et d’une multiplicité de fonctions et réalités professionnelles. Les offres d’emploi affichées par Pôle emploi, la Mission locale de l’emploi et l’ANEFA, sur le stand de la FDSEA, offraient d’ailleurs un aperçu des multiples possibilités d’emploi dans le secteur, des jardiniers aux ouvriers viticoles, ou des agents spécialisés en atelier bovin allaitant à des contrats en exploitations de grandes cultures... Et les tables rondes, animées par Anne-Marie Klein, rédactrice-en-chef de Terres de Bourgogne, autour des métiers et formations et des nouvelles technologies et nouveaux créneaux de l’agriculture, ont aussi marqué d’une pierre blanche cette journée destinée à un large public : les intervenants ont ainsi été invités à témoigner de leurs propres attentes vis-à-vis des salariés ou apprentis, des qualités requises -adaptabilité, sens de l’observation, respect de la consigne, goût du travail en équipe- et des opportunités que leurs fermes offrent à des élèves ou à des demandeurs d’emploi. Un salarié agricole, ancien exploitant, au parcours riche et diversifié entre plusieurs productions, a aussi indiqué son choix de devenir agent du Service de remplacement de la Nièvre, par envie de nouveautés continuelles. Le matin, comme l’après-midi, les questions de la salle ont été posées aux témoins, puisqu’il s’agissait en quelque sorte de rompre avec une image désuète de l’agriculture, largement répandue dans la société, mais éloignée des réalités du travail tel qu’il est désormais pratiqué. On regrettera juste que le public visé, notamment les plus jeunes, ne soit pas venu plus nombreux aux différentes animations de la journée, malgré les navettes de bus qui avaient été mises en place au départ de Nevers et Decize, et malgré les importants moyens de communication déployés (publicité, banderoles, émissions et articles d’annonce...)...
«Inscrire ce rendez-vous dans la durée»
Peut-être le choix d’organiser cet événement pendant les vacances scolaires (pour qu’il coïncide avec le Concours général de Nevers) et le lieu ont-ils constitué un frein à sa fréquentation ? Vers 11h samedi, au moment de la visite des officiels, Jean-Pierre Condemine, le préfet de la Nièvre, a assuré que «nous ferons un exercice de débriefing pour voir ce qui a été insuffisant... Il s’agit d’une première édition, expérimentale, d’un Forum que nous souhaitons voir s’inscrire dans la durée» avait-il indiqué un peu plus tôt, lors de la remise des prix aux gagnants du Concours général agricole de la veille. Faire connaître le secteur agricole à d’autres publics que les étudiants traditionnels des lycées agricoles eux-mêmes enfants d’agriculteurs. Tel était l’objectif principal de ce rendez-vous appelant à «un renouvellement des générations» dans la perspective d’opportunités intéressantes, à la fois pour les exploitants vis-à-vis de leur main d’oeuvre mais aussi pour les jeunes en terme d’emploi. L’idée d’organiser un tel forum avait été lancée le 24 avril dernier, lors d’une cellule du service public départemental de l’emploi et décision a été prise alors d’y associer la profession. Le préfet, samedi, a largement remercié la FDSEA58 de sa contribution pour cette «première», en parallèle à «un concours agricole très ancien, le premier reconnu par le ministère de l’Agriculture», il y a 163 ans, «et qui est la représentation d’un savoir-faire et d’un labeur». De fait, le public a pu échanger avec les éleveurs sélectionneurs qui avaient laissé leurs charolaises dans les stabulations depuis la veille ainsi que des chevaux percherons. Peut-être que pour cibler le reste de la société, sur le thème de la formation et de l’emploi, l’agriculture devra faire un effort pour aller au plus proche des citadins...
«Inscrire ce rendez-vous dans la durée»
Peut-être le choix d’organiser cet événement pendant les vacances scolaires (pour qu’il coïncide avec le Concours général de Nevers) et le lieu ont-ils constitué un frein à sa fréquentation ? Vers 11h samedi, au moment de la visite des officiels, Jean-Pierre Condemine, le préfet de la Nièvre, a assuré que «nous ferons un exercice de débriefing pour voir ce qui a été insuffisant... Il s’agit d’une première édition, expérimentale, d’un Forum que nous souhaitons voir s’inscrire dans la durée» avait-il indiqué un peu plus tôt, lors de la remise des prix aux gagnants du Concours général agricole de la veille. Faire connaître le secteur agricole à d’autres publics que les étudiants traditionnels des lycées agricoles eux-mêmes enfants d’agriculteurs. Tel était l’objectif principal de ce rendez-vous appelant à «un renouvellement des générations» dans la perspective d’opportunités intéressantes, à la fois pour les exploitants vis-à-vis de leur main d’oeuvre mais aussi pour les jeunes en terme d’emploi. L’idée d’organiser un tel forum avait été lancée le 24 avril dernier, lors d’une cellule du service public départemental de l’emploi et décision a été prise alors d’y associer la profession. Le préfet, samedi, a largement remercié la FDSEA58 de sa contribution pour cette «première», en parallèle à «un concours agricole très ancien, le premier reconnu par le ministère de l’Agriculture», il y a 163 ans, «et qui est la représentation d’un savoir-faire et d’un labeur». De fait, le public a pu échanger avec les éleveurs sélectionneurs qui avaient laissé leurs charolaises dans les stabulations depuis la veille ainsi que des chevaux percherons. Peut-être que pour cibler le reste de la société, sur le thème de la formation et de l’emploi, l’agriculture devra faire un effort pour aller au plus proche des citadins...