Union de coopératives Feder
Fédérer, massifier, optimiser... au service des éleveurs
Les coopératives réunies au sein de leur union Feder (Global, Terre d’Ovin, Eleveurs bio de Bourgogne) ont tenu leur assemblée générale à Beaune en Côte d’Or. La stratégie d’union développée depuis plusieurs années porte ses fruits : la massification des volumes commercialisés, la réduction des charges et la rationalisation des activités confortent une structure entièrement dédiée aux éleveurs et à la grande diversité de leurs productions.
Il y a les messages et il y a les chiffres, qui peuvent quelques fois contredirent les professions de foi annuelles. Au sein de l’union de coopératives Feder, chiffres et messages témoignent de l’efficacité des stratégies en marche depuis plusieurs années déjà. Yves Largy, président de l’Union, s’en est fait l’écho dans son rapport moral, insistant sur «une réorganisation du groupe qui se poursuit bien, avec un équilibre financier au rendez-vous et des économies d’échelle». L’année a ainsi été marquée par la restructuration et la spécialisation des centres d’allotements.
La massification de l’offre permet de mieux se positionner face à l’aval et surtout sur un marché largement dominé par les GMS, mais elle ne règle pas tous les problèmes de l’élevage. Michel Millot, directeur de Feder, en insistant sur ce point note que la rentabilité de la filière reste faible, à l’image des résultats des exploitations. Dans toutes les composantes de l’Union, la chasse au gaspi est donc ouverte et la massification permet justement une économie de charges sensibles. Premier poste visé : la logistique car «une économie de 1km par bovin génère 250 000€ de charges en moins» au final. Les éleveurs sont donc mis face à leur responsabilité et à la nécessité pour eux aussi de « massifier » leur offre en anticipant et en groupant les sorties d’animaux.
Proximité, accompagnement technique, fidélisation
Un bovin sur deux part à l’export, avec l’Italie comme principale destination, les reste de l’activité export se situant à la marge ou sur des marchés de niche. L’heure est donc à «l’optimisation par l’innovation et la recherche de débouchés, en dépit d’une législation toujours plus contraignante et onéreuse» remarque le directeur. Plusieurs lignes de force sous-tendent la relation de proximité entre l’union Feder et ses adhérents : un accompagnement technique de la production, avec cette année un volet important sur la culture de l’herbe, une réflexion sur l’adaptation des exploitation, la réduction des charges et «la volonté de récompenser la fidélité et l’anticipation au travers des contrats de confiance». Ce dernier engagement représente « un total de 1 million d’euros reversés aux productions » comptabilise le directeur. Autre développement notable, les produits sous signe de qualité, qui permettent «de reverser une plus-value de 400 000 euros pour les bovins et 250 000 euros pour les ovins» .
Réalisme et pragmatisme
Réalistes, les gestionnaires de l’Union Feder sont conscients qu’ils ne pourront jamais faire jeu égal avec la grande distribution. Comment d’ailleurs concilier ce type de développement avec la volonté de conserver les atouts de la proximité pour les élevages ? Yves Largy ne se fait pas d’illusion «nous ne pouvons pas influencer un prix qui s’établit au plan national mais nous pouvons accompagner les éleveurs sur de nouveaux marchés. S’organiser, se regrouper c’est aujourd’hui une obligation. Sur ce plan, la massification est réussie, les économies d’échelle sont redistribuées aux adhérents. On n’est pas dans l’euphorie mais on avance».
La massification de l’offre permet de mieux se positionner face à l’aval et surtout sur un marché largement dominé par les GMS, mais elle ne règle pas tous les problèmes de l’élevage. Michel Millot, directeur de Feder, en insistant sur ce point note que la rentabilité de la filière reste faible, à l’image des résultats des exploitations. Dans toutes les composantes de l’Union, la chasse au gaspi est donc ouverte et la massification permet justement une économie de charges sensibles. Premier poste visé : la logistique car «une économie de 1km par bovin génère 250 000€ de charges en moins» au final. Les éleveurs sont donc mis face à leur responsabilité et à la nécessité pour eux aussi de « massifier » leur offre en anticipant et en groupant les sorties d’animaux.
Proximité, accompagnement technique, fidélisation
Un bovin sur deux part à l’export, avec l’Italie comme principale destination, les reste de l’activité export se situant à la marge ou sur des marchés de niche. L’heure est donc à «l’optimisation par l’innovation et la recherche de débouchés, en dépit d’une législation toujours plus contraignante et onéreuse» remarque le directeur. Plusieurs lignes de force sous-tendent la relation de proximité entre l’union Feder et ses adhérents : un accompagnement technique de la production, avec cette année un volet important sur la culture de l’herbe, une réflexion sur l’adaptation des exploitation, la réduction des charges et «la volonté de récompenser la fidélité et l’anticipation au travers des contrats de confiance». Ce dernier engagement représente « un total de 1 million d’euros reversés aux productions » comptabilise le directeur. Autre développement notable, les produits sous signe de qualité, qui permettent «de reverser une plus-value de 400 000 euros pour les bovins et 250 000 euros pour les ovins» .
Réalisme et pragmatisme
Réalistes, les gestionnaires de l’Union Feder sont conscients qu’ils ne pourront jamais faire jeu égal avec la grande distribution. Comment d’ailleurs concilier ce type de développement avec la volonté de conserver les atouts de la proximité pour les élevages ? Yves Largy ne se fait pas d’illusion «nous ne pouvons pas influencer un prix qui s’établit au plan national mais nous pouvons accompagner les éleveurs sur de nouveaux marchés. S’organiser, se regrouper c’est aujourd’hui une obligation. Sur ce plan, la massification est réussie, les économies d’échelle sont redistribuées aux adhérents. On n’est pas dans l’euphorie mais on avance».
Les activités
Total bovins : 192 000 têtes, soit 3 700 bovins par semaine
Bovins viandes 79700 bovins (soit 1550 par semaine) : 35 100 vaches, 20 500 JB, 18 300 génisses, 3 400 boeufs, 2 100 taureaux, 300 veaux.
Bovins maigres 110 300 bovins (2100 par semaine) : Export 53%, adhérents 22%, coopérative 13%, négoce 12%. Algérie : 1080 animaux/semaine. Algérie : 80/s. Roumanie, Hongrie, Grèce : 40/s.
Ovins 155 000 têtes, soit 3000 ovins par semaine par les coopératives Copagno, Terre d’Ovin et Eleveurs bio de Bourgogne.
Bovins viandes 79700 bovins (soit 1550 par semaine) : 35 100 vaches, 20 500 JB, 18 300 génisses, 3 400 boeufs, 2 100 taureaux, 300 veaux.
Bovins maigres 110 300 bovins (2100 par semaine) : Export 53%, adhérents 22%, coopérative 13%, négoce 12%. Algérie : 1080 animaux/semaine. Algérie : 80/s. Roumanie, Hongrie, Grèce : 40/s.
Ovins 155 000 têtes, soit 3000 ovins par semaine par les coopératives Copagno, Terre d’Ovin et Eleveurs bio de Bourgogne.