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Le temps passe

Et rien ne se passe !

Certes, les conditions nous ont été plus favorables cette année 2017 que pour la calamiteuse année 2016. Néanmoins nos revenus sont toujours aussi médiocres et ce, depuis plusieurs campagnes successives.
Par Eric Bertrand - Président CA 58
Et rien ne se passe !
Une augmentation substantielle de nos marges est devenue indispensable afin de redonner de la sérénité dans nos exploitations et sur nos territoires.
Pourtant, des initiatives, nous en prenons tous les jours. Des groupes se structurent pour toujours essayer de mieux faire (groupes élevage, GIEE, production d’énergie renouvelable, groupe 30 000 autour de l’agro-écologie, etc, etc,…)
Des opportunités sont toujours possibles et devraient sûrement êtres plus exploitées dans certaines de nos entreprises (production de viande blanche, volailles, production ovine, production caprine, engraissement de bovins, productions de plantes aromatiques et médicinales,etc…).
Cependant, nos productions dominantes doivent impérativement retrouver un lien entre les prix de marché et les coûts de production. Nous subissons les prix mondiaux face à des charges nationales, nous sommes au bout du système.
Quelques petits espoirs subsistent. Les États Généraux de l’alimentation ne seront peut être pas une caricature de ce que savent faire les politiques. Souhaitons qu’ils nous ouvrent des perspectives (et pas dans cinq ans) et que les conclusions ne se limitent pas à nous dire, qu’il faut que nous fassions plus avec moins, comme d’habitude.
Pourrons-nous, en 2018 trouver des solutions pour que ceux d’entre nous qui devraient ou souhaiteraient quitter le métier puissent le faire dignement.
Trop de décisions non prises nous laissent dans une incertitude insupportable. Quand saurons nous exactement comment vont évoluer les zones défavorisées simples (ZDS) et l’indemnité de compensation de Handicap Naturel (ICHN) ?
Quelle sera l’évolution de la Pac ?
Comment faire évoluer nos entreprises avec des règles du jeu que nous ne connaissons pas ou que nous connaissons trop tard ?
Notre capacité à nous regrouper, à nous former, à partager, à mutualiser a toujours été le moteur et la force de notre profession. Elle le sera encore en 2018. Votre Chambre d’agriculture est là et sera là pour vous y aider.
A vous, à vos proches, je souhaite santé, bonheur et sérénité pour cette nouvelle année 2018.