Écoute, actions et demandes
Le 29 janvier, la ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire s'est rendue dans la Nièvre pour aborder plusieurs points...
Afin de concrétiser plusieurs éléments, la ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, s'est déplacée dans la Nièvre le 29 janvier, quelques jours après l'annonce par le Gouvernement de la création d'une enveloppe exceptionnelle pour les agriculteurs de 300 millions d'euros. Pour cette demi-journée, son programme était chargé puisque deux visites d'exploitations étaient prévues avec, pour chacune, des thèmes spécifiques.
Le végétal
Ainsi, le premier arrêt s'est effectué à l'EARL Dabathie à Tronsanges. Accompagnée par l'exploitant, David Caziot, gérant de l'EARL, Annie Genevard s'est livrée à un tour de ferme entourée par les députés, conseillers régionaux, élus locaux, présidents de Chambres (58 et BFC), représentants d'organisations professionnelles et syndicales. Plusieurs problématiques furent abordées telles que la problématique des terres superficielles... Pour démontrer un peu plus à la ministre l'étendue du problème une présentation du millefeuille des problématiques nivernaises en matière de cultures céréalières et protéagineuse fut dépeinte. La question des zones intermédiaires fut abordée de même que celle de l'irrigation, de la diminution de la PAC, de la pression de l'OFB, de l'augmentation des charges dont celles du matériel ou encore de la suppression « sans solution » des molécules en matière de désherbage. Face à tout cela, la ministre a martelé : « Nous avons besoin de production car l'alimentation c'est essentiel ; pour preuve, c'est une des seules obsessions en temps de guerre ». Après des échanges nourris qui permettront d'abreuver les travaux de la loi d'urgence agricole (prochainement présentée au Parlement), la signature de la circulaire de mise en œuvre concrète du fonds cité plus haut fut effectuée. Pour rappel, cette circulaire vise à répondre à la crise économique que traversent, depuis 3 ans, les producteurs de céréales et de protéagineux. La ministre a également rappelé que les dossiers de demandes seront à déposer sous un mois à la DDT (jusqu'à fin février), et a invité chacun à se rapprocher de son conseiller le plus rapidement possible.
L'élevage
Ce fut ensuite au tour de la polyculture-élevage d'être au centre des discussions de la seconde visite organisée au Gaec Clairefontaine à Garchizy. Là, il fut question de prédation, de dégâts de gibiers sur prairies, de problèmes pour la mise en place de bâtiment d'élevage, ainsi que du souci de l'eau. La demande de la profession en la matière est de faire partie des agences dédiées à sa gestion et d'obtenir une simplification administrative en matière d'autorisation. La question des retenues d'eau fut également mise sur le tapis, avec toujours la même requête de simplification et de fluidification. Assidue, la ministre a noté les remarques toujours dans l'idée de construire la loi d'urgence agricole « ensemble » comme elle l'a rappelé. Annie Genevard a conclu cette demi-journée de la manière suivante : « Cela fait 10 ans que je travaille et je ne lâcherai pas l'affaire !». Du côté des exploitants, David Caziot indiquait : « Elle a répondu à certaines demandes mais pas à toutes » et pour Rémi Thibaudat, associé du Gaec Clairefontaine : « Nous verrons bien si les promesses sont appliquées »...
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