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1er marché bio à la ferme

Dornes rend accessible ses produits locaux et «équitables»

Organisé par l’Association pour l’accueil éducatif en Sologne bourbonnaise, le 1er marché fermier bio a eu lieu vendredi 6 mars à la ferme des Desrues, sur la route qui mène à Dornes. Lucile Champagne et son compagnon, Anthony, 25 ans tous les deux, ont repris l’exploitation de Gilbert Champagne il y a un an et demi. Ils fourmillent d’idées pour la développer
Par Emmanuel Coulombeix
Dornes rend accessible  ses produits locaux et «équitables»
Anthony, le compagnon de Lucile, s’occupe de la partie transformation et vente de l’élevage.
Plus de 50 personnes sont venus apprécier -et acheter- les produits bio et équitables proposés par une dizaine de producteurs locaux, vendredi dernier, entre 16 et 19h30, à la ferme des Desrues, sur la commune de Dornes. Un beau succès mis en partition par Lucile Champagne, la fille de Gilbert, tout aussi motivée par l’élevage biologique que son papa, aujourd’hui en retraite mais qui n’hésite pas à mettre encore un peu la main à la pâte. C’est ainsi qu’un maraîcher, des producteurs de petits fruits et de plantes médicinales, un viticulteur du Val de Loire, des producteurs de fromages de vache et de chèvres, un boulanger qui fabrique du pain bio, sont venus proposer leurs productions, locales, à un public d’habitants des environs convaincus. Pour la première fois, ce marché fermier bio et de produits équitables (on pouvait trouver du café et du chocolat labellisé Max Havelar) a bénéficié d’un soleil radieux qui appelle à d’autres réussites  : «nous tiendrons un marché tous les premiers vendredi de chaque mois jusqu’en décembre» anticipe Lucile Champagne.

Un atelier et une boutique
Si la clientèle était donc au rendez-vous, c’est pour la promesse de trouver des bons produits, et à proximité. Avec Anthony, son compagnon, Lucile Champagne s’est lancée dans l’élevage porcin biologique, il y a un an et demi, en plus de la reprise de la production ovine de la ferme, de l’élevage de chevaux et de l’activité des gîtes. «Nous avons investi dans un atelier de transformation et boutique, pour un investissement de 61 000 euros, et nous avons démarré la vente directe en juillet dernier» se félicite Lucile. Tandis que l’hôte accueillait les visiteurs à l’entrée de la ferme, Anthony servait les produits de la ferme aux clients qui se pressaient devant l’étal. Les références sont nombreuses, du gigot aux pâtés et saucissons -  «séché dans l’atelier mais adaptés dans le Cantal»- bio oblige... Par mois, la nouvelle activité de Lucile et Anthony représente l’équivalent de «deux cochons et quatre à cinq agneaux», après l’abattage à Bourbon-l’Archambault (03). «L’idée de départ est de nous faire plus connaître» explique la jeune éleveuse qui saluait, vendredi, de nombreuses connaissances. «Avec ce marché, nous comblons un vide puisqu’il n’y a pas de marché fermier à moins de 25 kilomètres alors que nous sommes de nombreux producteurs bio» précise-t-elle.
Jusqu’alors, et désormais en plus du marché, le couple devait se rendre aux marchés spécialisés de Challuy et de Rouy, «beaucoup plus au nord».