Journée découverte des métiers agricoles
Donner un coup d’arrêt aux idées reçues
Organisée à l’initiative du service emploi de la FDSEA, cette journée s’est déroulée en deux temps suite au constat d’un besoin d’information des acteurs de l’orientation et de l’emploi sur les métiers agricoles.
Intitulée «L’emploi en agriculture : Halte aux idées reçues», cette journée a accueilli des participants qui sont en première ligne en matière d’emploi. Conseillers de Missions Locales ou de Pôle Emploi, équipe du CFPPA de Château-Chinon mais aussi membre de la DIRECCTE ou exploitant agricole, tous se sont d’abord retrouvés en matinée à la Chambre d’agriculture pour une présentation de l’emploi nivernais. Que cela soit en matière de débouchés, de formations, de secteurs géographiques ou de compétences demandées. Les animatrices ont tout d’abord donné quelques chiffres éloquents.
En effet, la France est aujourd’hui le 1er producteur européen. Et puisque le chômage est le sujet sensible ces dernières années, elles ont rappelé que dans la filière agricole, 93% des jeunes trouvent un emploi en moins de six mois. Et lorsque que l’on regarde au niveau départemental, elles soulignent qu’à l’heure actuelle, l’emploi agricole représente 6% des emplois nivernais, soit 4 600 contrats dont 2 000 en CDI. Pourtant, et alors que la Nièvre affichait un taux de chômage de 8,6% au 1er trimestre dernier - un taux supérieur à celui de la Bourgogne-Franche-Comté - les employeurs agricoles ont bien du mal à trouver des salariés. Les filières qui recrutent étant la viticulture (ouvrier viticole, chef culture), la polyculture-élevage (ouvrier agricole polyvalent, agent d’élevage bovins) et l’agroéquipement (mécanicien agricole, commercial agricole et inspecteur technique SAV). Mais des besoins en main-d’œuvre existent aussi pour d’autres domaines comme durant la période des sapins de Noël. Les employeurs ont parfois du mal à trouver des employés souvent à cause de problèmes de mobilité ou de logement.
Les réalités des métiers
Mais ce qui fait jour au fur et à mesure des échanges de cette matinée, c’est aussi le problème du lien entre acteurs de l’emploi et employeurs. Car la formation, elle, est bien présente dans la Nièvre avec une offre diversifiée allant jusqu’à la licence.
Des filières qui ouvrent à des carrières mais qui demandent de la motivation même si, en 50 ans, ces métiers sont devenus moins physiques. Puis comme l’explique Vincent Pommery - exploitant élevage bovins à Parigny-les-Vaux chez qui la journée s’est poursuivi - «les compétences il en faut mais quand il y a de la bonne volonté elles peuvent s’acquérir sur le terrain».
Et pour lui, l’employé n’est pas le seul à devoir avoir des acquis, «l’employeur doit apprendre à être employeur. Il faut gérer à l’avance comme avec le problème des sapins de Noël» qui revient chaque année et qui pourrait être anticipé. Sur ses terres, les participants ont pu découvrir les réalités des métiers d’agent d’élevage bovin et de chef d’exploitation. Vincent Pommery a aussi longuement détaillé le fonctionnement de son groupement d’employeurs soulignant l’importance de la discussion et des échanges afin d’améliorer - à la fois pour les employés mais aussi pour leurs employeurs - les conditions de travail.
À noter que durant cette journée, un atelier sur la communication a été animé par Hervé Morthon, metteur en scène. Des mises en situation où il jouait le rôle d’un homme véhiculant ces fameuses idées reçues en matière d’emploi agricole, les participants devant trouver la bonne manière de démonter ses arguments. Une autre manière d’apprendre à dissiper les malentendus.
En effet, la France est aujourd’hui le 1er producteur européen. Et puisque le chômage est le sujet sensible ces dernières années, elles ont rappelé que dans la filière agricole, 93% des jeunes trouvent un emploi en moins de six mois. Et lorsque que l’on regarde au niveau départemental, elles soulignent qu’à l’heure actuelle, l’emploi agricole représente 6% des emplois nivernais, soit 4 600 contrats dont 2 000 en CDI. Pourtant, et alors que la Nièvre affichait un taux de chômage de 8,6% au 1er trimestre dernier - un taux supérieur à celui de la Bourgogne-Franche-Comté - les employeurs agricoles ont bien du mal à trouver des salariés. Les filières qui recrutent étant la viticulture (ouvrier viticole, chef culture), la polyculture-élevage (ouvrier agricole polyvalent, agent d’élevage bovins) et l’agroéquipement (mécanicien agricole, commercial agricole et inspecteur technique SAV). Mais des besoins en main-d’œuvre existent aussi pour d’autres domaines comme durant la période des sapins de Noël. Les employeurs ont parfois du mal à trouver des employés souvent à cause de problèmes de mobilité ou de logement.
Les réalités des métiers
Mais ce qui fait jour au fur et à mesure des échanges de cette matinée, c’est aussi le problème du lien entre acteurs de l’emploi et employeurs. Car la formation, elle, est bien présente dans la Nièvre avec une offre diversifiée allant jusqu’à la licence.
Des filières qui ouvrent à des carrières mais qui demandent de la motivation même si, en 50 ans, ces métiers sont devenus moins physiques. Puis comme l’explique Vincent Pommery - exploitant élevage bovins à Parigny-les-Vaux chez qui la journée s’est poursuivi - «les compétences il en faut mais quand il y a de la bonne volonté elles peuvent s’acquérir sur le terrain».
Et pour lui, l’employé n’est pas le seul à devoir avoir des acquis, «l’employeur doit apprendre à être employeur. Il faut gérer à l’avance comme avec le problème des sapins de Noël» qui revient chaque année et qui pourrait être anticipé. Sur ses terres, les participants ont pu découvrir les réalités des métiers d’agent d’élevage bovin et de chef d’exploitation. Vincent Pommery a aussi longuement détaillé le fonctionnement de son groupement d’employeurs soulignant l’importance de la discussion et des échanges afin d’améliorer - à la fois pour les employés mais aussi pour leurs employeurs - les conditions de travail.
À noter que durant cette journée, un atelier sur la communication a été animé par Hervé Morthon, metteur en scène. Des mises en situation où il jouait le rôle d’un homme véhiculant ces fameuses idées reçues en matière d’emploi agricole, les participants devant trouver la bonne manière de démonter ses arguments. Une autre manière d’apprendre à dissiper les malentendus.