Patrice Guyard / Crux-la-Ville
Dix ans de dégâts et peu d’espoir
Les dégâts de sangliers, Patrice Guyard les connait ! Pas une année où il y a échappé, malgré des périodes plus ou moins dures. Et 2017 semble une nouvelle fois mal partie.
Comme l’explique cet exploitant : «J’ai pris la suite de mes parents. Je pense qu’en trente ans, ils ont eu moins de dégâts que moi en dix ans». Une décennie où chaque automne, les sangliers reviennent avec plus ou moins d’insistance. «En ce moment, au petit matin, on voit les mères et les petits par lot de quinze ou vingt. Il y a des dégâts pas toutes les nuits, mais presque. Ça ne s’arrête pas ! Puis cette année, ils sont arrivés encore plus tôt que d’habitude, début septembre». Pour Patrice Guyard, il est assez facile de dater le commencement de ses ennuis puisqu’ils correspondent, en gros, à l’installation d’une chasse commerciale en bordure de ses terres. Et lorsqu’on lui parle de solution, il est guère optimiste : «Il n’y a pas que dans la Nièvre. Avec ce type de chasse, si on veut rassasier les clients, il faut qu’il y ait du gibier à profusion. Ce n’est pas compatible avec nos professions» avant d’ajouter que de toute façon «tout le monde semble un peu dépassé par les événements».
Il faut une volonté de réduire la population des sangliers
Pourtant Patrice Guyard ne baisse pas les bras. Il contacte régulièrement la DDT, des battues administratives sont organisées mais déplore-t-il «avec peu de résultats». Pour lui, «il faudrait une vraie volonté de réduire la population de sangliers». Puis quand on lui parle des clôtures, il ne peut que constater une efficacité relative : «Les animaux trouvent toujours un trou, un abaissement de terrain où passer»… Et concernant les indemnisations, «les pertes sont toujours sous-estimées. Mais pour l’exploitant il n’y a pas que les pertes de récoltes», il y a aussi le temps perdu, les dossiers à monter, la remise en état, le matériel qui souffre... Il regrette également de voir que «les prairies mal exploitées ont moins de dégâts. Quand la terre est bien travaillée, si on améliore nos prairies, il y a plus de vers» ce qui attire immanquablement le mammifère. Il semble donc difficile aujourd’hui pour Patrice Guyard d’imaginer qu’une solution pérenne et efficace se dessine. Du moins tant que la population des sangliers restera hors de contrôle.
Il faut une volonté de réduire la population des sangliers
Pourtant Patrice Guyard ne baisse pas les bras. Il contacte régulièrement la DDT, des battues administratives sont organisées mais déplore-t-il «avec peu de résultats». Pour lui, «il faudrait une vraie volonté de réduire la population de sangliers». Puis quand on lui parle des clôtures, il ne peut que constater une efficacité relative : «Les animaux trouvent toujours un trou, un abaissement de terrain où passer»… Et concernant les indemnisations, «les pertes sont toujours sous-estimées. Mais pour l’exploitant il n’y a pas que les pertes de récoltes», il y a aussi le temps perdu, les dossiers à monter, la remise en état, le matériel qui souffre... Il regrette également de voir que «les prairies mal exploitées ont moins de dégâts. Quand la terre est bien travaillée, si on améliore nos prairies, il y a plus de vers» ce qui attire immanquablement le mammifère. Il semble donc difficile aujourd’hui pour Patrice Guyard d’imaginer qu’une solution pérenne et efficace se dessine. Du moins tant que la population des sangliers restera hors de contrôle.