Point de vue
Discrimination agricole
Laurent CORNU, président de la section employeurs de la FDSEA, revient sur la mise en œuvre de la nouvelle PAC et sur l’impact discriminant de cette réforme sur les exploitations employeuses de main d’œuvre.
A l’heure ou notre société reconnait l’égalité pour tous (mariage…), l’évolution du statut animal (doués de sensibilité), le secteur agricole est discriminé à un stade encore jamais atteint par nos dirigeants politiques.
L’actif agricole qui n’a pas forcément le statut d’agriculteur, devient un sous homme. Prenons le cas d’une exploitation agricole de polyculture élevage (céréales, bovins, ovins…), autonome en fourrages (herbe, paille, protéines). Travailler seul est un handicap ayant des répercussions sur les performances techniques, la manipulation d’animaux, l’organisation des chantiers, la vie sociale. Travailler au minimum à deux améliore beaucoup de paramètres. Il faut pour cela avoir un outil de travail d’une certaine dimension économique pour faire vivre ces deux UTH. Suivant le statut de ces deux UTH, vous pouvez subir une discrimination économique insoutenable : soit vous êtes deux exploitants associés, soit vous êtes un exploitant avec un salarié ou aide familial ou conjoint collaborateur. Difficile de faire partie de cette deuxième catégorie. L’UTH salariée travaillant avec l’exploitant est devenu un sous homme, il n’apporte pas la transparence des 52 premiers hectares, un deuxième plafonnement des ABA, un deuxième plafonnement de l’ICHN, un deuxième plafonnement des MAE, un deuxième plafonnement du PMBE et au niveau fiscal ne fait pas bénéficier des seuils de chiffres d’affaires concernant les plus-value, le seuil de prix de revient, le seuil de la DFI, de la DPA…
Et si l’UTH est salariée, l’exploitant doit redoubler de vigilance administrativement : feuille de paie, déclaration trimestriel des salaires, congés personnel de formation, document unique d’évaluation des risques, fiches pénibilités pour bientôt, réglementation et droit du travail…..et coût du travail.
Nous sommes dirigés par des hommes qui sont instruits certes, mais dont je fais le constat qu’ils ont perdu une qualité essentielle : le bons sens.
J’adresse ce message à nos hauts fonctionnaires, élus à la tête de nos institutions (Europe, Etat, Région) de redescendre sur terre ! Arrêtez vos idéologies et ayez une vision à long terme de stratégie économique et sociale de l’agriculture.
L’actif agricole qui n’a pas forcément le statut d’agriculteur, devient un sous homme. Prenons le cas d’une exploitation agricole de polyculture élevage (céréales, bovins, ovins…), autonome en fourrages (herbe, paille, protéines). Travailler seul est un handicap ayant des répercussions sur les performances techniques, la manipulation d’animaux, l’organisation des chantiers, la vie sociale. Travailler au minimum à deux améliore beaucoup de paramètres. Il faut pour cela avoir un outil de travail d’une certaine dimension économique pour faire vivre ces deux UTH. Suivant le statut de ces deux UTH, vous pouvez subir une discrimination économique insoutenable : soit vous êtes deux exploitants associés, soit vous êtes un exploitant avec un salarié ou aide familial ou conjoint collaborateur. Difficile de faire partie de cette deuxième catégorie. L’UTH salariée travaillant avec l’exploitant est devenu un sous homme, il n’apporte pas la transparence des 52 premiers hectares, un deuxième plafonnement des ABA, un deuxième plafonnement de l’ICHN, un deuxième plafonnement des MAE, un deuxième plafonnement du PMBE et au niveau fiscal ne fait pas bénéficier des seuils de chiffres d’affaires concernant les plus-value, le seuil de prix de revient, le seuil de la DFI, de la DPA…
Et si l’UTH est salariée, l’exploitant doit redoubler de vigilance administrativement : feuille de paie, déclaration trimestriel des salaires, congés personnel de formation, document unique d’évaluation des risques, fiches pénibilités pour bientôt, réglementation et droit du travail…..et coût du travail.
Nous sommes dirigés par des hommes qui sont instruits certes, mais dont je fais le constat qu’ils ont perdu une qualité essentielle : le bons sens.
J’adresse ce message à nos hauts fonctionnaires, élus à la tête de nos institutions (Europe, Etat, Région) de redescendre sur terre ! Arrêtez vos idéologies et ayez une vision à long terme de stratégie économique et sociale de l’agriculture.