Section des anciens exploitants
Des valeurs, des convictions, du travail !
La Section Départementale des Anciens Exploitants de la FDSEA s’est réunie le 17 mai dernier en assemblée générale à Château-Chinon. Les années passent mais les anciens ont encore et toujours la « niaque » ! Rapide retour sur ce temps fort de la vie du réseau syndical.
S’il était un groupe qui résume au mieux les valeurs de l’engagement syndical et collectif en agriculture, ce serait probablement celui des anciens exploitants de la FDSEA. Ils sont encore plus de 300 adhérents chaque année, à militer pour une bonification des retraites, du pouvoir d’achat des anciens agriculteurs. La précarisation croissante des territoires ruraux les préoccupe également. Et à force d’engagement, de convictions et de travail, ils s’efforcent chaque année de s’en faire le relais auprès des élus et des représentants de l’État dans le département. C’est d’ailleurs en présence du président de la Section Nationale des Anciens Exploitants de la FNSEA, Jacques Dufrechou, qu’Yves Delfolie, ancien éleveur de porcs sur le canton de Clamecy, a fait montre de la détermination des anciens en dépit des difficultés réelles auxquelles le faible niveau des pensions agricoles les confronte.
« L’action de l’état en faveur de la ruralité va dans le sens du recul ces dernières années ! »
Ces difficultés, c’est André Morlé, le vice-président de la SDAE qui s’en est fait le relais au travers de la présentation du rapport d’activité de la section. Et de cibler pour poser le contexte, le « recul » réel qui caractérise l’action Étatique en faveur de l’agriculture et de la ruralité ces dernières années : « le recul dans la reconnaissance accordée à celles et ceux qui ont contribué, dans leurs fermes, à reconstruire la France d’après-guerre et à redonner du sens à la notion de souveraineté alimentaire, le recul dans l’accompagnement du pouvoir d’achat des ménages les moins aisés, le recul d’une volonté d’amélioration du cadre de vie pour des ruraux qui ne pèsent plus assez lourd dans une société urbaine, où le tout internet, le tout dématérialisé, le « tout », partout, tout le temps, devient la norme… mais seulement dans le cercle grouillant d’agglomérations connectées » s’est fendu l’ancien éleveur du pays Corbigeois qui a tour à tour énuméré les actions conduites par la section en 2017. Travail avec la MSA pour tenter d’apporter des réponses aux retraités concernés par le versement du trop-perçu de pension en novembre dernier, action de la SNAE pour éviter la fiscalisation des sommes concernées, rencontre des candidats aux législatives puis des parlementaires nouvellement élus, le tout pour tenter de remettre l’église au milieu de village. Les anciens agriculteurs ne pourront se contenter éternellement d’être considérés comme la cinquième roue du carrosse !
« La convivialité, le ciment de notre section »
André Morlé y est également revenu au cours de la présentation de son rapport d’activité, « la convivialité est un élément notoire de la cohésion des anciens exploitants ». Ainsi, en 2017, les adhérents auront pris part à de multiples initiatives permettant « de mêler l’utile à l’agréable ». Visite du marché de Rungis, croisière sur la Seine, voyage d’une semaine dans les Côtes d’Armor, la section des anciens sait aussi prendre du bon temps dans une ambiance chaleureuse et collective. Une idée fixe, « moteur de notre action quotidienne », qui verra en 2018 la section se rendre en Corse et prendre part à des journées détente théâtrale et gourmande.
Un dynamisme salué par les adhérents qui n’en oublient pas pour autant l’essentiel : l’acharnement qui chaque année conduit les anciens à mener les combats syndicaux nécessaires à la revalorisation des retraites agricoles. La dernière revalorisation obtenue par le réseau date d’il y a seulement trois ans et avait fait suite au plan de revalorisation obtenu en 2008 après les manifestations de Dijon et de Clermont-Ferrand. Et si depuis, même le gouvernement dépose des amendements contre des projets de loi visant à revaloriser les montants des pensions les plus faibles, la conviction et la volonté de travailler sur le long terme demeurent. « C’est au charbon que les combats se gagnent ! »
« L’action de l’état en faveur de la ruralité va dans le sens du recul ces dernières années ! »
Ces difficultés, c’est André Morlé, le vice-président de la SDAE qui s’en est fait le relais au travers de la présentation du rapport d’activité de la section. Et de cibler pour poser le contexte, le « recul » réel qui caractérise l’action Étatique en faveur de l’agriculture et de la ruralité ces dernières années : « le recul dans la reconnaissance accordée à celles et ceux qui ont contribué, dans leurs fermes, à reconstruire la France d’après-guerre et à redonner du sens à la notion de souveraineté alimentaire, le recul dans l’accompagnement du pouvoir d’achat des ménages les moins aisés, le recul d’une volonté d’amélioration du cadre de vie pour des ruraux qui ne pèsent plus assez lourd dans une société urbaine, où le tout internet, le tout dématérialisé, le « tout », partout, tout le temps, devient la norme… mais seulement dans le cercle grouillant d’agglomérations connectées » s’est fendu l’ancien éleveur du pays Corbigeois qui a tour à tour énuméré les actions conduites par la section en 2017. Travail avec la MSA pour tenter d’apporter des réponses aux retraités concernés par le versement du trop-perçu de pension en novembre dernier, action de la SNAE pour éviter la fiscalisation des sommes concernées, rencontre des candidats aux législatives puis des parlementaires nouvellement élus, le tout pour tenter de remettre l’église au milieu de village. Les anciens agriculteurs ne pourront se contenter éternellement d’être considérés comme la cinquième roue du carrosse !
« La convivialité, le ciment de notre section »
André Morlé y est également revenu au cours de la présentation de son rapport d’activité, « la convivialité est un élément notoire de la cohésion des anciens exploitants ». Ainsi, en 2017, les adhérents auront pris part à de multiples initiatives permettant « de mêler l’utile à l’agréable ». Visite du marché de Rungis, croisière sur la Seine, voyage d’une semaine dans les Côtes d’Armor, la section des anciens sait aussi prendre du bon temps dans une ambiance chaleureuse et collective. Une idée fixe, « moteur de notre action quotidienne », qui verra en 2018 la section se rendre en Corse et prendre part à des journées détente théâtrale et gourmande.
Un dynamisme salué par les adhérents qui n’en oublient pas pour autant l’essentiel : l’acharnement qui chaque année conduit les anciens à mener les combats syndicaux nécessaires à la revalorisation des retraites agricoles. La dernière revalorisation obtenue par le réseau date d’il y a seulement trois ans et avait fait suite au plan de revalorisation obtenu en 2008 après les manifestations de Dijon et de Clermont-Ferrand. Et si depuis, même le gouvernement dépose des amendements contre des projets de loi visant à revaloriser les montants des pensions les plus faibles, la conviction et la volonté de travailler sur le long terme demeurent. « C’est au charbon que les combats se gagnent ! »
Une motion votée à l’unanimité par l’assemblée générale
Les retraites des anciens exploitants agricoles ont été abandonnées par les gouvernements successifs depuis plusieurs années. Nous demandons l’équité avec les autres retraités de notre pays.
Les retraités du réseau FNSEA :
1 - Déplorent la baisse de leur pouvoir d’achat, qui est la conséquence du blocage de leurs pensions, de la fiscalité en hausse et des charges croissantes de la vie courante, plongeant beaucoup de retraités dans la précarité et en particulier les conjointes. Nous demandons aussi que l’assurance complémentaire santé soit déductible de notre revenu fiscal. Il est inadmissible que cette proposition soit à nouveau repoussée par les pouvoirs publics.
2 - Insistent sur l’objectif d’obtenir des retraites agricoles, liquidées et futures, atteignant 85 % du Smic net pour une carrière complète. Nous Exigeons que le financement des futures revalorisations repose sur la solidarité nationale et non sur la profession agricole via la RCO.
3 - Exigent immédiatement le rétablissement de la demi-part fiscale supplémentaire pour les personnes seules, les veufs et les veuves et les invalides et demandent l’augmentation du plafond d’accès à la réversion.
4 - S’inquiètent de l’augmentation du reste à charge notamment dans les maisons de retraite.
5 - S’insurgent contre la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants et Exigent sa forfaitisation.
6 - Exigent le relèvement du revenu fiscal de référence (11 018 € pour une part en métropole) de 2000,00 euros par an qui permettrait l’exonération fiscale des bas revenus (CSG, CRDS et Casa).
7 - Réclament de l’équité dans l’attribution des points de retraite proportionnelle (de la tranche plancher à la tranche plafond).
8 - Réclament un calcul des retraites sur les 25 meilleures années de revenus comme dans les autres régimes.
9 - Dénoncent l’abandon de nos zones rurales, la désertification grandissante (services publics, de santé, commerces…) et la difficulté d’accès à certains moyens de communication en particulier le numérique, ce qui entraîne un isolement total.
Les retraités du réseau FNSEA :
1 - Déplorent la baisse de leur pouvoir d’achat, qui est la conséquence du blocage de leurs pensions, de la fiscalité en hausse et des charges croissantes de la vie courante, plongeant beaucoup de retraités dans la précarité et en particulier les conjointes. Nous demandons aussi que l’assurance complémentaire santé soit déductible de notre revenu fiscal. Il est inadmissible que cette proposition soit à nouveau repoussée par les pouvoirs publics.
2 - Insistent sur l’objectif d’obtenir des retraites agricoles, liquidées et futures, atteignant 85 % du Smic net pour une carrière complète. Nous Exigeons que le financement des futures revalorisations repose sur la solidarité nationale et non sur la profession agricole via la RCO.
3 - Exigent immédiatement le rétablissement de la demi-part fiscale supplémentaire pour les personnes seules, les veufs et les veuves et les invalides et demandent l’augmentation du plafond d’accès à la réversion.
4 - S’inquiètent de l’augmentation du reste à charge notamment dans les maisons de retraite.
5 - S’insurgent contre la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants et Exigent sa forfaitisation.
6 - Exigent le relèvement du revenu fiscal de référence (11 018 € pour une part en métropole) de 2000,00 euros par an qui permettrait l’exonération fiscale des bas revenus (CSG, CRDS et Casa).
7 - Réclament de l’équité dans l’attribution des points de retraite proportionnelle (de la tranche plancher à la tranche plafond).
8 - Réclament un calcul des retraites sur les 25 meilleures années de revenus comme dans les autres régimes.
9 - Dénoncent l’abandon de nos zones rurales, la désertification grandissante (services publics, de santé, commerces…) et la difficulté d’accès à certains moyens de communication en particulier le numérique, ce qui entraîne un isolement total.