Le ministre Jean-Michel Baylet en visite dans la Nièvre
Des sous-préfets chargés de faire appliquer les mesures pour la ruralité
C’était son premier déplacement officiel depuis sa nomination comme ministre de l’Aménagement du territoire, des ruralités et des collectivités territoriales. Jean-Michel Baylet (PRG) est venu lundi 14 mars dans la Nièvre à la rencontre des élus et du monde socio-économique, qui ont manifesté leurs inquiétudes.
Le successeur de Sylvia Pinel au portefeuille des ruralités a fait une annonce aux élus nivernais, réunis le 14 mars à la préfecture : des sous-préfets à la ruralité, dans chaque département, vont être désignés et seront chargés d’animer des Comités de la ruralité, «avec les associations des maires et avec tous ceux qui sont impliqués pour inverser le sentiment que la ruralité est mal-aimée» a-t-il dit.
Dans l’esprit du ministre, il s’agit de faire appliquer les 67 mesures décidées par le Président de la République et le Premier ministre, lors des Comités interministériels à la ruralité de 2015, «mesures trop méconnues» et qu’il a détaillées lundi après-midi. «A quoi sert-il de prendre des décisions, si elles ne sont pas appliquées» a justifié Jean-Michel Baylet.
Les sous-préfets désignés, dans la Nièvre comme dans tous les autres départements ruraux, auront bien du travail, si l’on en juge par les inquiétudes et les attentes fortes exprimées lundi par les élus nivernais.
Des dossiers d’actualité nombreux...
Si le ministre a souligné «la combativité et les forces pour la Nièvre» des entreprises qu’il ne s’attendait pas à visiter au matin le Techonopôle de Magny-Cours (Danielson), il a dû faire face aux revendications précises et détaillées des représentants des maires, des parlementaires et des conseillers départementaux, l’après-midi. «Nous éprouvons un sentiment d’abandon de l’Etat et cela ne s’est pas arrangé depuis 30 ans» lui a ainsi lancé le sénateur socialiste de La Charité Gaëtan Gorce, soulignant que la Nièvre, sur le terrain, fait preuve «d’une grande combativité» mais à la mesure «d’une grande colère», notamment par rapport aux moyens et aux formes que prend l’Etat dans le département.
Le sous-préfet à la ruralité pourra compter avec des élus attentifs et exigeants sur de nombreux dossiers d’actualité brûlants: maisons de services aux public, maisons de santé pluri-disciplinaires, plan numérique contre les zones blanches de téléphonie mobile ou pour les réseaux de très haut débit, revitalisation des centres-bourgs, politique d’habitat et de logement, réforme des dotations de l’état aux collectivités et péréquations nécessaires, recentralisation du financement du RSA, sans parler des menaces qui pèsent sur les trésoreries, les sous-préfectures ou certains postes dans l’enseignement public.
Loi d’orientation pour la ruralité ?
Si le ministre en charge de la ruralité et des collectivités a réservé sa première visite à la Nièvre, ce n’est pas tout à fait «par hasard». Tant les attentes sont grandes que la mobilisation est avancée. Depuis quatre ans, à l’initiative de Patrice Joly, président du Conseil départemental de la Nièvre et de trois des ex-collègues (Allier, Cher, Creuse), une Association Nationale des Nouvelles ruralités, qui se veut «politique mais non partisane», a vu le jour pour défendre l’idée que les campagnes sont «une chance pour la France». Des états généraux avaient eu lieu à Nevers en 2014, réunissant près de 40 départements français, par un travail en profondeur au sein de l’Association des départements de France (ADF), dont l’actuel président, le Républicain de Charente-Maritime Dominique Bussereau, vient d’annoncer son adhésion à la nouvelle entité. Les membres des Nouvelles ruralités font un travail de lobbying «pour changer le regard sur la ruralité, comme source d’inspiration économique, sociale, culturelle et de gouvernance» et réclament une loi d’orientation sur la ruralité, «à l’image de ce qui a été fait pour la ville». Jean-Michel Baylet leur a répondu qu’il «ne souhaite pas associer son nom à une nouvelle loi qui viendrait encore bouleverser le système institutionnel (après la loi NOTRe et la réforme territoriale) mais qu’il voulait plutôt mettre de l’huile dans les rouages». Devant l’insistance des élus, il a fini par admettre que «si nous sommes capables de co-construire un texte de consensus, qui rassemble, et qu’on le fasse vite, clair et simple, pour la reconnaissance du monde rural, je n’aurai aucun état d’âme à convaincre le Premier ministre !»
Dans l’esprit du ministre, il s’agit de faire appliquer les 67 mesures décidées par le Président de la République et le Premier ministre, lors des Comités interministériels à la ruralité de 2015, «mesures trop méconnues» et qu’il a détaillées lundi après-midi. «A quoi sert-il de prendre des décisions, si elles ne sont pas appliquées» a justifié Jean-Michel Baylet.
Les sous-préfets désignés, dans la Nièvre comme dans tous les autres départements ruraux, auront bien du travail, si l’on en juge par les inquiétudes et les attentes fortes exprimées lundi par les élus nivernais.
Des dossiers d’actualité nombreux...
Si le ministre a souligné «la combativité et les forces pour la Nièvre» des entreprises qu’il ne s’attendait pas à visiter au matin le Techonopôle de Magny-Cours (Danielson), il a dû faire face aux revendications précises et détaillées des représentants des maires, des parlementaires et des conseillers départementaux, l’après-midi. «Nous éprouvons un sentiment d’abandon de l’Etat et cela ne s’est pas arrangé depuis 30 ans» lui a ainsi lancé le sénateur socialiste de La Charité Gaëtan Gorce, soulignant que la Nièvre, sur le terrain, fait preuve «d’une grande combativité» mais à la mesure «d’une grande colère», notamment par rapport aux moyens et aux formes que prend l’Etat dans le département.
Le sous-préfet à la ruralité pourra compter avec des élus attentifs et exigeants sur de nombreux dossiers d’actualité brûlants: maisons de services aux public, maisons de santé pluri-disciplinaires, plan numérique contre les zones blanches de téléphonie mobile ou pour les réseaux de très haut débit, revitalisation des centres-bourgs, politique d’habitat et de logement, réforme des dotations de l’état aux collectivités et péréquations nécessaires, recentralisation du financement du RSA, sans parler des menaces qui pèsent sur les trésoreries, les sous-préfectures ou certains postes dans l’enseignement public.
Loi d’orientation pour la ruralité ?
Si le ministre en charge de la ruralité et des collectivités a réservé sa première visite à la Nièvre, ce n’est pas tout à fait «par hasard». Tant les attentes sont grandes que la mobilisation est avancée. Depuis quatre ans, à l’initiative de Patrice Joly, président du Conseil départemental de la Nièvre et de trois des ex-collègues (Allier, Cher, Creuse), une Association Nationale des Nouvelles ruralités, qui se veut «politique mais non partisane», a vu le jour pour défendre l’idée que les campagnes sont «une chance pour la France». Des états généraux avaient eu lieu à Nevers en 2014, réunissant près de 40 départements français, par un travail en profondeur au sein de l’Association des départements de France (ADF), dont l’actuel président, le Républicain de Charente-Maritime Dominique Bussereau, vient d’annoncer son adhésion à la nouvelle entité. Les membres des Nouvelles ruralités font un travail de lobbying «pour changer le regard sur la ruralité, comme source d’inspiration économique, sociale, culturelle et de gouvernance» et réclament une loi d’orientation sur la ruralité, «à l’image de ce qui a été fait pour la ville». Jean-Michel Baylet leur a répondu qu’il «ne souhaite pas associer son nom à une nouvelle loi qui viendrait encore bouleverser le système institutionnel (après la loi NOTRe et la réforme territoriale) mais qu’il voulait plutôt mettre de l’huile dans les rouages». Devant l’insistance des élus, il a fini par admettre que «si nous sommes capables de co-construire un texte de consensus, qui rassemble, et qu’on le fasse vite, clair et simple, pour la reconnaissance du monde rural, je n’aurai aucun état d’âme à convaincre le Premier ministre !»