Produits locaux et restaurations collectives
Des salons pour créer le contact
Les producteurs ne savent pas toujours comment approcher les restaurations collectives. Ces dernières ignorent parfois ce que ces exploitants ont à leur proposer. Une demande convergente qui a poussé la Chambre d’agriculture de BFC avec le soutien du Conseil régional à organiser trois salons en région. Le premier a eu lieu dans la Nièvre.
Sous cette impulsion, et avec le concours de la Chambre d’Agriculture et du Centre d’Etudes et de Ressources sur la Diversification, un après-midi a été mis sur pied en partenariat avec l’Agropole du Marault, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, et le Conseil départemental. C’est donc à Magny-Cours que plus d’une trentaine de producteurs ont pu rencontrer et échanger avec les acheteurs publics de la restauration collective. Dans la Nièvre, le Conseil départemental mène déjà une politique d’approvisionnement allant dans ce sens notamment auprès des colléges. Une question qui est aussi au programme des Etats Généraux de l’Alimentation. Entre rémunération des exploitants, demande sociétale et nourriture saine, l’équation n’est pas facile à résoudre. Et beaucoup de producteurs, contents de cette opportunité de rencontrer en direct les gestionnaires, affichaient une certaine curiosité pour ce rendez-vous. Comme Laurent Bichet - à la tête de Paviola, fabrique de pâtes fraîches – qui collabore pourtant déjà avec le lycée Pierre-Bérégovoy de Nevers : «Je fabrique à la commande. J’ai un tarif pour les particuliers et un tarif pour les collectivités. Je m’adapte, ils font un effort, je fais un effort». Ce salon, il l’espère, pourra peut-être ouvrir d’autres perspectives. Jacques Wadel, producteur de miel à Lichy - qui ne travaille pas pour l’instant avec ce type de structures - est venu, lui aussi, par curiosité : «Je viens voir quelles sont leurs attentes pour un produit comme le mien. S’il y a ou non des opportunités». De son côté, le boulanger Pascal Gauthier venu de Garchy - et qui travaille quant à lui, un peu avec des lycées - aimerait «connaître les attentes des collectivités. Pour quels produits, pour quel volume... Parce que pour être en adéquation, cela implique des investissements. Il faut des volumes fixes et conséquents». Et pour lui aussi, l’idée de ce type de salon est bonne car de son point de vue, si les rencontres ne se sont font pas, «ce n’est pas parce qu’on y pense pas mais parce qu’on n’a pas le temps». Et d’imaginer «s’il y avait un ou deux « commerciaux» qui prospecteraient pour nous, ce serait bien ».
«Il faut la volonté des gestionnaires»
Une idée que ne partage pas forcément Emmanuel Brossard qui tient une huilerie à Raveau : «Je préfère rencontrer physiquement tout le monde. C’est nous qui parlons le mieux de nos produits». Ce salon est pour lui une idée qui a du sens car même si chacun a son opinion et sa manière de faire, «c’est bien à la Chambre d’avoir ce genre d’initiative». Et s’il travaille ponctuellement avec des collectivités, il souligne encore «qu’il faut la volonté des gestionnaires, des cuisiniers... une vision à long terme. Pourquoi se contenter d’un repas de temps en temps ?» Ainsi, il met en avant le «problème du prix et de la qualité». Par exemple, son huile artisanale est forcément un peu plus chère mais on en utilise beaucoup moins et les bénéfices pour la santé sont bien plus nombreux. Un constat que l’on peut adapter à la production de viande. Une viande produite localement réduit beaucoup moins à la cuisson. Il y a donc une «perte» de volume bien moins grande qui atténue fortement les écarts de prix d’avec une viande de moindre qualité. Jocelyne Guérin - vice-présidente au Conseil départemental, en charge de l’agriculture, et présidente de l’association de l’Agropole du Marault - avait déclaré il y a quelques mois au Journal du Centre que «la ferme du Marault a longtemps été réservée à une petite partie du monde agricole. Mais elle doit être au service de tous. C’est aussi un moyen de faire sortir les agriculteurs de leurs terres».
C’est ce qu’elle a souligné, une nouvelle fois, lors du discours d’accueil de ce salon. Expliquant que «ce lieu doit être au service de la nouvelle agriculture. Le département est engagé, depuis quelque temps, on voit qu’il se passe quelque chose. Ça me laisse penser que le virage est pris, qu’il y a une volonté, des possibilités, une envie de travailler ensemble». Pour le président de la Chambre consulaire, Éric Bertrand : «Il y a une synergie à trouver et je souhaite que les échanges ici soient le plus fructueux possible». Remerciant au passage les membres de la Chambre d’agriculture «qui ont fait que cette journée soit possible». Ce salon a également eu lieu en Saône-et-Loire et se tiendra dans quelques jours dans le Jura. Le dialogue en matière de relocalisation alimentaire ne fait donc que commencer.
«Il faut la volonté des gestionnaires»
Une idée que ne partage pas forcément Emmanuel Brossard qui tient une huilerie à Raveau : «Je préfère rencontrer physiquement tout le monde. C’est nous qui parlons le mieux de nos produits». Ce salon est pour lui une idée qui a du sens car même si chacun a son opinion et sa manière de faire, «c’est bien à la Chambre d’avoir ce genre d’initiative». Et s’il travaille ponctuellement avec des collectivités, il souligne encore «qu’il faut la volonté des gestionnaires, des cuisiniers... une vision à long terme. Pourquoi se contenter d’un repas de temps en temps ?» Ainsi, il met en avant le «problème du prix et de la qualité». Par exemple, son huile artisanale est forcément un peu plus chère mais on en utilise beaucoup moins et les bénéfices pour la santé sont bien plus nombreux. Un constat que l’on peut adapter à la production de viande. Une viande produite localement réduit beaucoup moins à la cuisson. Il y a donc une «perte» de volume bien moins grande qui atténue fortement les écarts de prix d’avec une viande de moindre qualité. Jocelyne Guérin - vice-présidente au Conseil départemental, en charge de l’agriculture, et présidente de l’association de l’Agropole du Marault - avait déclaré il y a quelques mois au Journal du Centre que «la ferme du Marault a longtemps été réservée à une petite partie du monde agricole. Mais elle doit être au service de tous. C’est aussi un moyen de faire sortir les agriculteurs de leurs terres».
C’est ce qu’elle a souligné, une nouvelle fois, lors du discours d’accueil de ce salon. Expliquant que «ce lieu doit être au service de la nouvelle agriculture. Le département est engagé, depuis quelque temps, on voit qu’il se passe quelque chose. Ça me laisse penser que le virage est pris, qu’il y a une volonté, des possibilités, une envie de travailler ensemble». Pour le président de la Chambre consulaire, Éric Bertrand : «Il y a une synergie à trouver et je souhaite que les échanges ici soient le plus fructueux possible». Remerciant au passage les membres de la Chambre d’agriculture «qui ont fait que cette journée soit possible». Ce salon a également eu lieu en Saône-et-Loire et se tiendra dans quelques jours dans le Jura. Le dialogue en matière de relocalisation alimentaire ne fait donc que commencer.