Réunions décentralisées de l’EDE 58
Des réponses aux interrogations sur la Pac
Comme il le fait tous les ans, l’établissement départemental de l’élevage (EDE) de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, tient une série de réunions d’information, depuis le 30 octobre, sur chacun des bassins nivernais de son territoire. Lundi, le rendez-vous était fixé à Saint-Léger des Vignes, près de Decize.
Si la première réunion a eu lieu en présence de plus d’une dizaine d’éleveurs, à Saint-Honoré-les-Bains le 30 octobre, celle de lundi à Saint-Léger-des-Vignes n’a fait venir que 4 d’entre eux. «Malgré la décentralisation et le changement d’horaire» relevait Christophe Dagouneau. C’est d’autant plus surprenant que les premiers éléments dévoilés de la nouvelle Politique agricole commune (Pac) concernaient directement la profession et que, dans les fermes, de nombreuses questions se posent.
Et puis les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands puisque, venus nombreux, les conseillers de la Chambre étaient accompagnés d’une représentante de la Direction départementale des territoires (DDT) ainsi que de Rodolphe Morizot, du Groupement de défense sanitaire (GDS) de la Nièvre.
Tous étaient mobilisés pour éclairer les participants sur les sujets d’actualité : l’identification bovine, ovine et caprine ; les statistiques de la ferme Nièvre de cette année ; l’avancement de l’informatisation des éleveurs ; le durcissement des critères de la conditionnalité Pac 2014, les formations proposées par la Chambre d’agriculture et un point sur l’état sanitaire du département... Les quelques éleveurs présents n’ont pas manqué de poser des questions, de faire des remarques et d’attendre des réponses...
Les bovins rois de la fête
Concernant la ferme Nièvre, en matière de bovins, l’EDE a comptabilisé une baisse de 2000 naissances sur la campagne allant d’août 2013 au 31 juillet 2014. Ce sont en moyenne 174 bovins par cheptel, soit 24 de plus qu’en 2007 ou encore 3 de plus par an sur la même période. Le cheptel moyen nivernais est donc le premier au niveau national, sur les 2190 exploitations connues du département. Une tendance qui s’explique par «des structures dont la taille augmente mais çà va finir par saturer» prévoit Christophe Dagouneau. Le taux des boucles atteint 5,3% de rebouclage en 2014 : « c’est -6% depuis 2003 et cela s’explique par le fait que le matériel est de meilleure qualité». A noter que l’EDE testera une nouvelle boucle en 2015, qui permet un prélèvement de cartilage en vue de déceler le BVD, «et qui ne sera agréé qu’au bout de trois campagnes de terrain, si elle convient».
Côté délais des notifications, 88% des éleveurs nivernais sont dans les clous cette année, ce qui est un autre motif de satisfaction puisque ce taux était de 85% en 2013 et de 80% en 2012. Le système allaitant demeure cependant moins performant, dans ce domaine, que ne peut l’être le système laitier dans d’autres départements, du fait notamment du besoin rapide des passeports.
Pour mémoire, les déclarations de naissance doivent intervenir dans les 7 jours et le rebouclage dans les 20 jours, faute de quoi «il faut bien dire aux jeunes que des pénalités sont appliquées. Il ne faut pas toujours faire confiance à ses parents. Les jeunes n’ont pas toujours conscience de la complexité administrative à laquelle ils devront faire face» a d’ailleurs noté Julie Lagord. En matière de conditionnalité, la grille de l’IPG bovine en 2014 s’est encore durcie. Les critères principaux demeurent les délais de notifications et la tenue des registres d’élevage mais les pénalités sont accrues cette année, passant parfois de 1 à 3 ou 5%, selon les carences. «La France a été jugée trop souple sur le marquage par l’Europe» a expliqué le technicien de la Chambre d’agriculture.
Toujours en matière de bovins, l’EDE propose ses services aux éleveurs pour les accompagner dans l’identification bovine. Deux outils sont disponibles : une visite d’élevage classique, entre janvier et mi-avril, qui se décompose entre la vérification de l’identification des animaux sur le terrain et l’étude des registres et documents au bureau; et CLEO Elevage, qui est le même travail que la visite mais en plus poussé, et qui permet une remise en conformité immédiate. Enfin, concernant l’informatisation des éleveurs, 971 éleveurs (44%) ont franchi le pas, c’est 7% de plus qu’en 2013, dont 56% des bovins sont notifiés électroniquement (dont 59% d’entre eux avec Boviclic).
Ovins et caprins aussi
Avant que Céline Lemoine ne rappelle le détail des aides couplées pour les vaches allaitantes dans le cadre de la PAC 2015-2020 -les droits s’effaçant au profit de références-, Julie Lagord est intervenue sur la situation de l’élevage ovin et caprin dans la Nièvre. Elle a rappelé que depuis 2007, le contexte est à la diminution, l’EDE recensant, sur la foi de déclarations volontaires, 942 élevages ovins et 182 élevages caprins en 2013. Elle a toutefois souligné que «les élevages de plus de 50 reproducteurs ovins, c’est-à-dire les plus professionnels, sont ceux qui demeurent les plus stables, ce qui est essentiel» pour la pérennité du mouton nivernais. 5295 documents de circulation ont été notifiés en 2013, 38% via l’EDE et 62% via les délégataires, et la technicienne a révélé qu’il y a «moins de perte de boucle depuis que les éleveurs sont passés à l’électronique».
Comme pour les bovins, le registre d’identification et le carnet sanitaire sont obligatoires, «mais le registre d’élevage et le carnet d’agnelage sont gratuits auprès de l’EDE : «il n’y a donc pas d’excuse pour s’en passer» a-t-elle déclaré. Comme pour les bovins, la grille de conditionnalité 2014 (IPG) s’est également durcie pour les ovins, avec des pénalités élargies. Julie Lagord a dévoilé les outils mis en place par la Chambre d’agriculture pour aider les éleveurs, à savoir les applications Ovitel et Oviclic.
Enfin, Rodolphe Morizot, sur l’état sanitaire du cheptel nivernais, a pris la parole pour expliquer que «pas de nouvelle, bonne nouvelle» et que l’Algérie a ouvert ses frontières, «ce qui est toujours çà de pris pour l’export !»
Et puis les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands puisque, venus nombreux, les conseillers de la Chambre étaient accompagnés d’une représentante de la Direction départementale des territoires (DDT) ainsi que de Rodolphe Morizot, du Groupement de défense sanitaire (GDS) de la Nièvre.
Tous étaient mobilisés pour éclairer les participants sur les sujets d’actualité : l’identification bovine, ovine et caprine ; les statistiques de la ferme Nièvre de cette année ; l’avancement de l’informatisation des éleveurs ; le durcissement des critères de la conditionnalité Pac 2014, les formations proposées par la Chambre d’agriculture et un point sur l’état sanitaire du département... Les quelques éleveurs présents n’ont pas manqué de poser des questions, de faire des remarques et d’attendre des réponses...
Les bovins rois de la fête
Concernant la ferme Nièvre, en matière de bovins, l’EDE a comptabilisé une baisse de 2000 naissances sur la campagne allant d’août 2013 au 31 juillet 2014. Ce sont en moyenne 174 bovins par cheptel, soit 24 de plus qu’en 2007 ou encore 3 de plus par an sur la même période. Le cheptel moyen nivernais est donc le premier au niveau national, sur les 2190 exploitations connues du département. Une tendance qui s’explique par «des structures dont la taille augmente mais çà va finir par saturer» prévoit Christophe Dagouneau. Le taux des boucles atteint 5,3% de rebouclage en 2014 : « c’est -6% depuis 2003 et cela s’explique par le fait que le matériel est de meilleure qualité». A noter que l’EDE testera une nouvelle boucle en 2015, qui permet un prélèvement de cartilage en vue de déceler le BVD, «et qui ne sera agréé qu’au bout de trois campagnes de terrain, si elle convient».
Côté délais des notifications, 88% des éleveurs nivernais sont dans les clous cette année, ce qui est un autre motif de satisfaction puisque ce taux était de 85% en 2013 et de 80% en 2012. Le système allaitant demeure cependant moins performant, dans ce domaine, que ne peut l’être le système laitier dans d’autres départements, du fait notamment du besoin rapide des passeports.
Pour mémoire, les déclarations de naissance doivent intervenir dans les 7 jours et le rebouclage dans les 20 jours, faute de quoi «il faut bien dire aux jeunes que des pénalités sont appliquées. Il ne faut pas toujours faire confiance à ses parents. Les jeunes n’ont pas toujours conscience de la complexité administrative à laquelle ils devront faire face» a d’ailleurs noté Julie Lagord. En matière de conditionnalité, la grille de l’IPG bovine en 2014 s’est encore durcie. Les critères principaux demeurent les délais de notifications et la tenue des registres d’élevage mais les pénalités sont accrues cette année, passant parfois de 1 à 3 ou 5%, selon les carences. «La France a été jugée trop souple sur le marquage par l’Europe» a expliqué le technicien de la Chambre d’agriculture.
Toujours en matière de bovins, l’EDE propose ses services aux éleveurs pour les accompagner dans l’identification bovine. Deux outils sont disponibles : une visite d’élevage classique, entre janvier et mi-avril, qui se décompose entre la vérification de l’identification des animaux sur le terrain et l’étude des registres et documents au bureau; et CLEO Elevage, qui est le même travail que la visite mais en plus poussé, et qui permet une remise en conformité immédiate. Enfin, concernant l’informatisation des éleveurs, 971 éleveurs (44%) ont franchi le pas, c’est 7% de plus qu’en 2013, dont 56% des bovins sont notifiés électroniquement (dont 59% d’entre eux avec Boviclic).
Ovins et caprins aussi
Avant que Céline Lemoine ne rappelle le détail des aides couplées pour les vaches allaitantes dans le cadre de la PAC 2015-2020 -les droits s’effaçant au profit de références-, Julie Lagord est intervenue sur la situation de l’élevage ovin et caprin dans la Nièvre. Elle a rappelé que depuis 2007, le contexte est à la diminution, l’EDE recensant, sur la foi de déclarations volontaires, 942 élevages ovins et 182 élevages caprins en 2013. Elle a toutefois souligné que «les élevages de plus de 50 reproducteurs ovins, c’est-à-dire les plus professionnels, sont ceux qui demeurent les plus stables, ce qui est essentiel» pour la pérennité du mouton nivernais. 5295 documents de circulation ont été notifiés en 2013, 38% via l’EDE et 62% via les délégataires, et la technicienne a révélé qu’il y a «moins de perte de boucle depuis que les éleveurs sont passés à l’électronique».
Comme pour les bovins, le registre d’identification et le carnet sanitaire sont obligatoires, «mais le registre d’élevage et le carnet d’agnelage sont gratuits auprès de l’EDE : «il n’y a donc pas d’excuse pour s’en passer» a-t-elle déclaré. Comme pour les bovins, la grille de conditionnalité 2014 (IPG) s’est également durcie pour les ovins, avec des pénalités élargies. Julie Lagord a dévoilé les outils mis en place par la Chambre d’agriculture pour aider les éleveurs, à savoir les applications Ovitel et Oviclic.
Enfin, Rodolphe Morizot, sur l’état sanitaire du cheptel nivernais, a pris la parole pour expliquer que «pas de nouvelle, bonne nouvelle» et que l’Algérie a ouvert ses frontières, «ce qui est toujours çà de pris pour l’export !»