Bilan des vendanges
Des récoltes en baisse pour la deuxième année
Alors que les vendanges nivernaises sont entrain de se terminer et même si rien n’est encore définitif, on peut commencer à esquisser un premier bilan. Il faudra tout de même attendre décembre et la déclaration de récolte pour un chiffrage plus précis.
Depuis le gel d’avril, on le sait, le moral n’était pas forcément au beau fixe chez les viticulteurs. Et les inquiétudes quant aux aléas météorologiques ont rythmé jusqu’au bout la vie des vignerons. Mais comme le souligne Benoit Roumet, directeur du BIVC, il y a une certitude : «le raisin est de très bonne qualité, il y a du sucre, de la fraicheur et donc de l’acidité». Malgré tout, c’est la deuxième année que les vignes subissent ces températures ravageuses «et de mémoire de vigneron on n’a pas le souvenir de gel comme ceux-là». En 2016, Pouilly affichait 30% en moins, les côteaux du Giennois... moins 65% et même s’il faut donc attendre, on estime que cette année encore 30 ou 40% en moins sont possibles. Car, comme l’explique le directeur du BIVC «il n’y a pas eu que le gel. Il y a eu des conditions particulières, orages, coup de grêle, coup de chaud... c’est compliqué...» Mais impossible d’extrapoler sur les zones touchées, «il n’y a pas de règles et ce ne sont pas forcément les mêmes secteurs qui sont concernés même si c’est parfois le cas. Il y a aussi des endroits qui auraient du logiquement geler et qui ont été épargnés». Seule certitude, la récolte sera donc en baisse mais les grappes récoltées donneront un vin de qualité.
Des axes à développer pour se prémunir
Mais si le qualitatif est sauvegardé, Benoit Roumet estime qu’il faut désormais creuser certaines pistes afin de se prémunir des caprices du temps. Ces deux années – exceptionnelles dans le mauvais sens du terme – ne doivent pas être prises à la légère et il faut continuer à s’organiser pour lutter efficacement contre ce type d’intempéries. Pour lui, trois axes sont à developper. Tout d’abord les outils comme par exemple les tours antigel. Ce système de chauffage permettant de récupérer des températures plus chaudes de l’atmosphère afin de grappiller quelques degrés de manière rapide. Des dispositifs de plus en plus adaptés mais relativement onéreux. Il en existe d’autres comme, les bougies, le système d’aspersion, très délicat à manier, ou même l’utilisation de l’hélicoptère afin de brasser l’air. Autre moyen plus pragmatique de se protéger : les assurances. Sauf qu’actuellement, les viticulteurs souscrivent facilement contre la grêle mais pas assez contre le gel. Enfin, Benoit Roumet pense qu’il y a une carte à jouer avec la gestion des stocks : «cela permet d’éviter les ruptures de vente dans un marché de plus en plus volatile». Mais pour lui, l’objectif à atteindre serait un mix de ces trois solutions afin d’ouvrir le plus grand parapluie possible au dessus des vignes nivernaises.
Des axes à développer pour se prémunir
Mais si le qualitatif est sauvegardé, Benoit Roumet estime qu’il faut désormais creuser certaines pistes afin de se prémunir des caprices du temps. Ces deux années – exceptionnelles dans le mauvais sens du terme – ne doivent pas être prises à la légère et il faut continuer à s’organiser pour lutter efficacement contre ce type d’intempéries. Pour lui, trois axes sont à developper. Tout d’abord les outils comme par exemple les tours antigel. Ce système de chauffage permettant de récupérer des températures plus chaudes de l’atmosphère afin de grappiller quelques degrés de manière rapide. Des dispositifs de plus en plus adaptés mais relativement onéreux. Il en existe d’autres comme, les bougies, le système d’aspersion, très délicat à manier, ou même l’utilisation de l’hélicoptère afin de brasser l’air. Autre moyen plus pragmatique de se protéger : les assurances. Sauf qu’actuellement, les viticulteurs souscrivent facilement contre la grêle mais pas assez contre le gel. Enfin, Benoit Roumet pense qu’il y a une carte à jouer avec la gestion des stocks : «cela permet d’éviter les ruptures de vente dans un marché de plus en plus volatile». Mais pour lui, l’objectif à atteindre serait un mix de ces trois solutions afin d’ouvrir le plus grand parapluie possible au dessus des vignes nivernaises.