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Environnement

Des pertes de rendements en blé tendre dues à l'ozone

Dans une étude dévoilée le 9 juillet, l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) indiquent que les concentrations en ozone auraient entraîné des pertes de 15 % de rendement en 2010, représentant un milliard d’euros de dommages. Les résultats, souligne le rapport, montrent des disparités régionales, et notamment « de fortes pertes dans une moitié nord de la France ». Les pertes ont ainsi culminé « à 332 000 t pour le département de la Somme en 2010 soit 5 % des pertes cumulées sur toute la France ». Malgré des concentrations de plus en plus faibles, et des pics estivaux plus rares, les scénarios à l’horizon 2030 entraînerait tout de même, selon les experts, des pertes de 10 % en rendement, soit 730 millions d’euros de manque à gagner. Les pommes de terre et les prairies sont également affectées, avec des pertes estimées à 940 000 tonnes en 2020 pour les premières, et à 4 500 Mt de matière sèche pour les secondes. « On note des effets de l’ozone qui sont relativement plus faibles sur les tomates que sur les autres cultures », remarque le rapport.