Rencontres de l’œnotourisme 2014
Des passerelles à forger entre viticulture et tourisme
Près de 200 professionnels étaient réunis le 4 décembre dernier à Auxerre, pour les 5èmes Rencontres de l’œnotourisme en Bourgogne, organisées cette année par Yonne Tourisme
Vignerons, restaurateurs, guides de terroir, offices de tourisme, élus, hébergeurs… Ils étaient près de 200 à avoir fait le déplacement ce jeudi à Auxerre, pour échanger et assister aux différents ateliers mis en place pour l’occasion. Un objectif commun : développer des synergies autour du vin et du tourisme en Bourgogne, en dépassant les frontières départementales, afin d’accueillir au mieux nos visiteurs et répondre à leurs attentes, comme l’a rappelé Didier Martin, président de Bourgogne Tourisme : «les deux familles du tourisme et du vin ont pris conscience qu’elles avaient des intérêts communs et que tous ensemble, nous avons une très belle histoire de la Bourgogne à raconter…»
Différents thèmes au programme de la matinée, avec notamment un point sur le label Vignobles et Découvertes : 36 appellations reconnues en France, dont 6 en Bourgogne et 2 dans l’Yonne. Un label qui permet de tamiser l’offre et a sélectionné 600 destinations à ce jour sur le territoire bourguignon. Mais des marges de progrès sont possibles, affirme Pascale Lambert, directrice de Côte d’Or Tourisme : «ce label aujourd’hui, c’est un peu l’auberge espagnole ! Il nous faut en stabiliser la qualité et amplifier la communication. Donnez-nous des armes pour bien vous vendre !» Rappelant en l’occurrence que la clientèle chinoise était particulièrement sensible à tout ce qui était attaché à la labellisation.
Des passerelles pour travailler ensemble
Responsable du projet au Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), Jérôme Diguet a présenté les grandes lignes de ce que sera la future Cité des Vins de Bourgogne. Un projet territorial qui, outre sa «Cité Mère» installée sur 4000 m2 à Beaune, comportera deux «Cités Fille » régionales aux portes de la Bourgogne, à Chablis et dans le Mâconnais. D’un budget initial de 15,6 millions €, ce projet se définit «comme une plateforme œnotouristique sur la région et une porte d’entrée des territoires pour expliquer entre autres, les climats» Capitale des vins de Bourgogne, Beaune draine près d’1,5 millions de visiteurs par an. Reste à faire de cette Cité des vins, un levier pour inciter le visiteur à continuer la dégustation sur le terrain et non, comme s’en inquiète un participant dans la salle, «en faire une usine à touristes, qui capterait la clientèle…» Véritable locomotive pour l’image de la Bourgogne et la valorisation des différentes offres touristiques, le vignoble et ses vins sont bien souvent l’élément déterminant qui incite le visiteur à venir et séjourner dans notre région, comme l’a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, président de Yonne Tourisme : «le vin, fleuron de la Bourgogne est une véritable porte d’entrée ouvrant sur le territoire et participe activement à son développement touristique…» Vin et tourisme sont intimement liés. Reste encore parfois à trouver les passerelles pour travailler ensemble…
Un accueil à optimiser
C’est ce à quoi se sont attelés entre autres, les différents ateliers de l’après-midi, comme celui consacré à «Comment vendre l’œnotourisme aux clientèles britanniques ?» Une clientèle attachée à la Bourgogne et qui représente pour la région le 3ème marché étranger en matière d’œnotourisme (après la Belgique et les Pays-Bas). Un marché qui se porte plutôt bien aujourd’hui et a su tirer profit d’une reprise économique en Grande Bretagne, liée à une inflation contenue, une légère hausse des salaires et un taux de change favorable. Première clientèle européenne également, en matière de tourisme fluvial, avec un pouvoir d’achat relativement élévé et toute prête à dépenser pour se faire plaisir. Encore faut-il lui apporter quelques sésames : «un site Internet en anglais, échanger quelques mots avec eux dans leur langue, un accueil personnalisé…» Fondateur de la société «Chablis Vititours», dont la clientèle est à 80 % anglo-saxonne, Franck Chrétien témoigne : «c’est une clientèle attachée à l’échange et d’une grande simplicité. Pas d’effet bling bling, ils aiment vivre des choses simples et partager avec quelqu’un du cru…»
L’accueil justement, il en a été beaucoup question dans un autre atelier sur «les outils à mettre en place pour accueillir de façon optimale la clientèle de l’oenotourisme». Directrice de l’Office de Tourisme de Joigny, dans l’Yonne, Béatrice kerfa tire la sonnette d’alarme : «vous êtes les premiers prescripteurs ! Quand le client est chez vous, vous devez le renseigner sur les autres, sans avoir en permanence des idées de concurrence. Le touriste qui arrive d’Australie ou de Chine, que vous soyez fâché avec votre voisin depuis la 15ème génération, ce n’est pas son problème, lui n’aspire qu’à un moment convivial… !»
Différents thèmes au programme de la matinée, avec notamment un point sur le label Vignobles et Découvertes : 36 appellations reconnues en France, dont 6 en Bourgogne et 2 dans l’Yonne. Un label qui permet de tamiser l’offre et a sélectionné 600 destinations à ce jour sur le territoire bourguignon. Mais des marges de progrès sont possibles, affirme Pascale Lambert, directrice de Côte d’Or Tourisme : «ce label aujourd’hui, c’est un peu l’auberge espagnole ! Il nous faut en stabiliser la qualité et amplifier la communication. Donnez-nous des armes pour bien vous vendre !» Rappelant en l’occurrence que la clientèle chinoise était particulièrement sensible à tout ce qui était attaché à la labellisation.
Des passerelles pour travailler ensemble
Responsable du projet au Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), Jérôme Diguet a présenté les grandes lignes de ce que sera la future Cité des Vins de Bourgogne. Un projet territorial qui, outre sa «Cité Mère» installée sur 4000 m2 à Beaune, comportera deux «Cités Fille » régionales aux portes de la Bourgogne, à Chablis et dans le Mâconnais. D’un budget initial de 15,6 millions €, ce projet se définit «comme une plateforme œnotouristique sur la région et une porte d’entrée des territoires pour expliquer entre autres, les climats» Capitale des vins de Bourgogne, Beaune draine près d’1,5 millions de visiteurs par an. Reste à faire de cette Cité des vins, un levier pour inciter le visiteur à continuer la dégustation sur le terrain et non, comme s’en inquiète un participant dans la salle, «en faire une usine à touristes, qui capterait la clientèle…» Véritable locomotive pour l’image de la Bourgogne et la valorisation des différentes offres touristiques, le vignoble et ses vins sont bien souvent l’élément déterminant qui incite le visiteur à venir et séjourner dans notre région, comme l’a souligné Jean-Baptiste Lemoyne, président de Yonne Tourisme : «le vin, fleuron de la Bourgogne est une véritable porte d’entrée ouvrant sur le territoire et participe activement à son développement touristique…» Vin et tourisme sont intimement liés. Reste encore parfois à trouver les passerelles pour travailler ensemble…
Un accueil à optimiser
C’est ce à quoi se sont attelés entre autres, les différents ateliers de l’après-midi, comme celui consacré à «Comment vendre l’œnotourisme aux clientèles britanniques ?» Une clientèle attachée à la Bourgogne et qui représente pour la région le 3ème marché étranger en matière d’œnotourisme (après la Belgique et les Pays-Bas). Un marché qui se porte plutôt bien aujourd’hui et a su tirer profit d’une reprise économique en Grande Bretagne, liée à une inflation contenue, une légère hausse des salaires et un taux de change favorable. Première clientèle européenne également, en matière de tourisme fluvial, avec un pouvoir d’achat relativement élévé et toute prête à dépenser pour se faire plaisir. Encore faut-il lui apporter quelques sésames : «un site Internet en anglais, échanger quelques mots avec eux dans leur langue, un accueil personnalisé…» Fondateur de la société «Chablis Vititours», dont la clientèle est à 80 % anglo-saxonne, Franck Chrétien témoigne : «c’est une clientèle attachée à l’échange et d’une grande simplicité. Pas d’effet bling bling, ils aiment vivre des choses simples et partager avec quelqu’un du cru…»
L’accueil justement, il en a été beaucoup question dans un autre atelier sur «les outils à mettre en place pour accueillir de façon optimale la clientèle de l’oenotourisme». Directrice de l’Office de Tourisme de Joigny, dans l’Yonne, Béatrice kerfa tire la sonnette d’alarme : «vous êtes les premiers prescripteurs ! Quand le client est chez vous, vous devez le renseigner sur les autres, sans avoir en permanence des idées de concurrence. Le touriste qui arrive d’Australie ou de Chine, que vous soyez fâché avec votre voisin depuis la 15ème génération, ce n’est pas son problème, lui n’aspire qu’à un moment convivial… !»