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4/7 Dossier Enseignement : Vigne et vin

Des métiers attractifs et diversifiés

Grands consommateurs de main d’œuvre qualifiée, les métiers de la vigne et du vin pâtissent d’une certaine désaffection. Pourtant ces métiers en tension ont de quoi attirer les jeunes qui cherchent leur voie. L’alternance en particulier, a convaincu plus d’un employeur et sait séduire les jeunes. Rencontres à la MFR de Grandchamp (21).
Par Anne-Marie Klein
Des métiers attractifs et diversifiés
Jacques Ganne directeur de la MFR de Grandchamp et Steve Hari, président de la Maison familiale spécialisée dans les métiers de la vigne et du vin.
Il y a quelques fois loin de l’imaginaire à la réalité. Sur papier glacé, la vigne fait rêver, stimule l’imaginaire... Mais sur le terrain, les employeurs peinent à recruter dans des métiers supposés pénibles, difficiles et exposés aux intempéries. Toutefois les réseaux s’organisent et des formations adaptées parviennent à mettre l’offre en face de la demande. Ainsi, la MFR de Grandchamp propose une palette de formations en alternance, en étroite relation avec les attentes des entreprises du secteur viti-vinicole. Jacques Ganne, directeur de la MFR et Steve Hari, son président, militent en faveur de cette formation en alternance. [I]«Une formation qui offre l’avantage de connaître l’entreprise de l’intérieur et d’acquérir des compétences en se confrontant aux réalités du métier»[i] témoigne Jacques Ganne. [I]«Ici, on apprend à s’adapter»[i] et les jeunes qui terminent leur cursus scolaire [I]«sont tout de suite opérationnels»[i]. Ainsi, les bac pro en alternance vigne et vin [I]«ne connaissent pas la crise de l’emploi, ils sont rapidement embauchés, souvent d’ailleurs par leur maître de stage»[i].

La MFR travaille en réseau avec les entreprises du secteur et la diversité des stages enrichit autant les connaissances qu’elle aide les jeunes à mûrir un projet professionnel et personnel. [I]«De la pratique à la théorie, il est important que les jeunes en formation touchent à tous les aspects du métier...»[i] confirme le directeur de la MFR. La viticulture est riche de nombreux métiers, elle permet de valoriser des compétences diverses et [I]«un jeune qui s’en donne les moyens peut évoluer dans ce métier, se spécialiser et finalement, faire carrière»[i]. Ce n’est pas Steve Hari, élu à la présidence de la MFR de Grandchamp qui dira le contraire. Ancien élève d’une MFR, aujourd’hui viticulteur à la tête d’une exploitation de 6 ha à Meursanges, il est [I]«parti de rien»[i] et [I]«doit tout à sa formation»[i]. Sa conviction est communicative.

Comme employeur, il privilégie d’abord [I]«la motivation, la curiosité et la facilité d’adaptation chez un candidat à l’emploi. Le potentiel de développement des compétences doit être là, mais les compétences s’acquièrent surtout sur le terrain»[i] affirme-t-il. [I]«Le rythme de l’alternance permet d’apprécier les compétences et les qualités de la personne»[i]. Ainsi, c’est l’avantage de l’alternance que [I]«de se confronter d’abord à la pratique pour mieux intégrer ensuite la théorie»[i] et pour le jeune, [I]«c’est un facteur de maturité, déclencheur le plus souvent de nouveaux comportements et d’attitudes positives face au travail et à l’emploi»[i].

Seul exploitant de Côte d’Or à s’être engagé dans un contrat d’avenir, par l’intermédiaire d’un Geiq employeurs, Steve Hari réfléchit au sein de la MFR à toutes les formations en mesure de répondre aux attentes des vignerons. C’est ainsi qu’est né le Certificat de spécialisation Tracteurs et machines agricoles [I]«utilisation et maintenance»[i], destiné à former notamment des conducteurs d’engins et d’enjambeurs performants.
Un partenariat s’est aussi instauré avec Pôle emploi, la CAVB et le Conseil régional, tous intéressés par la forte expertise des MFR dans le domaine de l’emploi des jeunes. Car au final, il s’agit toujours [I]«de mettre les bons profils et les bonnes compétences en face des offres»[i].

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