Arvalis – Institut du végétal
Des leviers pour retrouver de la compétivité
Les exploitations de grandes cultures sont face à des nouveaux défis à relever. Arvalis -Institut du végétal aborde le sujet.
Arvalis-Institut du végétal réunit plus d’une centaine de techniciens de Bourgogne-France-Comté chaque année à l’automne à Dijon. Les objectifs de cette journée sont de présenter les dernières innovations, les résultats des travaux de recherche et évoquer la conjoncture marché et la situation économique des exploitations. Cette dernière, abordée en tout début de réunion, nécessite des adaptations de la part des exploitations. Les volumes mondiaux en blé et maïs sont records cette année ce qui impacte les prix. Dans le même temps, les résultats obtenus dans l’Hexagone sont en demi-teinte avec une quantité de blé fourrager sans doute jamais égalée.
Des chiffres
Arvalis s’intéresse aux coûts de production du blé : sur un panel de 5 000 exploitations françaises issues de 16 départements majoritairement du Nord Loire, l’ensemble des charges a augmenté en 2014 de 70€/ha par rapport à la moyenne quinquennale. Une hausse d’autant plus importante que les prix ne sont pas au rendez-vous. Ramenés au rendement obtenu, les coûts de production du blé sont d’environ 200€/t, ce qui se traduit par un prix d’intérêt de 167€/tonne. Ce prix est supérieur au prix de marché actuellement constaté. Dans ce contexte déjà morose, l’institut a aussi chiffré les premières estimations d’impacts de la Pac 2014-2019. En tendance, les exploitations de grandes cultures verront leurs aides baisser de l’ordre de 50€/ha à l’échéance 2019, avec une grande variabilité de situations derrière cette moyenne. «Cela fragilise la robustesse des exploitations, et il faut donc retrouver 50€ de marge de manœuvre pour rester dans une situation économique équivalente à celle d’aujourd’hui» communique Arvalis.
Un ensemble de leviers
Facile à dire, sans doute un peu moins à faire. «Il n’existe pas une solution unique, mais un ensemble de leviers sur lequel il va falloir agir» explique Nathalie Bigonneau, Chef de la région Est. Cela passera nécessairement par des gains de productivité, qu’il nous faut retrouver, et une optimisation de toutes les charges, charges opérationnelles mais aussi charges de mécanisation sur lesquelles l’enjeu est bien souvent le plus fort. Des enjeux techniques (gestion du désherbage,…), économiques, mais aussi réglementaire (MAEC, verdissement) existent aussi autour de l’optimisation de l’assolement. Enfin, les systèmes d’assurance des exploitations ou d’arbitrages des prix sont également cités comme des moyens de gestion pluriannuelle des risques.
Des chiffres
Arvalis s’intéresse aux coûts de production du blé : sur un panel de 5 000 exploitations françaises issues de 16 départements majoritairement du Nord Loire, l’ensemble des charges a augmenté en 2014 de 70€/ha par rapport à la moyenne quinquennale. Une hausse d’autant plus importante que les prix ne sont pas au rendez-vous. Ramenés au rendement obtenu, les coûts de production du blé sont d’environ 200€/t, ce qui se traduit par un prix d’intérêt de 167€/tonne. Ce prix est supérieur au prix de marché actuellement constaté. Dans ce contexte déjà morose, l’institut a aussi chiffré les premières estimations d’impacts de la Pac 2014-2019. En tendance, les exploitations de grandes cultures verront leurs aides baisser de l’ordre de 50€/ha à l’échéance 2019, avec une grande variabilité de situations derrière cette moyenne. «Cela fragilise la robustesse des exploitations, et il faut donc retrouver 50€ de marge de manœuvre pour rester dans une situation économique équivalente à celle d’aujourd’hui» communique Arvalis.
Un ensemble de leviers
Facile à dire, sans doute un peu moins à faire. «Il n’existe pas une solution unique, mais un ensemble de leviers sur lequel il va falloir agir» explique Nathalie Bigonneau, Chef de la région Est. Cela passera nécessairement par des gains de productivité, qu’il nous faut retrouver, et une optimisation de toutes les charges, charges opérationnelles mais aussi charges de mécanisation sur lesquelles l’enjeu est bien souvent le plus fort. Des enjeux techniques (gestion du désherbage,…), économiques, mais aussi réglementaire (MAEC, verdissement) existent aussi autour de l’optimisation de l’assolement. Enfin, les systèmes d’assurance des exploitations ou d’arbitrages des prix sont également cités comme des moyens de gestion pluriannuelle des risques.