Session de la Chambre d’agriculture
Des inquiétudes multiples
Cette session qui a eu lieu à Bazolle a vu la présentation du budget rectificatif 2017 et a fait la part belle à un panorama de la forêt nivernaise. Les questions d’actualités laissant transparaître l’inquiétude générale.
Les travaux ont débuté par la présentation d’Emilie Philippe et Alban de Montigny, nouveaux membres du CRPF. Puis après l’approbation du procès-verbal de la session de février dernier, le président Éric Bertrand a passé la parole à Pierre Balique afin de décortiquer le budget rectificatif 2017.
Un budget légèrement en déficit du fait d’évolutions dans les charges de personnel (avec entre autres des embauches de vacataires pour la campagne de déclaration Pac) et de fonctionnement. Le budget rectificatif a lui aussi été approuvé. Eric Bertrand a ensuite évoqué les «Contrats de projets collectifs» qui ont remplacé les «Contrats de projets individuels» depuis la fusion des régions.
Il a souligné son inquiétude devant des aides de trésorerie remboursables avec des dossiers compliqués, loin de l’efficacité du système qui existait auparavant. Inquiétude aussi lorsqu’il parle «du pot commun régional réparti dans les huit départements». Car toutes les structures ne possèdent pas un fond de roulement et certaines comptent impérativement sur les aides du département pour boucler leur budget. Un fonctionnement à flux tendu qui n’a rien de rassurant. Le représentant des JA ajoutant que seuls certains financements départementaux semblent repris par le Conseil régional et qu’ils n’ont pas la même lisibilité et visibilité. Un source supplémentaire de préoccupations.
Session sur fond de marasme
La session s’est bien sûr terminée par l’actualité et les questions diverses. La motion relative au renouvellement du glyphosate a été adoptée mais après discussion et modification, certains trouvant cette motion trop brutale. Un document émanant de Cerfrance et intitulé «Observatoire prospectif de l’agriculture Bourgogne-Franche-Comté» a aussi été distribué. Éric Bertrand soulignant qu’il ne «s’agit pas d’un document syndical mais comptable» affichant sa tristesse «de voir à quel point les producteurs sont malmenés. Quelques productions sortent leur épingle du jeu mais on est proche de la catastrophe (…) il faut trouver une solution pour sortir l’agriculture de notre département du marasme».
D’autres sujets ont été abordés comme la demande d’une motion contre le Ceta, la tenue prochaine des États généraux de l’alimentation où une table ronde sera tenue sur le thème : «Comment créer de la valeur ajoutée au profit des agriculteurs». Derniers points évoqués, des projets concernant un réseau de tuteurs pour soutenir les jeunes ou des actions pour aider à la transmission.
Pour clôturer cette session, Jocelyne Guerin, vice-présidente du Conseil départemental, a pris la parole réaffirmant le rôle de soutien du Conseil au monde agricole.
Promettant que le département, dans un cadre qui a changé, «va faire des choses en respectant la loi avec des actions plus personnelles» notamment avec les «Contrats de territoire».
Un budget légèrement en déficit du fait d’évolutions dans les charges de personnel (avec entre autres des embauches de vacataires pour la campagne de déclaration Pac) et de fonctionnement. Le budget rectificatif a lui aussi été approuvé. Eric Bertrand a ensuite évoqué les «Contrats de projets collectifs» qui ont remplacé les «Contrats de projets individuels» depuis la fusion des régions.
Il a souligné son inquiétude devant des aides de trésorerie remboursables avec des dossiers compliqués, loin de l’efficacité du système qui existait auparavant. Inquiétude aussi lorsqu’il parle «du pot commun régional réparti dans les huit départements». Car toutes les structures ne possèdent pas un fond de roulement et certaines comptent impérativement sur les aides du département pour boucler leur budget. Un fonctionnement à flux tendu qui n’a rien de rassurant. Le représentant des JA ajoutant que seuls certains financements départementaux semblent repris par le Conseil régional et qu’ils n’ont pas la même lisibilité et visibilité. Un source supplémentaire de préoccupations.
Session sur fond de marasme
La session s’est bien sûr terminée par l’actualité et les questions diverses. La motion relative au renouvellement du glyphosate a été adoptée mais après discussion et modification, certains trouvant cette motion trop brutale. Un document émanant de Cerfrance et intitulé «Observatoire prospectif de l’agriculture Bourgogne-Franche-Comté» a aussi été distribué. Éric Bertrand soulignant qu’il ne «s’agit pas d’un document syndical mais comptable» affichant sa tristesse «de voir à quel point les producteurs sont malmenés. Quelques productions sortent leur épingle du jeu mais on est proche de la catastrophe (…) il faut trouver une solution pour sortir l’agriculture de notre département du marasme».
D’autres sujets ont été abordés comme la demande d’une motion contre le Ceta, la tenue prochaine des États généraux de l’alimentation où une table ronde sera tenue sur le thème : «Comment créer de la valeur ajoutée au profit des agriculteurs». Derniers points évoqués, des projets concernant un réseau de tuteurs pour soutenir les jeunes ou des actions pour aider à la transmission.
Pour clôturer cette session, Jocelyne Guerin, vice-présidente du Conseil départemental, a pris la parole réaffirmant le rôle de soutien du Conseil au monde agricole.
Promettant que le département, dans un cadre qui a changé, «va faire des choses en respectant la loi avec des actions plus personnelles» notamment avec les «Contrats de territoire».
Zoom sur la forêt nivernaise
Lors de cette session, Bruno Vanstaevel du CRPF était invité à présenter un panorama des plus complets de la forêt du département qui est essentiellement composée de feuillus. Bruno Vanstaevel a souligné que la Nièvre est le premier département en volume de chênes sur pied. Après une période de croissance continue depuis le début du siècle dernier, la surface de la forêt privée nivernaise se stabilise depuis une trentaine d’années autour de 170 000 hectares. La forêt publique ne représentant qu’un quart de la surface. Et si cette surface privée est relativement morcelée, elle couvre en moyenne six hectares, ce qui est considérable par rapport à d’autres départements. C’est par exemple deux fois plus élevé que dans l’Yonne et la Saône-et-Loire. Ces bois appartiennent à près de 27 000 propriétaires. Et du fait de surfaces relativement importantes, elle est plutôt bien gérée, 76% de la forêt nivernaise étant aménagée, 64% de la partie privée l’étant avec document de gestion. A noter que l’on dit souvent que les propriétaires forestiers n’habitent sur place. Ce n’est pas si vrai dans la Nièvre puisque 30% vivent sur la commune où ils possèdent leurs bois, 20% dans le département et 17% en Bourgogne. Enfin, lorsqu’on aborde la question de la distance de débardage, on note que seuls 46% de la surface sont facilement accessibles. Et s’il y a eu des efforts, il reste des progrès à faire pour parvenir à mobiliser d’avantage de bois.