Sporadiquement, dans certaines parcelles
Des foyers de rouille jaune du blé présents dans la Nièvre
Moins commune que la rouille brune, la rouille jaune a fait son apparition en mars, de façon sporadique, dans certaines parcelles de blé nivernaises. La montée en puissance de ce champignon est observée depuis un an dans toute la partie Nord de la France.
C’est le Point cultures n°13 de la Chambre d’agriculture de la Nièvre (daté du 24 avril) qui le dévoile: [I]«une présence de plus en plus fréquente de la rouille jaune sur les variétés sensibles»[i] est observée dans le département, qui a entraîné [I]«une intervention spécifique... dans beaucoup de secteurs»[i]. Judith Nagopae, référente du Bulletin de santé du végétal (BSV) à la Chambre, précise que [I]«le secteur du CETA Entre Loire et Allier a été touché dès la mi-mars»[i] et qu’elle a personnellement vu un foyer [I]«autour de Rouy et près du Morvan à la fin du mois dernier»[i]. Depuis, d’autres agriculteurs céréaliers ont constaté des jaunissements, un peu partout dans le département, sur certaines de leurs parcelles de blé et de triticale mais pas dans une zone particulière ni même sur l’ensemble d’une parcelle. Le champignon Puccinia striiformis, dont la particularité est de s’attaquer au système foliaire par le bas avant de contaminer les étages supérieurs de la plante, se présente sous forme de pustules allongées (urédosores), de couleur jaune-orangée, organisées de façon linéaire entre les nervures de la face supérieure des feuilles. Leur disposition particulière en longues lignes parallèles les unes aux autres donnent un aspect strié aux feuilles et c’est cette particularité qui a donné son nom à l’espèce, plus communément appelée rouille jaune.
[INTER]Effet variétal et traitements[inter]
[I]«C’est la première fois que je voyais çà et pas sur toutes mes parcelles, seulement celles où j’ai semé des variétés plus sensibles et encore pas sur l’ensemble de la parcelle»[i] témoignait lundi Alain Chevalier, exploitant à Mars-sur-Allier. [I]«C’est exceptionnel et sur le blé, c’est la première année»[i] confirme Judith Nagopae qui précise que [I]«la Nièvre semble pour l’instant bien moins affectée par la rouille jaune que l’Yonne»[i]. Pourtant, en Bourgogne nivernaise, et du côté de Donzy, sur ses parcelles d’essais variétés, la Chambre d’agriculture a aussi observé des taches jaunâtres sur le blé. La rouille jaune, sporadiquement, semble s’attaquer à un triangle du Nord-Ouest au Sud-Ouest et au Centre de la Nièvre. Ce qui n’est pas sans conséquence pour les parcelles touchées: [I]«le champignon bloque la photosynthèse de la plante et entraîne des pertes de rendement»[i] précise Judith Nagopae qui soupçonne, parmi les raisons de ces apparitions de rouille jaune [I]«le contexte météorologique favorable de ces dernières semaines, avec des amplitudes thermiques importantes, entre des nuits fraîches et des journées plus chaudes»[i]. A noter aussi que, selon les dates de semis, [I]«les blés plus précoces semblent aussi être ceux qui ont été les plus touchés»[i]. Chargé de l’expérimentation à la Chambre d’agriculture, Cédric Zambotto lui emboîte le pas: [I]«il y a des variétés plus sensibles que d’autres, par exemple Alixan ou Goncourt qui se montrent très sensibles et Sy Moisson, Musik ou Rubisko qui le sont beaucoup moins»[i]. Côté traitements, les techniciens ont conseillé aux exploitants qui les ont appelé d’intervenir dès les 1ers foyers dans la parcelle, au stade 1 à 2 nœuds, en tenant compte de la sensibilité variétale. Ce qu’ils ont fait pour la plupart grâce à des fongicides tels que triazole ou strobilurines, ou en association, et avec un ou deux passages. La pression maladie, dans la Nièvre, semble désormais contenue et le réchauffement lié à l’avancement dans la saison, autant que le développement des plantes, devraient jouer comme des auxiliaires précieux contre le développement de la rouille jaune du blé. Sans préjuger des prochaines campagnes...
[INTER]Effet variétal et traitements[inter]
[I]«C’est la première fois que je voyais çà et pas sur toutes mes parcelles, seulement celles où j’ai semé des variétés plus sensibles et encore pas sur l’ensemble de la parcelle»[i] témoignait lundi Alain Chevalier, exploitant à Mars-sur-Allier. [I]«C’est exceptionnel et sur le blé, c’est la première année»[i] confirme Judith Nagopae qui précise que [I]«la Nièvre semble pour l’instant bien moins affectée par la rouille jaune que l’Yonne»[i]. Pourtant, en Bourgogne nivernaise, et du côté de Donzy, sur ses parcelles d’essais variétés, la Chambre d’agriculture a aussi observé des taches jaunâtres sur le blé. La rouille jaune, sporadiquement, semble s’attaquer à un triangle du Nord-Ouest au Sud-Ouest et au Centre de la Nièvre. Ce qui n’est pas sans conséquence pour les parcelles touchées: [I]«le champignon bloque la photosynthèse de la plante et entraîne des pertes de rendement»[i] précise Judith Nagopae qui soupçonne, parmi les raisons de ces apparitions de rouille jaune [I]«le contexte météorologique favorable de ces dernières semaines, avec des amplitudes thermiques importantes, entre des nuits fraîches et des journées plus chaudes»[i]. A noter aussi que, selon les dates de semis, [I]«les blés plus précoces semblent aussi être ceux qui ont été les plus touchés»[i]. Chargé de l’expérimentation à la Chambre d’agriculture, Cédric Zambotto lui emboîte le pas: [I]«il y a des variétés plus sensibles que d’autres, par exemple Alixan ou Goncourt qui se montrent très sensibles et Sy Moisson, Musik ou Rubisko qui le sont beaucoup moins»[i]. Côté traitements, les techniciens ont conseillé aux exploitants qui les ont appelé d’intervenir dès les 1ers foyers dans la parcelle, au stade 1 à 2 nœuds, en tenant compte de la sensibilité variétale. Ce qu’ils ont fait pour la plupart grâce à des fongicides tels que triazole ou strobilurines, ou en association, et avec un ou deux passages. La pression maladie, dans la Nièvre, semble désormais contenue et le réchauffement lié à l’avancement dans la saison, autant que le développement des plantes, devraient jouer comme des auxiliaires précieux contre le développement de la rouille jaune du blé. Sans préjuger des prochaines campagnes...