Action syndicale
«Des députés en Marche arrière !»
La FDSEA 58 a organisé le 16 mai dernier une action syndicale à Nevers et Saint-Léger-des-Vignes pour alerter sur le bilan «catastrophique» du gouvernement et des parlementaires en matière agricole. Morceaux choisis.
« La classe politique serait-elle composée des simples hommes et femmes de pailles ?» C’est avec cette question en tête qu’élus et adhérents de la FDSEA de la Nièvre s’étaient donnés rendez-vous le 16 mai au petit matin devant les deux permanences des députés du parti «En Marche !» du département : Perrine Goulet à Nevers et son collègue Patrice Perrot à Saint-Léger-des-Vignes. Objectif : bloquer symboliquement l’accès à leurs bureaux avec des bottes de pailles. Cette action syndicale intervient au moment où le Président Emmanuel Macron fête le premier anniversaire de son mandat. Pour le syndicat agricole, «les masques tombent». «Le gouvernement et les parlementaires n’ont en rien soutenu une politique agricole ambitieuse et rémunératrice» martèle-t-il. Le représentant des exploitants agricoles réclame plus de respect de la profession «pas seulement dans les mots mais aussi dans les actes au Parlement». Concrètement depuis un, les mesures anti-paysans multiplient. On peut citer par exemple, le droit à l’erreur qui est accordé à tous sauf pour la filière agricole ; des accords commerciaux comme le Mercosur et le Ceta qui vont favoriser l’importation en France de viandes intraçables et nourries aux hormones ou encore le transfert du pilier 1 de la Pac vers le pilier 2 pour le financement de l’ICHN. En réponse à ces mesures, la FDSEA dit «stop à la schizophrénie, au double discours à la fois pour les paysans et pour les consommateurs».
ZDS : les communes en zone blanche se mobilisent
Ils se sentent oubliés et abandonnés par la profession. Les exploitants agricoles des communes allant de Clamecy à Nuars dans le nord du département ne comprennent pas le silence de leurs dirigeants concernant le nouveau découpage des Zones Défavorisées Simples. Historiquement en zone blanche, ces communes n’ont jamais pu bénéficier de l’ICHN contrairement à leurs collègues. Un manque à gagner d’environ 10 000 euros par exploitant. Pourtant, selon ces agriculteurs, leurs parcelles comportent les mêmes contraintes géographiques que certains de leurs voisins qui eux sont dans le périmètre. Parmi ces difficultés, la pierrosité qui est le premier critère retenu par l’Inra dans son découpage. L’Institut de Recherche a été invité, par les exploitants agricoles, à préciser ces critères dans ce nouveau zonage. Mais cette invitation est pour l’instant restée sans effet.
Pour tenter d’inverser la tendance, les Maires des communes concernées ont écrit une lettre au ministre de l’agriculture, au président de la Chambre d’Agriculture, aux parlementaires et au Préfet de la Nièvre. Dans leur missive, les élus font part de leur désarroi. Selon eux, il est impératif que leur commune soit intégrée au zonage des ZDS pour favoriser le maintien économique du territoire. D’autant plus important que l’obtention de la nouvelle Pac serait probablement couplée avec la présence de la commune dans ce zonage.
Pour le moment, ces maires n’ont pas obtenu beaucoup de réponses. Le préfet s’est déjà exprimé sur le sujet en disant «qu’un bon travail avait été fait avec 25 communes qui restent dans le zonage» Mais du côté des parlementaires, seuls Nadia Sollogoub et Patrice Joly, les deux sénateurs nivernais «ont promis de faire maximum». La marche de manœuvre est donc infime et le temps presse, si «l’on ne veut pas voir le département mourir à petit feu».
ZDS : les communes en zone blanche se mobilisent
Ils se sentent oubliés et abandonnés par la profession. Les exploitants agricoles des communes allant de Clamecy à Nuars dans le nord du département ne comprennent pas le silence de leurs dirigeants concernant le nouveau découpage des Zones Défavorisées Simples. Historiquement en zone blanche, ces communes n’ont jamais pu bénéficier de l’ICHN contrairement à leurs collègues. Un manque à gagner d’environ 10 000 euros par exploitant. Pourtant, selon ces agriculteurs, leurs parcelles comportent les mêmes contraintes géographiques que certains de leurs voisins qui eux sont dans le périmètre. Parmi ces difficultés, la pierrosité qui est le premier critère retenu par l’Inra dans son découpage. L’Institut de Recherche a été invité, par les exploitants agricoles, à préciser ces critères dans ce nouveau zonage. Mais cette invitation est pour l’instant restée sans effet.
Pour tenter d’inverser la tendance, les Maires des communes concernées ont écrit une lettre au ministre de l’agriculture, au président de la Chambre d’Agriculture, aux parlementaires et au Préfet de la Nièvre. Dans leur missive, les élus font part de leur désarroi. Selon eux, il est impératif que leur commune soit intégrée au zonage des ZDS pour favoriser le maintien économique du territoire. D’autant plus important que l’obtention de la nouvelle Pac serait probablement couplée avec la présence de la commune dans ce zonage.
Pour le moment, ces maires n’ont pas obtenu beaucoup de réponses. Le préfet s’est déjà exprimé sur le sujet en disant «qu’un bon travail avait été fait avec 25 communes qui restent dans le zonage» Mais du côté des parlementaires, seuls Nadia Sollogoub et Patrice Joly, les deux sénateurs nivernais «ont promis de faire maximum». La marche de manœuvre est donc infime et le temps presse, si «l’on ne veut pas voir le département mourir à petit feu».