Charolais de Bourgogne
Des courriers-types d’oppostion
Comme Régis Taupin, président de Charolais de Bourgogne, l’avait annoncé lors de la dernière session de la Chambre d’agriculture, la Procédure nationale d’opposition (PNO) concernant la reconnaissance de l’IGP «Charolais de Bourgogne» est ouverte jusqu’au 13 janvier prochain.
Une réunion spécifique aux 27 adhérents de la marque associative et à leurs collègues éleveurs de 24 communes du Sud-Nivernais, s’est tenue à Cercy-la-Tour, vendredi 5 décembre au matin. Objet de la mobilisation de la Chambre d’agriculture, dont Eric Bertrand, son président, avait fait le déplacement : imaginer les voies de recours contre le cahier des charges actuel du projet d’IGP qui prévoit de les exclure du signe officiel, parce que l’Inao refuse une superposition de territoire avec l’actuelle IGP «Charolais du Bourbonnais». Du coup, les adhérents qui le veulent, peuvent désormais faire connaître leur contestation devant l’Inao, d’autant qu’une triple superposition (avec en plus l’AOP «Boeuf de Charolles») a finalement été admise par l’INAO sur une quarantaine de communes de Saône-et-Loire. Pour que les Nivernais ne soient pas lésés, l’association Charolais de Bourgogne, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, leur propose donc de rédiger une «demande d’opposition au cahier des charges Charolais de Bourgogne». Un courrier-type a été rédigé par les responsables à l’intention de ces 10% d’éleveurs de la zone géographique bourguignonne qui ne veulent pas l’avoir dans le baba. «Suite à la parution au Jorf de l’arrêté relatif à l’ouverture d’une procédure nationale d’opposition pour la demande de reconnaissance en IGP de la dénomination Charolais de Bourgogne, j’ai découvert que mon exploitation n’est pas dans la zone de production. Aussi, je demande des explications concernant cette exclusion et sa réhabilitation» introduit le courrier-type. Le texte ainsi qu’un formulaire de contestation sont disponibles auprès de Charolais de Bourgogne (Martine Marquet, 3 rue du Golf, 21800 Quétigny, téléphone : 06 80 17 30 02 ou mail : mmarquet@sl.chambagri.fr) ou de la Chambre d’agriculture. Vendredi, les présidents des deux structures, les techniciens de l’association et de la Chambre, ont insisté sur l’urgence à faire les démarches rapidement. En cas de prise en compte par l’Inao, la somme des contestations individuelles et collective (la Chambre enverra aussi un dossier) aboutira peut-être à une commission d’enquête qui proposera, éventuellement, une nouvelle PNO de 15 jours, cette fois-ci en février. Et il faudra que tout soit calé à ce moment-là «pour avoir une lueur d’espoir de réhabilitation à la Commission Inao de la mi-mai», selon Régis Taupin. Sinon, l’examen de l’intégration des 24 communes en question pourrait attendre septembre ou octobre 2015, ce qui retarderait -encore- d’autant l’obtention -tellement attendue- de l’IGP...