5/7 Dossier Enseignement : Joël Rémy
Des conditions de travail et de rémunération plus attractives
D’abord un constat «la terre attire beaucoup moins les jeunes, ce qui ne facilite pas le recrutement». Les handicaps ne manquent pas et peuvent décourager certains jeunes en mal d’emploi, ce qui explique aussi que beaucoup de personnes viennent aujourd’hui au métier dans le cadre d’une reconversion professionnelle.
Car les métiers de la vigne manquent de bras. Tout en regrettant une certaine [I]«désaffection pour ces métiers»[i] Joël Rémy, viticulteur à Sainte-Marie-la-Blanche, en énumère les avantages : d’abord [I]«de bons niveaux de salaire, un conducteur de machine gagne de 1 800 à 2 100 euros net, un employé en viticulture, 1 500 euros net, le temps de travail est annualisé, les heures supplémentaires bien rémunérées, le travail diversifié, les tâches multiples permettent d’exprimer diverses compétences»[i]. Si les petites structures n’offrent pas toujours les mêmes avantages que les grandes entreprises, certaines peuvent proposer des plans de développement professionnel, des formations complémentaires... [I]«Tout dépendra des compétences et de la motivation des candidats»[i].
A la tête d’un domaine de 16 ha, Joël Rémy produit 600 hl/an en Bourgogne aligoté et chardonnay pour les blanc, pinot noir pour les rouge, sur treize appellations régionale, village et premier cru. Deux employés travaillent à l’année sur le domaine et deux autres sur un négoce de crémant mené en parallèle (1200 à 1300 hl/an). En tant qu’employeur, Joël Rémy recherche plutôt [I]«des gens performants, compétents, avec des facilités d’adaptation importantes en fonction du contexte de travail et des impératifs du métier»[i]. Un impératif : [I]«être motivé»[i], que l’on ait choisi de travailler à l’extérieur ou à l’intérieur, ce qui prime ce sont les qualités humaines et le goût du travail, pour le reste, avec de la motivation, la pratique suivra...
Toujours en tension, ces métiers ont de l’avenir, [I]«dans nos régions, les métiers de la vigne et du vin vont rester en tension»[i] prédit Joël Rémy [I]«du fait des contraintes liées aux appellations, la mécanisation n’est pas près de s’installer dans nos régions fortement pourvues de vignes basses, vignes hautes, coteaux pentus... En revanche, les conditions du travail manuel se sont nettement améliorées : le sécateur électrique, la pré-taille assurent plus de confort et diminuent la pénibilité. On a aussi de plus en plus besoin d’un main d’oeuvre avec un bon niveau de qualification. N’oublions pas que nous travaillons dans un domaine qui s’apparente au luxe et la qualité du produit fini se joue s’abord sur le terrain, en fonction de la qualité des soins apportés à la vigne»[i].
4/7 Dossier Enseignement : Vigne et vin 6/7 Dossier Enseignement : Parcours professionnel
A la tête d’un domaine de 16 ha, Joël Rémy produit 600 hl/an en Bourgogne aligoté et chardonnay pour les blanc, pinot noir pour les rouge, sur treize appellations régionale, village et premier cru. Deux employés travaillent à l’année sur le domaine et deux autres sur un négoce de crémant mené en parallèle (1200 à 1300 hl/an). En tant qu’employeur, Joël Rémy recherche plutôt [I]«des gens performants, compétents, avec des facilités d’adaptation importantes en fonction du contexte de travail et des impératifs du métier»[i]. Un impératif : [I]«être motivé»[i], que l’on ait choisi de travailler à l’extérieur ou à l’intérieur, ce qui prime ce sont les qualités humaines et le goût du travail, pour le reste, avec de la motivation, la pratique suivra...
Toujours en tension, ces métiers ont de l’avenir, [I]«dans nos régions, les métiers de la vigne et du vin vont rester en tension»[i] prédit Joël Rémy [I]«du fait des contraintes liées aux appellations, la mécanisation n’est pas près de s’installer dans nos régions fortement pourvues de vignes basses, vignes hautes, coteaux pentus... En revanche, les conditions du travail manuel se sont nettement améliorées : le sécateur électrique, la pré-taille assurent plus de confort et diminuent la pénibilité. On a aussi de plus en plus besoin d’un main d’oeuvre avec un bon niveau de qualification. N’oublions pas que nous travaillons dans un domaine qui s’apparente au luxe et la qualité du produit fini se joue s’abord sur le terrain, en fonction de la qualité des soins apportés à la vigne»[i].
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Les principaux métiers
Agent viticole : taille, relevage, palissage, ébourgeonnage, épamprage, effeuillage et vendanges. Travaux des vignes et éventuellement, travaux des chais.
Agent tractoriste : tous travaux mécanisés, labours, traitements, rognage, récolte. Réglage et entretien du matériel. Eventuellement travaux manuels à la vigne ou à l’atelier.
Agent de chai, caviste : réception de la vendange, suivi et contrôle des fermentations, élevage et conditionnement du vin, entretien du matériel et de la cave.
Chef de culture, maître de chai : gestion, organisation des travaux et encadrement de personnel.
Oenologue : optimise l’ensemble des étapes, de la vinification au conditionnement des vins, suivi par analyses et dégustations. Suivi des démarches qualité, exerce plutôt dans un centre oenologique, un laboratoire, une cave coopérative, une société de négoce...
Secrétaire viti-vinicole : toutes activités administratives et éventuellement gestion de la relation commerciale.
Agent technico-commercial, responsable des ventes : responsabilités variées en fonction des structures représentées.