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3/7 Dossier Enseignement : Jean-Philippe Baumont, Les Maillys (21)

De paysagiste à pépiniériste, il n’y a qu’un pas

Après une formation en alternance de travaux paysagers, Jean-Philippe Baumont est aujourd’hui à la tête d’une pépinière rachetée il y a quatre ans. Un parcours atypique pour ce jeune de 24 ans qui a su mettre à profit ses connaissances pour faire évoluer une petite entreprise déjà réputée.
Par Frédéric Duclos
De paysagiste à pépiniériste, il n’y a qu’un pas
Jean-Philippe n’a rien perdu de sa formation initiale. Ses installations n’ont rien à envier à certains aménagements paysagers.
Habitant les Maillys, commune rurale du Val-de-Saône, Jean-Philippe Baumont a toujours voulu être agriculteur. N’étant pas du milieu, il s’est heurté aux réticences de ses parents qui l’ont conduit vers une autre voie, celle des métiers du paysage. C’est alors qu’il a rejoint les rangs du CFA de Quétigny pour y préparer un BEP aménagement des espaces, puis un Bac pro travaux paysagers. Une formation en alternance qui lui a permis d’acquérir de l’expérience chez un paysagiste d’Auxonne et au Golf de Quetigny.

En 2010, de retour aux Maillys, diplômes en poche, il apprend le souhait de Daniel Jovignot de transmettre son entreprise créée an 1983. [I]«Je connaissais bien monsieur Jovignot et c’est donc en toute confiance que je me suis lancé dans l’aventure»[i] déclare Jean-Philippe. Pendant près d’un an, le jeune de 21 ans va travailler aux côté de Daniel Jovignot pour approfondir ses connaissances et progressivement reprendre les rênes de la pépinière Jovignot. Au 1er avril 2011, Jean-Philippe est seul maître à bord.
En près de quatre ans, notre jeune pépiniériste a profondément fait évoluer la structure. [I]«Lors de la reprise de l’activité, les méthodes de travail étaient plutôt anciennes»[i]. Aujourd’hui fini la facturation sur carnets, la comptabilité manuelle… Jean-Philippe a investi en temps et en argent pour optimiser son temps de travail. C’est ainsi qu’il s’est orienté vers un mode de production à 90% hors sol. En effet, les plantes élevées en conteneurs permettent d’économiser en manutention, de rationaliser l’arrosage et donc de gagner en valeur ajoutée. Un choix qui a permis à Jean-Philippe de multiplier son volume de production par quatre, tout en restant toujours aussi disponible pour ses clients pendant les fortes périodes de vente.

Et pour mener à bien cette petite révolution, notre jeune entrepreneur a pu compter sur les nombreuses connaissances acquises au cours de sa formation. Taille des végétaux, aménagements paysagers, maçonnerie, plomberie, électricité, et même méca-nique des outils de motocultures, toutes ces spécialités abordées au CFA de Quetigny lui ont servi au quotidien pour mettre en place la nouvelle plateforme et faire entrer la pépinière dans une nouvelle aire. Et Jean-Philippe Baumont ne compte pas en rester là. C’est aujourd’hui vers les nouvelles technologies qu’il se tourne. En effet, le jeune entrepreneur envisage d’investir dans un boitier sans fil, à l’instar de celui utilisé dans certains restaurants, lui permettant de saisir les achats de ses clients en direct et d’établir une facturation quasi instantanée. Des précieuses minutes de gagnées pour Jean-Philippe qui pourra ainsi continuer à privilégier le contact et le conseil avec sa clientèle constituée à 90% de particuliers.

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