Musée de l’élevage et du charolais
De l’origine du charolais à nos jours
Le musée de l’élevage et du charolais accueille les visiteurs à Moulins-Engilbert durant tout l’été, afin de leur faire découvrir l’histoire de l’élevage bovin dans la Nièvre et son évolution au fil du temps. Une visite enrichissante et instructive
Au fil de la visite, on découvre comment est apparu l’élevage charolais dans la Nièvre et comment il s’est développé et installé au cours des années. Les hommes et les femmes qui ont façonné l’agriculture d’hier et façonnent encore celle d’aujourd’hui sont également mis en avant. Ainsi que le matériel agricole utilisé à l’époque, ancêtre des outils actuels. Le musée de l’élevage et du charolais fait partie des six écomusées du Morvan.
Ouvert en 1999 à l’initiative d’une poignée d’agriculteurs, il est aujourd’hui géré par la ville de Moulins-Engilbert et animé par l’association des Amis de la Maison de l’élevage et du charolais. S’il accueille des expositions temporaires tout au long de l’année, il est ouvert tous les jours du 15 juin au 15 septembre et accueille de nombreux touristes. Ils sont un millier à franchir les portes de l’écomusée.
à l’entrée, dans la cour intérieure, une exposition d’anciennes machines agricoles donne le ton de la visite.
Une javeleuse datant de 1870, une faucheuse dotée d’un système à moissonner, des charrues va seule, à versoir et vigneronnes, des arracheuses de pommes de terre couramment utilisées jusque dans les années 1960 et qui permettaient d’engraisser les cochons, un aéro-engrangeur des années 1950 ou encore l’une des premières presses basse densité sont ainsi visibles.
En poursuivant la visite, on découvre les prix des animaux aux différentes foires concours dont les plus anciennes datent de 1948 puis d’anciennes attaches de bœufs, qui permettaient de tracter jusqu’à 2 tonnes.
Des panneaux explicatifs permettent de découvrir le travail et la vie à la ferme à l’époque, depuis les labours jusqu’au battage au fléau en passant par le ferrage des bœufs. Puis les circonstances de l’apparition du charolais dans le Morvan, en 1747 jusqu’à l’extinction de la «race rouge» après la seconde guerre mondiale. «Les paysans se sont aperçus que les vaches charolaises étaient plus placides et moins nerveuses que les rouges, donc ils ont peu à peu privilégié le charolais», explique Philippe Rault, président de l’association des Amis de la maison de l’élevage et du charolais. La cartographie du Morvan est également présentée avec ses reliefs, ses différents types de roches et son évolution au fil des années. Tout comme d’anciens outils et instruments utilisés par les vétérinaires, et qui permettent de découvrir la prophylaxie pratiquée à l’époque. «Notre but est d’éveiller la curiosité des visiteurs, précise Philippe Rault. «Nous ne sommes pas dans la nostalgie même si la visite peut éveiller de bons souvenirs pour les agriculteurs, mais plutôt dans une pédagogie ludique. Tout le monde a des racines paysannes mais personne ne connaît vraiment l’histoire de l’agriculture. Là les visiteurs peuvent en savoir plus sur cette histoire et l’évolution du travail et des conditions sanitaires».
Histoire de tordre le coup aux idées reçues et de mettre en avant une région riche, méconnue. Aussi parce qu’il importe de «savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va», comme le souligne avec passion Philippe Rault.
Ouvert en 1999 à l’initiative d’une poignée d’agriculteurs, il est aujourd’hui géré par la ville de Moulins-Engilbert et animé par l’association des Amis de la Maison de l’élevage et du charolais. S’il accueille des expositions temporaires tout au long de l’année, il est ouvert tous les jours du 15 juin au 15 septembre et accueille de nombreux touristes. Ils sont un millier à franchir les portes de l’écomusée.
à l’entrée, dans la cour intérieure, une exposition d’anciennes machines agricoles donne le ton de la visite.
Une javeleuse datant de 1870, une faucheuse dotée d’un système à moissonner, des charrues va seule, à versoir et vigneronnes, des arracheuses de pommes de terre couramment utilisées jusque dans les années 1960 et qui permettaient d’engraisser les cochons, un aéro-engrangeur des années 1950 ou encore l’une des premières presses basse densité sont ainsi visibles.
En poursuivant la visite, on découvre les prix des animaux aux différentes foires concours dont les plus anciennes datent de 1948 puis d’anciennes attaches de bœufs, qui permettaient de tracter jusqu’à 2 tonnes.
Des panneaux explicatifs permettent de découvrir le travail et la vie à la ferme à l’époque, depuis les labours jusqu’au battage au fléau en passant par le ferrage des bœufs. Puis les circonstances de l’apparition du charolais dans le Morvan, en 1747 jusqu’à l’extinction de la «race rouge» après la seconde guerre mondiale. «Les paysans se sont aperçus que les vaches charolaises étaient plus placides et moins nerveuses que les rouges, donc ils ont peu à peu privilégié le charolais», explique Philippe Rault, président de l’association des Amis de la maison de l’élevage et du charolais. La cartographie du Morvan est également présentée avec ses reliefs, ses différents types de roches et son évolution au fil des années. Tout comme d’anciens outils et instruments utilisés par les vétérinaires, et qui permettent de découvrir la prophylaxie pratiquée à l’époque. «Notre but est d’éveiller la curiosité des visiteurs, précise Philippe Rault. «Nous ne sommes pas dans la nostalgie même si la visite peut éveiller de bons souvenirs pour les agriculteurs, mais plutôt dans une pédagogie ludique. Tout le monde a des racines paysannes mais personne ne connaît vraiment l’histoire de l’agriculture. Là les visiteurs peuvent en savoir plus sur cette histoire et l’évolution du travail et des conditions sanitaires».
Histoire de tordre le coup aux idées reçues et de mettre en avant une région riche, méconnue. Aussi parce qu’il importe de «savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va», comme le souligne avec passion Philippe Rault.