Effervescence autour des agriculteurs en difficultés
De AMR 58 à AMR France...
Les membres du bureau de l’Association d’aide au monde rural Nièvre (AMR 58) organisaient samedi 13 février une réunion de présentation de leur structure à Saint-Jean aux Amognes. Devant le succès inattendu de cette initiative prise par des agriculteurs en difficulté et pour eux, l’AMR 58 devrait se transformer en AMR France d’ici deux mois...
7 à 8 appels téléphoniques par jour, des mails de toute la France, des dons pécuniés, 35 adhérents en à peine quelques semaines...
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Association d’aide au monde rural Nièvre (AMR 58) ne laisse pas les agriculteurs en difficulté indifférents. Ni dans la Nièvre où elle prend ses racines, ni en Bourgogne, ni même dans le Cher, la Haute-Marne et quelques autres départements français... «Nous sommes loin des cinq pékins du départ. Notre réunion de samedi dernier a montré que nous étions bons. Nous répondons à un besoin, hélas aussi à un contexte très lourd pour les exploitations agricoles et nous réunissons des agriculteurs concernés, dont la situation économique désastreuse les rend demandeurs d’une aide et d’un accompagnement pour rompre leur isolement» assène Sandrine Richard, l’agricultrice de Saint-Jean-aux-Amognes, battante secrétaire de la nouvelle structure.
De contacts en rencontres avec les médias locaux et nationaux, elle se bat pour faire connaître l’AMR58 et inviter les agriculteurs fragiles à la rejoindre. C’était d’ailleurs l’objet de la réunion d’accueil et de présentation qui s’est tenue, samedi dernier, à la salle des fêtes de sa commune, en début d’après-midi.
Là, outre les membres du bureau, plus d’une trentaine de personnes ont pris place pour écouter la lecture des statuts de l’AMR58, puis du livret d’accueil. Y sont répertoriés les difficultés de l’agriculture française et ses conséquences dans les fermes, la nécessité de se regrouper en association, les buts de l’AMR 58, les trois missions qu’elle s’assigne, le projet d’ouverture d’une petite agence d’accueil à Nevers et son budget prévisionnel, le fonctionnement de l’association, son financement, sa recherche de partenaires, contacts, référents, au sein des organismes et institutions publics.
«Une deuxième phase»...
Tous en grande difficulté, les 35 présents (hors deux ou trois anciens exploitants retraités) ont pris leur adhésion et rempli leurs fiches de renseignements. Ils étaient Nivernais et Bourguignons pour la plupart, mais pas que... «Maintenant que nous avons des adhérents et des contacts de toute la France, nous allons programmer durant le printemps une Assemblée générale extraordinaire pour transformer l’AMR 58 en AMR France» indique Sandrine Richard. C’est dire si l’agriculture souffre et que les besoins d’échanger et de s’entraider montent en puissance. «Nous entrons dans une deuxième phase, celle où des exploitants, contrairement à nous, ont bien eu l’avance de leurs aides Pac mais qui se retrouvent aujourd’hui au même point que nous» dit-elle. Lors du pot de l’amitié qui a clôturé la réunion, prévu pour durer une demie-heure et qui s’est éternisé durant deux heures, «les agriculteurs qui ne se connaissaient pas se sont présentés entre eux et ont constaté qu’ils n’étaient ni seuls ni des exceptions... Pour ceux qui étaient plusieurs d’un même département, il y eu des volontés émises de se serrer les coudes. Tous nous ont demandé de continuer à faire fonctionner le fil d’entraide internet que nous avons lancé il y a deux semaines» précise Sandrine Richard. Pour elle, l’objectif est atteint et «les adhérents sont pressés de se retrouver tous ensemble lors d’une nouvelle réunion à définir!»
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Association d’aide au monde rural Nièvre (AMR 58) ne laisse pas les agriculteurs en difficulté indifférents. Ni dans la Nièvre où elle prend ses racines, ni en Bourgogne, ni même dans le Cher, la Haute-Marne et quelques autres départements français... «Nous sommes loin des cinq pékins du départ. Notre réunion de samedi dernier a montré que nous étions bons. Nous répondons à un besoin, hélas aussi à un contexte très lourd pour les exploitations agricoles et nous réunissons des agriculteurs concernés, dont la situation économique désastreuse les rend demandeurs d’une aide et d’un accompagnement pour rompre leur isolement» assène Sandrine Richard, l’agricultrice de Saint-Jean-aux-Amognes, battante secrétaire de la nouvelle structure.
De contacts en rencontres avec les médias locaux et nationaux, elle se bat pour faire connaître l’AMR58 et inviter les agriculteurs fragiles à la rejoindre. C’était d’ailleurs l’objet de la réunion d’accueil et de présentation qui s’est tenue, samedi dernier, à la salle des fêtes de sa commune, en début d’après-midi.
Là, outre les membres du bureau, plus d’une trentaine de personnes ont pris place pour écouter la lecture des statuts de l’AMR58, puis du livret d’accueil. Y sont répertoriés les difficultés de l’agriculture française et ses conséquences dans les fermes, la nécessité de se regrouper en association, les buts de l’AMR 58, les trois missions qu’elle s’assigne, le projet d’ouverture d’une petite agence d’accueil à Nevers et son budget prévisionnel, le fonctionnement de l’association, son financement, sa recherche de partenaires, contacts, référents, au sein des organismes et institutions publics.
«Une deuxième phase»...
Tous en grande difficulté, les 35 présents (hors deux ou trois anciens exploitants retraités) ont pris leur adhésion et rempli leurs fiches de renseignements. Ils étaient Nivernais et Bourguignons pour la plupart, mais pas que... «Maintenant que nous avons des adhérents et des contacts de toute la France, nous allons programmer durant le printemps une Assemblée générale extraordinaire pour transformer l’AMR 58 en AMR France» indique Sandrine Richard. C’est dire si l’agriculture souffre et que les besoins d’échanger et de s’entraider montent en puissance. «Nous entrons dans une deuxième phase, celle où des exploitants, contrairement à nous, ont bien eu l’avance de leurs aides Pac mais qui se retrouvent aujourd’hui au même point que nous» dit-elle. Lors du pot de l’amitié qui a clôturé la réunion, prévu pour durer une demie-heure et qui s’est éternisé durant deux heures, «les agriculteurs qui ne se connaissaient pas se sont présentés entre eux et ont constaté qu’ils n’étaient ni seuls ni des exceptions... Pour ceux qui étaient plusieurs d’un même département, il y eu des volontés émises de se serrer les coudes. Tous nous ont demandé de continuer à faire fonctionner le fil d’entraide internet que nous avons lancé il y a deux semaines» précise Sandrine Richard. Pour elle, l’objectif est atteint et «les adhérents sont pressés de se retrouver tous ensemble lors d’une nouvelle réunion à définir!»