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Agroalimentaire

Dans les pas (pressés) d'€™un ministre...

Difficile de calquer ses pas dans celui d'€™un ministre... entre programme chargé et départ précipité, Guillaume Garot, ministre délégué a toutefois pris le temps de l'€™écoute et de l'€™échange. Tout a commencé le 19 mars au matin avec l'€™inauguration du nouveau siège de la DRAAF de Bourgogne, puis direction le Conseil régional pour la signature officielle du Capéco avant une brève rencontre avec la presse et une visite au pas de charge des stands du congrès Vitagora qui ouvrait sa huitième édition à Dijon.
Par Anne-Marie Klein
Dans les pas (pressés) d'€™un ministre...
«Je vous ai compris!» ce ne sont pas les propos exactes du ministre délégué à l'€™agroalimentaire, Guillaume Garot, mais c'€™est ce qui peut résumer l'€™ensemble de ses interventions, en particulier face aux représentants de toutes les composantes de l'€™industrie agroalimentaire bourguignonne, réunies au Conseil régional pour la signature officielle du Capéco. Le Capéco (Contrat d'€™appui à la performance économique et à l'€™évolution des compétences) ne se veut pas une «nouvelle usine à gaz» comme on peut le craindre, mais traduit la volonté de la Région, des industries agroalimentaires et de toutes leurs composantes, de la TPE à la grande industrie, toutes filières représentées, de s'€™engager dans une logique de projets qui intègre à la fois un volet économique (appui à la performance économique) et un volet métiers/emploi (renforcement et évolution des compétences). Face à la crise, face aux crises, dans un secteur qui connaît chaque semaine son lot de révélations, les acteurs de l'€™agroalimentaire font le pari de l'€™innovation et de l'€™emploi.
Innover, investir, soutenir les projets, dans une logique de développement durable pour gagner en compétitivité. Une dynamique bien comprise par Guillaume Garot qui n'€™a pas manqué de rappeler la volonté du gouvernement «de constuire l'€™avenir de l'€™agroalimentaire» et de le traduire en actes d'€™ici l'€™été, avec la mise en place de contrats de filières. Partisan de la bonne vieille formule «aide-toi, le ciel t'€™aidera», le Capeco a pris de l'€™avance et préfigure par son travail et ses orientations les objectifs de ces contrats de filières. Coup de pouce à l'€™innovation et à la compétitivité et surtout passeport pour l'€™emploi. Car comme l'€™a martelé le ministre «l'€™objectif prioritaire c'€™est l'€™emploi», consolider les emplois existants et en créer de nouveaux. Non sans «vendre» au passage les nouveaux contrats de générations («trois fois gagnants/gagnants : pour le jeune, pour le senior et pour l'€™entreprise») et la toute nouvelle Banque publique d'€™investissement qu'€™il ne faut pas hésiter à solliciter, a-t-il conseillé en lançant un vibrant appel aux chefs d'€™entreprises bourguignons. «N'€™hésitez pas à présenter des projets, car pour investir, innover, se développer et exporter, il faut dégager des marges». Et le ministre de souligner que le gouvernement travaille sur un ensemble «de boîtes à outils, des éléments simples et concrets» comme autant de leviers pour plus de compétitivité et de développement à l'€™export. Car l'€™export «ce sont des emplois en France». Une France «qui a autant besoin des circuits courts que d'€™une grande industrie agroalimentaire», alors que les marchés émergents présentent de réelles opportunités pour «des produits français reconnus dans le monde entier pour leur qualité».
Au terme de cette visite à fort contenu, le discours du ministre (porté par Pascal Mailhos, Préfet de Région) en ouverture de l'€™assemblée générale de Vitagora, le pôle de compétitivité «Goût, nutrition, santé», a pointé la nécessité de «relever le défi alimentaire en assurant une alimentation de qualité et à suffisance». Le rôle essentiel des pôles de compétitivité étant justement d'€™assurer cette «montée en gamme» en «amenant de la valeur ajoutée et de la différenciation». Sur le modèle de Vitagora a conclu le Préfet, «l'€™à‰tat croit au modèle des pôles, un modèle basé sur la solidarité, la complémentarité et le travail en commun mis au service de la performance». Croire c'€™est bien, le montrer c'€™est mieux, le maintien des crédits pour soutenir les actions du pôle Vitagora constitue ainsi «un signal fort de soutien et d'€™encouragement» pour un pôle distingué comme «très performant".