Après l’annulation de leurs IGP par le Conseil d’état
Coteaux de Tannay et Côtes de la Charité redéposent un dossier à l’Inao
Le Conseil d’état a annulé, début mars, la décision de 2009 du ministre de l’Agriculture d’accorder une Indication géographique protégée (IGP) aux vins mousseux des Coteaux de Tannay et des Côtes de la Charité. Après l’effroi et la colère, les responsables de ces vignobles confidentiels, ont décidé de contre-attaquer.
A côté des vins rouge, rosé et blanc qu’ils produisent, assimilés aux vins du Val de Loire, les vignerons nivernais des Coteaux de Tannay et des Côtes de La Charité fabriquent aussi des vins mousseux, selon une méthode traditionnelle, et auxquels le ministre de l’Agriculture avait accordé une IGP en 2009.
Dès 2011, la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant, à la demande de ceux de Bourgogne, ont contesté cette décision et ont entamé un recours contre l’arrêté ministériel.
Le couperet est tombé début mars lorsque la Conseil d’état, la plus haute juridiction administrative nationale, a décidé d’invalider la décision du gouvernement, suscitant à la fois la stupeur et la colère de ces petits producteurs nivernais. «Ce n’est pas notre production mais bien le processus d’obtention de l’IGP qui est remis en cause» souligne aujourd’hui Gérald Demuth, le président du Syndicat des vignerons de Tannay. Les bulles continueront donc bien à jaillir dans la Nièvre. Pour résumer, la sanction du Conseil d’état a été motivée, il y a un mois, par une absence de corrélation entre le terroir et la qualité des bulles produites dans la Nièvre. «Nous ne nous attendions pas à être attaqués de la sorte par des gros producteurs comme ceux des Crémants» déplore Gérald Demuth. Le volume des mousseux de Tannay atteint à peine 8000 à 10000 bouteilles par an. A peu près autant en Côtes de La Charité : «contre plus de 17 millions en Crémants de Bourgogne et ils sont déficitaires» enrage le responsable.
Nouveau dossier à l’Inao le 8 avril
Si des imprécisions ont été reconnues dans les cahiers des charges des deux appellations, les vignerons ont décidé de ne pas se laisser faire, devant ce qu’ils considèrent comme une injustice. D’autant que si ils sont rattachés aux vins du Val de Loire, ils disposent du même terroir argilo-calcaire et des mêmes cépages (Chardonnay, melon, pinot noir et rosé) que ceux des Crémants de Bourgogne. «Nos bulles sont plus fines. Ont-ils peur de notre concurrence ? En tout cas, grâce à eux, nous avons gagné une publicité gratuite à la télé et dans les journaux» ironise Gérald Demuth.
Et les responsable tannaysien annonce officiellement la contre-attaque, genre David contre Goliath. «Comme les Côtes de La Charité, les Coteaux de Tannay ont déposé un nouveau dossier auprès de l’Inao. Il est passé en commission le 8 avril et un nouvel examen par le Conseil d’état devrait avoir lieu dans l’année. J’ai bon espoir et je suis à 150% positif» s’enthousiasme celui qui espère que l’épisode judiciaire administratif n’aura été qu’un contre-temps.
Chacune des deux appellations s’est efforcée de corriger son propre cahier des charges. Sinon, la Bourgogne, où la Nièvre figure encore administrativement, pourrait-elle accueillir de nouveaux Crémants de Bourgogne made in Nièvre ?
Dès 2011, la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant, à la demande de ceux de Bourgogne, ont contesté cette décision et ont entamé un recours contre l’arrêté ministériel.
Le couperet est tombé début mars lorsque la Conseil d’état, la plus haute juridiction administrative nationale, a décidé d’invalider la décision du gouvernement, suscitant à la fois la stupeur et la colère de ces petits producteurs nivernais. «Ce n’est pas notre production mais bien le processus d’obtention de l’IGP qui est remis en cause» souligne aujourd’hui Gérald Demuth, le président du Syndicat des vignerons de Tannay. Les bulles continueront donc bien à jaillir dans la Nièvre. Pour résumer, la sanction du Conseil d’état a été motivée, il y a un mois, par une absence de corrélation entre le terroir et la qualité des bulles produites dans la Nièvre. «Nous ne nous attendions pas à être attaqués de la sorte par des gros producteurs comme ceux des Crémants» déplore Gérald Demuth. Le volume des mousseux de Tannay atteint à peine 8000 à 10000 bouteilles par an. A peu près autant en Côtes de La Charité : «contre plus de 17 millions en Crémants de Bourgogne et ils sont déficitaires» enrage le responsable.
Nouveau dossier à l’Inao le 8 avril
Si des imprécisions ont été reconnues dans les cahiers des charges des deux appellations, les vignerons ont décidé de ne pas se laisser faire, devant ce qu’ils considèrent comme une injustice. D’autant que si ils sont rattachés aux vins du Val de Loire, ils disposent du même terroir argilo-calcaire et des mêmes cépages (Chardonnay, melon, pinot noir et rosé) que ceux des Crémants de Bourgogne. «Nos bulles sont plus fines. Ont-ils peur de notre concurrence ? En tout cas, grâce à eux, nous avons gagné une publicité gratuite à la télé et dans les journaux» ironise Gérald Demuth.
Et les responsable tannaysien annonce officiellement la contre-attaque, genre David contre Goliath. «Comme les Côtes de La Charité, les Coteaux de Tannay ont déposé un nouveau dossier auprès de l’Inao. Il est passé en commission le 8 avril et un nouvel examen par le Conseil d’état devrait avoir lieu dans l’année. J’ai bon espoir et je suis à 150% positif» s’enthousiasme celui qui espère que l’épisode judiciaire administratif n’aura été qu’un contre-temps.
Chacune des deux appellations s’est efforcée de corriger son propre cahier des charges. Sinon, la Bourgogne, où la Nièvre figure encore administrativement, pourrait-elle accueillir de nouveaux Crémants de Bourgogne made in Nièvre ?