Gabni
Conversions: la dynamique se maintient
Le Gabni (Groupement des agrobiologistes de la Nièvre) s’est réuni à Saint-Saulge. L’occasion de dresser un état des lieux de la bio dans le département et de s’interroger sur ses perspectives d’avenir.
Comme au plan national, la forte dynamique des conversions en bio se maintient dans la Nièvre. Au 31 décembre 2017, le nombre de fermes bio s’élevait à 188 exploitations pour 14 625 ha (dont 6315 ha en conversion), soit une augmentation de 15,1%. La bio représente désormais 3,7% de la SAU et 5,8% des exploitations. Ce qui représente une progression «historique» en trois ans, avec 80 nouvelles fermes bio depuis 2015.
Produire bio, c’est bien, vendre au prix du bio c’est encore mieux...
La polyculture-élevage représente encore la grande majorité de la production en bio, pourtant les volumes restent limités sur le marché de la viande bio. En dépit des conversions en hausse en 2015 et 2016, la majorité des animaux sont commercialisés en conventionnel. Les systèmes naisseurs prédominent et le différentiel entre les prix du maigre et du gras reste peu attractif.
Peu de conversions en ovins, du fait de la faible attractivité des prix, en regard du coût de l’engraissement. Pour les porcins, peu d’offres, alors que le prix est stable en filière longue.
En volailles, la crise de la grippe aviaire a provoqué un sérieux coup de frein. Quant au lait, avec un prix en hausse en 2017 (460€/1000 l) les conversions ont amorcé une belle reprise.
Les grandes cultures ont bien tiré leur épingle du jeu et enregistrent des rendements supérieurs à la moyenne pour toutes les cultures ou presque, sauf dans les zones à faible potentiel. La tendance générale à la baisse des rendement ces 10 dernières années, interpelle les acteurs de la bio, qui s’interrogent sur la durabilité agronomique et économique des systèmes. Le maraîchage séduit toujours beaucoup de candidats à l’installation, mais à l’épreuve de la réalité du travail et des contraintes, bien peu vont au bout de leur projet. En viticulture, les conversions ont ralenti en 2017, suite aux difficultés rencontrées en 2016.
Au-delà de l’état des lieux de la bio dans la Nièvre, le Gabni, s’est attaché à ouvrir le débat sur les perspectives de développement de la bio dans ce département et au-delà. La demande en produits bio s’accroît sans cesse mais le consommateur apparaît un peu confus entre ses attentes et la réalité de ses achats. Vaut-il mieux acheter bio ou local, bio et local ? Manger bio coûte-t-il trop cher aux ménages plus modestes ? Quelle part de la bio dans l’aménagement du territoire, l’emploi ? Autant de questions qui ont alimenté le débat. Ces questions se posent en tout cas de plus en plus aux consommateurs, relayées par les média, qui font une place grandissante à l’agriculture biologique, à ses produits et à ses valeurs.
Produire bio, c’est bien, vendre au prix du bio c’est encore mieux...
La polyculture-élevage représente encore la grande majorité de la production en bio, pourtant les volumes restent limités sur le marché de la viande bio. En dépit des conversions en hausse en 2015 et 2016, la majorité des animaux sont commercialisés en conventionnel. Les systèmes naisseurs prédominent et le différentiel entre les prix du maigre et du gras reste peu attractif.
Peu de conversions en ovins, du fait de la faible attractivité des prix, en regard du coût de l’engraissement. Pour les porcins, peu d’offres, alors que le prix est stable en filière longue.
En volailles, la crise de la grippe aviaire a provoqué un sérieux coup de frein. Quant au lait, avec un prix en hausse en 2017 (460€/1000 l) les conversions ont amorcé une belle reprise.
Les grandes cultures ont bien tiré leur épingle du jeu et enregistrent des rendements supérieurs à la moyenne pour toutes les cultures ou presque, sauf dans les zones à faible potentiel. La tendance générale à la baisse des rendement ces 10 dernières années, interpelle les acteurs de la bio, qui s’interrogent sur la durabilité agronomique et économique des systèmes. Le maraîchage séduit toujours beaucoup de candidats à l’installation, mais à l’épreuve de la réalité du travail et des contraintes, bien peu vont au bout de leur projet. En viticulture, les conversions ont ralenti en 2017, suite aux difficultés rencontrées en 2016.
Au-delà de l’état des lieux de la bio dans la Nièvre, le Gabni, s’est attaché à ouvrir le débat sur les perspectives de développement de la bio dans ce département et au-delà. La demande en produits bio s’accroît sans cesse mais le consommateur apparaît un peu confus entre ses attentes et la réalité de ses achats. Vaut-il mieux acheter bio ou local, bio et local ? Manger bio coûte-t-il trop cher aux ménages plus modestes ? Quelle part de la bio dans l’aménagement du territoire, l’emploi ? Autant de questions qui ont alimenté le débat. Ces questions se posent en tout cas de plus en plus aux consommateurs, relayées par les média, qui font une place grandissante à l’agriculture biologique, à ses produits et à ses valeurs.