Trophée national des lycées agricoles
“Charolife”: l’assiette, du pré à Paris...
Pour la première fois depuis au moins 6 ou 7 ans, des étudiants du lycée agricole de Challuy iront défendre les couleurs nivernaises, avec une vache suitée, lors du Trophée national des lycées qui se tiendra en fin de Salon de l’agriculture à Paris. Cette initiative, baptisée «Charolife», s’inscrit dans le cadre de leurs études.
Les projets PIC (projets d’information et de communication) sont des modules, évalués et notés, qui rentrent dans le cadre des formations aux BTS des lycéens de Challuy. Cette année, sept d’entre eux ont décidé de l’accomplir en participant au Trophée national des lycées agricoles, qui a traditionnellement lieu la dernière semaine du Salon de l’agriculture. trois BTS ACSE et quatre BTS PA (2ème années) travaillent sur le sujet depuis le printemps 2015 et sont passés à la mise en œuvre depuis la rentrée scolaire de septembre. Le point d’orgue de leur action sera de concourir avec une vache suitée de l’exploitation du lycée, sur le ring de la Porte de Versailles, du 2 au 6 mars, parmi leurs semblables issus de inquante établissements d’enseignement agricole de toute la France. La compétition s’articule autour de cinq critères d’évaluation, dont le plus important sera, avant l’épreuve de manipulation des bovins, la présentation de l’animal. Les jeunes, âgés de 18 à 20 ans, disposeront alors de cinq minutes pour annoncer les principaux points forts de leurs animaux, en français et en anglais, et pour renseigner sur leur lycée, ses formations, son environnement géographique et professionnel... «Nous voulons nous démarquer de nos concurrents et nous allons évoquer les nouvelles techniques, l’orientation vers le génotypage de la vache présentée, car c’est intéressant pour l’avenir de la profession» indique Benoît Blond, l’un des piliers du projet, étudiant à Challuy et originaire de La Celle-sur-Nièvre. L’évaluation se fera aussi sur d’autres critères. «La première épreuve consistait à créer un blog, que nous avons rempli chaque semaine jusqu’au 22 janvier, avec des informations hebdomadaires sur les actualités du lycée, du projet, des photos de la vache et une vidéo» complète Valentin Compot, son camarade étudiant, fils de l’éleveur Eric Compot de Beaumont-Sardolles.
«L’assiette est dans le pré» !
La deuxième épreuve, qui dénote aussi le souci des organisateurs de préparer de futurs jeunes professionnels à bien savoir communiquer, consistait en la création d’une affiche de leur projet. Comme le thème du trophée, cette année, est «une agriculture et une alimentation citoyennes», les jeunes de Challuy ont eu l’idée de faire poser deux d’entre eux, avec la vache, dans un pré du lycée, avec ce slogan clin d’œil à la célèbre émission de M6 : «l’assiette est dans le pré» ! On y voit donc un jeune éleveur responsable, fourche à la main, expliquer son métier à une jeune femme dont on devine les origines citadines. Une mise en scène que n’auraient sans doute pas renié les créatifs d’agences de publicité parisiennes. La campagne de communication se double d’ouverture de pages sur les réseaux sociaux et l’affiche expose les sponsors que les jeunes ont convaincu de les aider dans leur aventure. «Notre budget est de 5800 euros, transports et hébergements sur place compris» précisent les deux jeunes qui, avec leurs quatre autres camarades, seront enfin évalués sur leur comportement durant le salon : «Nous tiendrons un stand qui présentera les formations du lycée et des produits locaux nivernais. Nous négocions avec des professionnels pour emporter des crottins de Chavignol, des vins, des fleurs, du miel, des rillettes de bœuf Charolix, et des produits transformés à base de porc ou de lait de jument», tous fabriqués dans le département. Si les BTS sont en «autonomie relative», ils seront accompagnés à Paris par M. Guillaumin, leur professeur de zootechnie. La vache suitée sera acheminée par transport en commun avec d’autres animaux nivernais et berrichons. Si pour Benoît et Valentin, «c’est intéressant comme démarche en terme de communication» et que pour certains ce sera l’occasion d’une première participation au Salon, la tension monte à quelques jours de leur compétition finale : «Comme cela fait six ou sept ans que Challuy n’a pas participé, il n’y a personne pour nous guider dans ce projet, alors que certains lycées agricoles participent tous les ans. Ce sera de toute façon une expérience enrichissante pour nous, sur le plan technique et professionnel» ! D’autant que les six jeunes (le septième n’est pas autorisé à participer par le règlement du concours) ne se connaissaient pas bien avant et viennent de deux cursus différents.
«L’assiette est dans le pré» !
La deuxième épreuve, qui dénote aussi le souci des organisateurs de préparer de futurs jeunes professionnels à bien savoir communiquer, consistait en la création d’une affiche de leur projet. Comme le thème du trophée, cette année, est «une agriculture et une alimentation citoyennes», les jeunes de Challuy ont eu l’idée de faire poser deux d’entre eux, avec la vache, dans un pré du lycée, avec ce slogan clin d’œil à la célèbre émission de M6 : «l’assiette est dans le pré» ! On y voit donc un jeune éleveur responsable, fourche à la main, expliquer son métier à une jeune femme dont on devine les origines citadines. Une mise en scène que n’auraient sans doute pas renié les créatifs d’agences de publicité parisiennes. La campagne de communication se double d’ouverture de pages sur les réseaux sociaux et l’affiche expose les sponsors que les jeunes ont convaincu de les aider dans leur aventure. «Notre budget est de 5800 euros, transports et hébergements sur place compris» précisent les deux jeunes qui, avec leurs quatre autres camarades, seront enfin évalués sur leur comportement durant le salon : «Nous tiendrons un stand qui présentera les formations du lycée et des produits locaux nivernais. Nous négocions avec des professionnels pour emporter des crottins de Chavignol, des vins, des fleurs, du miel, des rillettes de bœuf Charolix, et des produits transformés à base de porc ou de lait de jument», tous fabriqués dans le département. Si les BTS sont en «autonomie relative», ils seront accompagnés à Paris par M. Guillaumin, leur professeur de zootechnie. La vache suitée sera acheminée par transport en commun avec d’autres animaux nivernais et berrichons. Si pour Benoît et Valentin, «c’est intéressant comme démarche en terme de communication» et que pour certains ce sera l’occasion d’une première participation au Salon, la tension monte à quelques jours de leur compétition finale : «Comme cela fait six ou sept ans que Challuy n’a pas participé, il n’y a personne pour nous guider dans ce projet, alors que certains lycées agricoles participent tous les ans. Ce sera de toute façon une expérience enrichissante pour nous, sur le plan technique et professionnel» ! D’autant que les six jeunes (le septième n’est pas autorisé à participer par le règlement du concours) ne se connaissaient pas bien avant et viennent de deux cursus différents.