Elevage allaitant
Charolais France s'investit dans la génomique
Le bureau de l'Organisme de sélection Charolais vient de se réunir à Semur-en-Auxois. L'occasion de rappeler les missions et les orientations de cette nouvelle organisation qui a succédé à l'Upra Charolais.
Pas de révolution depuis la transformation de l'Upra Charolais en Organisme de sélection, Charolais France, car de l'aveu même de l'actuel président de l'OS charolais, Henri Vidal, [I]«la logique de fonctionnement et de réflexion n'a pas changé, il s'agit toujours de rassembler les acteurs de la race et de leur permettre de s'exprimer pour avancer ensemble»[i].
Le GIE Charolais France fonctionne donc comme [I]«un véritable parlement de la race»[i] où trois collèges [I]«équilibrés»[i], travaillent ensemble : le Herd book charolais, les entreprises de sélection des taureaux d'IA et les entreprises de services et la filière bovins viande (FBC, APCA, Coop de France, Charolais label rouge, Fédération des stations, Institut du charolais). Cette structure de concertation est tout entière dédiée à la race et à sa promotion, car cette interprofession génétique est garante du sérieux de la génétique française au plan international.
[INTER]Adaptée la race au nouveau contexte économique et social[inter]
[I]«L'OS a un rôle politique et stratégique»[i], confirment son président Henri Vidal et son vice-président, Jean-Paul Guibert, [I]«puisqu'il doit définir les objectifs de la race, la ligne de conduite pour y parvenir et les moyens techniques a mettre en œuvre»[i]. La structure volontairement légère et réactive s'est dotée récemment d'une directrice, Florence Marquis. En délégant nombre de ses missions aux organismes participants, l'OS marque ainsi sa volonté [I]«d'utiliser au mieux les compétences déjà existantes parmi ses membres»[i].
Il ne s'agit pas de figer la race dans un standard mais bien au contraire [I]«de construire une race adaptée à la réalité des élevages. Les conditions socio-économiques évoluent, la taille des exploitations augmente alors que la main d'œuvre se raréfie, les critères de la race doivent donc être adaptés aux nouvelles conditions de travail, en particulier pour répondre aux attentes des jeunes éleveurs qui souhaitent vivre dans les mêmes conditions que leurs contemporains»[i] insiste Henri Vidal.
L'OS charolais entend ainsi développer des critères essentiels à l'économie des élevages et à leur compétitivité : le vêlage facile, les qualités maternelles qui assurent une bonne conduite du veau jusqu'au sevrage, etc. Le progrès génétique a fortement influencé les performances des élevages, il a permis l'amélioration des performances en terme de vitesse de croissance en particulier, il s'agit d'aller encore plus loin, complète Jean-Paul Guibert, qui est également président de la Fédération des Bovins croissance [I]«en développant des caractéristiques de race adaptées à la vie des élevages et aux attentes économiques et sociales des éleveurs»[i].
[INTER]Rester numéro Un en France et en Europe[inter]
Et l'avenir, qui s'écrit dès aujourd'hui, va se construire avec la génomique, un tournant essentiel et une technique dont on ne fait qu'entrevoir toutes les possibilités. La génomique va permettre de brûler les étapes de la sélection telle qu'elle se pratique aujourd'hui, en identifiant et en sélectionnant plus finement et surtout plus rapidement les caractéristiques souhaitées. Le premier chantier s'ouvre avec le lancement du programme Degeram (Développement de la génomique des races du Massif central).
Pour la race charolaise, en ligne de mire toujours, le vêlage facile, le potentiel de croissance et la fertilité. Un réseau d'élevages a été constitué, dont les deux-tiers se situent dans la région Bourgogne du Massif et 1/3 en Vendée et Pays de Loire. Après l'étape de la collecte des phénotypes, la seconde étape va être celle de la recherche des marqueurs génétiques associés à ces phénotypes. Le tout conduira au développement d'outils génomiques d'aide à la sélection en race charolaise. A terme, les éleveurs pourront disposer d'outils de sélection leur permettant d'accroître leur productivité et donc d'augmenter la compétitivité de leur production.
Les représentants de l'OS charolais espèrent ainsi que les outils de la génomique permettront encore plus largement et plus efficacement [I]«à la première race allaitante en France et en Europe de tenir son rang»[i].
Le GIE Charolais France fonctionne donc comme [I]«un véritable parlement de la race»[i] où trois collèges [I]«équilibrés»[i], travaillent ensemble : le Herd book charolais, les entreprises de sélection des taureaux d'IA et les entreprises de services et la filière bovins viande (FBC, APCA, Coop de France, Charolais label rouge, Fédération des stations, Institut du charolais). Cette structure de concertation est tout entière dédiée à la race et à sa promotion, car cette interprofession génétique est garante du sérieux de la génétique française au plan international.
[INTER]Adaptée la race au nouveau contexte économique et social[inter]
[I]«L'OS a un rôle politique et stratégique»[i], confirment son président Henri Vidal et son vice-président, Jean-Paul Guibert, [I]«puisqu'il doit définir les objectifs de la race, la ligne de conduite pour y parvenir et les moyens techniques a mettre en œuvre»[i]. La structure volontairement légère et réactive s'est dotée récemment d'une directrice, Florence Marquis. En délégant nombre de ses missions aux organismes participants, l'OS marque ainsi sa volonté [I]«d'utiliser au mieux les compétences déjà existantes parmi ses membres»[i].
Il ne s'agit pas de figer la race dans un standard mais bien au contraire [I]«de construire une race adaptée à la réalité des élevages. Les conditions socio-économiques évoluent, la taille des exploitations augmente alors que la main d'œuvre se raréfie, les critères de la race doivent donc être adaptés aux nouvelles conditions de travail, en particulier pour répondre aux attentes des jeunes éleveurs qui souhaitent vivre dans les mêmes conditions que leurs contemporains»[i] insiste Henri Vidal.
L'OS charolais entend ainsi développer des critères essentiels à l'économie des élevages et à leur compétitivité : le vêlage facile, les qualités maternelles qui assurent une bonne conduite du veau jusqu'au sevrage, etc. Le progrès génétique a fortement influencé les performances des élevages, il a permis l'amélioration des performances en terme de vitesse de croissance en particulier, il s'agit d'aller encore plus loin, complète Jean-Paul Guibert, qui est également président de la Fédération des Bovins croissance [I]«en développant des caractéristiques de race adaptées à la vie des élevages et aux attentes économiques et sociales des éleveurs»[i].
[INTER]Rester numéro Un en France et en Europe[inter]
Et l'avenir, qui s'écrit dès aujourd'hui, va se construire avec la génomique, un tournant essentiel et une technique dont on ne fait qu'entrevoir toutes les possibilités. La génomique va permettre de brûler les étapes de la sélection telle qu'elle se pratique aujourd'hui, en identifiant et en sélectionnant plus finement et surtout plus rapidement les caractéristiques souhaitées. Le premier chantier s'ouvre avec le lancement du programme Degeram (Développement de la génomique des races du Massif central).
Pour la race charolaise, en ligne de mire toujours, le vêlage facile, le potentiel de croissance et la fertilité. Un réseau d'élevages a été constitué, dont les deux-tiers se situent dans la région Bourgogne du Massif et 1/3 en Vendée et Pays de Loire. Après l'étape de la collecte des phénotypes, la seconde étape va être celle de la recherche des marqueurs génétiques associés à ces phénotypes. Le tout conduira au développement d'outils génomiques d'aide à la sélection en race charolaise. A terme, les éleveurs pourront disposer d'outils de sélection leur permettant d'accroître leur productivité et donc d'augmenter la compétitivité de leur production.
Les représentants de l'OS charolais espèrent ainsi que les outils de la génomique permettront encore plus largement et plus efficacement [I]«à la première race allaitante en France et en Europe de tenir son rang»[i].
Degeram : un dossier à portage multiple
Les trois organisations concernées par le programme Degeram sont : France Limousin Sélection, Charolais France et le Collectif des races locales de Massif (Coram). Ce projet collectif des races du Massif central est porté par la race charolaise et la race limousine, mais il intègre également les races Aubrac, Gasconne et Salers en bovins et en ovins, Causse du Lot, Lacaune et races ovines du Massif. Ce qui représente plus de 1500 brebis élevées dans près de 9000 exploitations et plus de 1 300 000 vaches allaitantes, élevées dans près de 30 000 exploitations.