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Sa zone de reconnaissance amputée de 61 communes ?

«Charolais de Bourgogne» veut quand même obtenir son IGP

Un Conseil d'administration de l'association Charolais de Bourgogne, le 4 avril à Pouilly-en-Auxois, a voté pour la poursuite des procédures en vue de l'obtention d'une IGP. Malgré l'amputation de 61 communes de la Nièvre et de Saône-et-Loire, qui étaient superposées avec l'IGP Charolais du Bourbonnais, déjà existante, Régis Taupin, le président nivernais de l'association, se montre optimiste pour la suite.
Par Emmanuel Coulombeix
«Charolais de Bourgogne» veut quand même obtenir son IGP
Régis Taupin, le président de Charolais de Bourgogne, a présidé le conseil d'administration de l'association, qui s'est prononcé, le 4 avril, en faveur de la poursuite des démarches vers l'IGP.
Plus de 10 ans que les adhérents de Charolais de Bourgogne ont déposé auprès de l'Institut national des appellations d'origine (Inao) une demande de reconnaissance d'une Indication géographique protégée (IGP) pour ses quelques 1700 adhérents, dont la marque, [I]«Charolais de Bourgogne»[i], suivant un cahier des charges très précis, leur permet de promouvoir et de distribuer une viande régionale née, élevée et transformée dans la région.
A plusieurs reprises, la Commission d'enquête de l'Inao a rejeté la demande de l'association, notamment en 2012, au motif [I]«d'un manque de notoriété»[i] de la marque et d'un [I]«empiètement»[i] sur la zone d'influence de l'actuelle IGP [I]«Charolais du Bourbonnais»[i], dans l'Allier, qui rayonne sur plusieurs communes de la Nièvre et de Saône-et-Loire. Les administrateurs de Charolais de Bourgogne se sont donc réunis le 4 avril dernier, à Pouilly-en-Auxois, afin d'étudier la suite donnée aux démarches, [I]«en présence du président du Comité national de l'Inao et de la directrice régionale de Mâcon»[i] se félicite Régis Taupin, le nouveau président de l'association.
[INTER]«90% de satisfaits plutôt que 100% de mécontents»[inter]
[I]«C'était très important qu'ils soient là. Ils nous ont rassuré. Notre dossier est désormais blindé. Nous avons répondu à toutes les questions que l'Inao nous avaient posé jusqu'alors, si ce n'est à la seule qui pose encore problème: la superposition entre deux IGP»[i] rappelle-t-il. Ainsi, ce sont 61 communes -24 de la Nièvre et 37 de Saône-et-Loire- qui se situent dans la zone du [I]«Charolais du Bourbonnais»[i]. La question était donc de savoir s'il fallait continuer sans eux. [I]«Le Conseil d'administration s'est prononcé en faveur de la poursuite du projet, sans les 130 adhérents concernés»[i]. Cela représente un potentiel de 1 000 élevages qui ne pourront plus prétendre intégrer une éventuelle IGP [I]«Charolais de Bourgogne»[i]. [I]«Le staff national de l'INAO n'est pas venu pour botter en touche. Il nous a dit de ne pas commettre l'erreur de tout arrêter parce qu'il vaut mieux 90% de satisfaits et 10% de mécontents que 100% d'insatisfaits. Et il a été suivi»[i] éclaire Régis Taupin.
Le président de l'association précise toutefois que, [I]«dès qu'on aura le feu vert de l'Inao, il y aura une procédure durant deux mois, appelée Procédure nationale d'opposition (PNO)»[i], procédure qui permettra aux éleveurs des zones blanches évincées de faire connaître leur frustration. [I]«Ils pourront pétitionner pour s'opposer à leur exclusion et argumenter sur le fait qu'ils n'ont jamais souscrit d'engagement auprès de l'IGP Charolais du Bourbonnais»[i] conclue Régis Taupin. En attendant, même réduite, l'IGP Charolais de Bourgogne semble enfin en bonne voie...