Billet
Chapeau bas pour «Charlie»...
Tout a été dit déjà et nombre de ceux qui s’indignent aujourd’hui ne ménageaient pas leurs reproches au libertaire Charlie Hebdo. Les liberticides assassins ont voulu une fois de plus éteindre une voix qui les dérangeait. Ils n’auront réussi qu’à allumer la flamme du brasier qui les consumera. C’est la liberté que ces barbares fanatiques ont tenté d’assassiner.
Nous sommes nombreux aujourd’hui, des plus jeunes au plus âgés, à nous revendiquer comme autant de «Charlie», au-delà des corporatismes et des chapelles, au nom de notre seule et commune humanité. Et il est rassurant de voir autant de voix s’élever et des masses humaines faire front contre la barbarie. En d’autres temps, d’autres époques les barbares ont reculé. Ils croient aujourd’hui leur heure arrivée, à nous de les faire déchanter.
Dix-sept morts innocents, dix-sept morts et combien d’autres à venir encore, ont rejoint la cohorte des hommes, femmes et enfants assassinés partout où règne l’obscurantisme, la terreur et la haine.
Ce degré supplémentaire atteint dans l’horreur et l’inexprimable montre que le dessin est plus fort que les mots car son langage est universel et son humour ravageur. En quelques traits ces dessinateurs de génie croquaient le genre humain et ses travers, comme ils croquaient la vie, à belles dents. Ils auraient pu se désespérer face aux lâchetés, aux attaques, à la violence dont ils étaient la cible. Mais ils avaient choisi depuis longtemps le camp du rire, le camp de la vie et de la liberté.
La liberté de rire de tout et de soi même d’abord, la liberté d’être impertinent, insolent et dérangeant et de lutter sans relâche contre la bêtise, les conventions, les obscurantismes de tous bords... Charlie est devenu un symbole, un étendard. Le prix à payer est lourd, très lourd et il nous revient à tous, hommes et femmes libres d’en partager la charge, à l’exemple du courage des innocents assassinés.
Le courage de ceux qui veulent vivre libres dans leurs pensées autant que dans leurs actes. Ils ont été quatre millions et plus à marcher dans les rues de France pour Charlie et pour la liberté de conscience et d’expression.
Dix-sept morts innocents, dix-sept morts et combien d’autres à venir encore, ont rejoint la cohorte des hommes, femmes et enfants assassinés partout où règne l’obscurantisme, la terreur et la haine.
Ce degré supplémentaire atteint dans l’horreur et l’inexprimable montre que le dessin est plus fort que les mots car son langage est universel et son humour ravageur. En quelques traits ces dessinateurs de génie croquaient le genre humain et ses travers, comme ils croquaient la vie, à belles dents. Ils auraient pu se désespérer face aux lâchetés, aux attaques, à la violence dont ils étaient la cible. Mais ils avaient choisi depuis longtemps le camp du rire, le camp de la vie et de la liberté.
La liberté de rire de tout et de soi même d’abord, la liberté d’être impertinent, insolent et dérangeant et de lutter sans relâche contre la bêtise, les conventions, les obscurantismes de tous bords... Charlie est devenu un symbole, un étendard. Le prix à payer est lourd, très lourd et il nous revient à tous, hommes et femmes libres d’en partager la charge, à l’exemple du courage des innocents assassinés.
Le courage de ceux qui veulent vivre libres dans leurs pensées autant que dans leurs actes. Ils ont été quatre millions et plus à marcher dans les rues de France pour Charlie et pour la liberté de conscience et d’expression.