Gazole non routier
Ce qu'il faut savoir
Au 1er novembre les tracteurs agricoles et forestiers devront rouler au gazole non routier (GNR). Mais avant cela, dès le 1er mai, les engins à destination de travaux publics, les machines agricoles automotrices et même les compresseurs seront déjà soumis à cette obligation. Le GNR contraint à certaines adaptations, mais il présente aussi des avantages que les utilisateurs pourront évaluer à plus ou moins long terme. Tour d'horizon.
D'ici le 1er novembre 2011, les tracteurs agricoles vont devoir passer au gazole non routier. Conformément à la directive européenne 2009/30/CE qui a pour objectif de diminuer la pollution atmosphérique, l'utilisation de ce gazole à faible teneur en soufre va permettre le développement de dispositifs de traitements des gaz d'échappement et donc la réduction des émissions de ces véhicules. Les motoristes ont ainsi fortement influencé cette décision, car le nouveau gazole va permettre de préserver les pots catalytiques des futurs moteurs Tier 4.
[INTER]Le planning 2011[inter]
Au 1er mai, les engins à destination de travaux publics et les machines agricoles automotrices doivent se mettre en conformité (y compris équipements de manutention comme chariots élévateurs à fourche, échelles et nacelles automotrices, compresseurs, motopompes...).
Au 1er novembre ce sera au tour des tracteurs agricoles et forestiers.
[INTER]Avantages du GNR[inter]
Le gazole non routier qui répond à la norme EN 590 est équivalent au gazole utilisé pour les camions et les automobiles, à la différence qu'il conserve une couleur rouge, preuve d'un carburant détaxé. Sa teneur en soufre par rapport au fioul est 100 fois inférieure, 10 mg/kg au lieu de 1000 mg/kg, ce qui va de pair avec le durcissement des normes limitant les émissions polluantes et en particulier les rejets de dioxydes de soufre. L'indice de cétane plus élevé pour le GNR va dans le sens d'une meilleure combustion, tout en améliorant le démarrage à froid, en réduisant le bruit du moteur et l'émission des polluants.
Cela fait déjà un certain temps que les constructeurs recommandent l'emploi d'un carburant répondant à la norme EN 590 pour leurs nouveaux modèles de tracteurs.
Pour les tracteurs plus anciens, il semble de l'avis des pétroliers, et de Total notamment, que les craintes soient infondées si l'on considère que nos voisins européens utilisent déjà ce gazole depuis de nombreuses années sans difficulté.
Techniquement on peut dire aussi que le GNR est un carburant typé "traction", au contraire du fioul dont l'usage principal est avant tout domestique. La qualité de la combustion et donc le rendement s'en trouve améliorés. Pour la consommation il faudra attendre afin d'en évaluer les effets.
[INTER]Quelle tenue au froid ?[inter]
En raison de la présence d'esther dans sa composition, le GNR n'a pas la même tenue au froid que le fioul. Cette tenue est déterminée par la température limite de filtrabilité, qui varie en fonction des saisons et du type de GNR, "standard" ou "supérieur".Les pétroliers lui ajouteront donc en additif en période hivernale et les utilisateurs devront alors s'équiper en "GNR hiver" (disponible du 1er novembre au 31 mars, -5° et-15°et jusqu'à -21° pour le GNR "supérieur"). En revanche, dès le printemps le carburant distribué sera du "GNR été" (du 1er avril au 31 octobre, de +5° à -12° pour le GNR supérieur). La stabilité du GNR "Supérieur" est aussi plus grande, jusqu'à 12 mois. Il sera alors nécessaire de bien gérer ses stocks pour les adapter aux contraintes des saisons.
[INTER]Un carburant plus cher ?[inter]
Selon le groupe Total, le surcoût de la mise en place du gazole non routier serait de l'ordre de 2%, soit 1 ct d'euro par litre. En revanche, l'évolution de son tarif dépendra du prix du baril de gazole (blanc) qui constitue sa base de composition.
[INTER]Le stockage[inter]
La principale contraintes du passage au GNR concerne les conditions de stockage. Si les cuves sont très anciennes et non conformes aux normes en vigueur, il vaudrait mieux programmer leur remplacement. Dans le cas contraire, il faut savoir que les propriétés tensions actives des esthers contenus dans le GNR ont des propriétés détergentes. Ils peuvent déplacer et mettre en suspension les dépôts accumulés sur les parois des cuves. Ces particules peuvent ensuite occasionner des pannes au niveau des injecteurs. Il est donc recommandé de procéder au nettoyage des cuves ayant préalablement servi au stockage du fioul domestique. Il est tout aussi conseillé de remplacer plus rapidement les filtres carburant sur les canalisations de transport et les circuits carburants des moteurs.
Les pétroliers déconseillent un stockage prolongé de plus de six mois du GNR, car ce produit est plus sensible à l'oxydation. Un anti-oxydant est d'ailleurs incorporé dans le carburant dès sa production, sans que cela soit tout-à-fait suffisant. Il est toutefois totalement déconseillé de procéder à une nouvelle incorporation, mieux vaut recourir aux conseils de son distributeur.
Il faudra vider au maximum les réservois des matériels saisonniers. Il vaut mieux avoir des cuves de petites capacités, dont on adapte le remplissage selon la saison, plutôt qu'une cuve de 5000 litres partiellement remplie ou ayant une durée de stockage trop longue.
[INTER]Le planning 2011[inter]
Au 1er mai, les engins à destination de travaux publics et les machines agricoles automotrices doivent se mettre en conformité (y compris équipements de manutention comme chariots élévateurs à fourche, échelles et nacelles automotrices, compresseurs, motopompes...).
Au 1er novembre ce sera au tour des tracteurs agricoles et forestiers.
[INTER]Avantages du GNR[inter]
Le gazole non routier qui répond à la norme EN 590 est équivalent au gazole utilisé pour les camions et les automobiles, à la différence qu'il conserve une couleur rouge, preuve d'un carburant détaxé. Sa teneur en soufre par rapport au fioul est 100 fois inférieure, 10 mg/kg au lieu de 1000 mg/kg, ce qui va de pair avec le durcissement des normes limitant les émissions polluantes et en particulier les rejets de dioxydes de soufre. L'indice de cétane plus élevé pour le GNR va dans le sens d'une meilleure combustion, tout en améliorant le démarrage à froid, en réduisant le bruit du moteur et l'émission des polluants.
Cela fait déjà un certain temps que les constructeurs recommandent l'emploi d'un carburant répondant à la norme EN 590 pour leurs nouveaux modèles de tracteurs.
Pour les tracteurs plus anciens, il semble de l'avis des pétroliers, et de Total notamment, que les craintes soient infondées si l'on considère que nos voisins européens utilisent déjà ce gazole depuis de nombreuses années sans difficulté.
Techniquement on peut dire aussi que le GNR est un carburant typé "traction", au contraire du fioul dont l'usage principal est avant tout domestique. La qualité de la combustion et donc le rendement s'en trouve améliorés. Pour la consommation il faudra attendre afin d'en évaluer les effets.
[INTER]Quelle tenue au froid ?[inter]
En raison de la présence d'esther dans sa composition, le GNR n'a pas la même tenue au froid que le fioul. Cette tenue est déterminée par la température limite de filtrabilité, qui varie en fonction des saisons et du type de GNR, "standard" ou "supérieur".Les pétroliers lui ajouteront donc en additif en période hivernale et les utilisateurs devront alors s'équiper en "GNR hiver" (disponible du 1er novembre au 31 mars, -5° et-15°et jusqu'à -21° pour le GNR "supérieur"). En revanche, dès le printemps le carburant distribué sera du "GNR été" (du 1er avril au 31 octobre, de +5° à -12° pour le GNR supérieur). La stabilité du GNR "Supérieur" est aussi plus grande, jusqu'à 12 mois. Il sera alors nécessaire de bien gérer ses stocks pour les adapter aux contraintes des saisons.
[INTER]Un carburant plus cher ?[inter]
Selon le groupe Total, le surcoût de la mise en place du gazole non routier serait de l'ordre de 2%, soit 1 ct d'euro par litre. En revanche, l'évolution de son tarif dépendra du prix du baril de gazole (blanc) qui constitue sa base de composition.
[INTER]Le stockage[inter]
La principale contraintes du passage au GNR concerne les conditions de stockage. Si les cuves sont très anciennes et non conformes aux normes en vigueur, il vaudrait mieux programmer leur remplacement. Dans le cas contraire, il faut savoir que les propriétés tensions actives des esthers contenus dans le GNR ont des propriétés détergentes. Ils peuvent déplacer et mettre en suspension les dépôts accumulés sur les parois des cuves. Ces particules peuvent ensuite occasionner des pannes au niveau des injecteurs. Il est donc recommandé de procéder au nettoyage des cuves ayant préalablement servi au stockage du fioul domestique. Il est tout aussi conseillé de remplacer plus rapidement les filtres carburant sur les canalisations de transport et les circuits carburants des moteurs.
Les pétroliers déconseillent un stockage prolongé de plus de six mois du GNR, car ce produit est plus sensible à l'oxydation. Un anti-oxydant est d'ailleurs incorporé dans le carburant dès sa production, sans que cela soit tout-à-fait suffisant. Il est toutefois totalement déconseillé de procéder à une nouvelle incorporation, mieux vaut recourir aux conseils de son distributeur.
Il faudra vider au maximum les réservois des matériels saisonniers. Il vaut mieux avoir des cuves de petites capacités, dont on adapte le remplissage selon la saison, plutôt qu'une cuve de 5000 litres partiellement remplie ou ayant une durée de stockage trop longue.