Fenaison
C’est parti pour les foins
Avec le retour du soleil la semaine dernière, les agriculteurs étaient sur le pont pour effectuer les premières coupes d’enrubannage ou d’ensilage. C’est le cas du Gaec Graillot et de l’EARL Perraudin dans le canton de Luzy.
C’est par un soleil généreux que se sont déroulés ces premiers chantiers d’enrubannage et d’ensilage. Ce mercredi 15 mai, le Gaec Graillot est sur le pont. Cette exploitation au parcours peu commun n’existe que depuis 5 ans et elle est composée de Vincent et son épouse Angélique, que rien n’avait prédestiné à l’agriculture. «J’étais auparavant peintre en bâtiment et ma femme serveuse. Nous avions un rythme de travail qui commençait à impacter la vie de famille, nous avons donc pris la décision de tout plaquer. Aujourd’hui, nous n’avons jamais été aussi heureux» nous explique tout sourire Vincent Graillot. Après un parcours d’installation classique, ils ont acquis 120 hectares de cultures (4 ha de méteil, 10 ha de trèfles et 1,5 ha d’orge), 80 mères charolaises et 600 veaux pour l’engraissement. Ils possèdent aussi cinq vaches normandes pour produire des veaux sous la mère. Pour la conduite de l’exploitation, ils sont suivis par le dispositif «prairies sentinelles» mis en place par le service Elevage de la Chambre d’agriculture. Concernant les foins, ils ont opté cette année pour l’enrubannage. «Au vu de la pousse, nous pensons pouvoir faire 26 bottes de moyenne par hectare» espère t-il. «Nous aurions pu encore attendre, mais je craignais de perdre en qualité d’herbe» ajoute t-il. A l’heure où nous bouclons ce sujet, seules les parcelles de Méteil étaient démarrées.
«Derrière cette culture, nous allons tester du sorgho fourrager, du Moha et du trèfle» explique t-il. Pour espérer faire le maximum de stock, Vincent et Angelique Graillot ont cette année acheté 20 ha de plus et diminué les vaches. «Nous avons déjà constaté les premiers effets : gains de temps de travail, pas d’intervention de vétérinaire et donc moins de maladie car nous avons plus le temps de nous occuper de nos vaches» conclut Vincent Graillot.
Stratégie différente pour l’EARL Perraudin
Fabien Perraudin, installé avec sa mère Françoise sur la commune de Remilly a opté pour de l’ensilage. «Sachant que j’ai une mélangeuse, c’est plus facile pour la distribution des rations l’hiver» explique t-il. Comme ses collègues, l’exploitant a dans la tête la reconstitution des stocks. «C’est la raison pour laquelle, j’ai choisi de ramasser assez tôt pour espérer faire une deuxième coupe après. En ce qui concerne le chantier d’aujourd’hui, il est constitué de méteil, de céréales immatures d’une surface de 20 ha. La stratégie est de récolter des fourrages de bonne qualité alimentaire avec des taux de MAT supérieurs ou égal à 12 pour optimiser les rations hivernales et diminuer l’achat de concentrés. Derrière cette récolte, j’ai prévu de semer du maïs et du sorgho fourrager pour sécuriser mes stocks» conclut-il.
«Derrière cette culture, nous allons tester du sorgho fourrager, du Moha et du trèfle» explique t-il. Pour espérer faire le maximum de stock, Vincent et Angelique Graillot ont cette année acheté 20 ha de plus et diminué les vaches. «Nous avons déjà constaté les premiers effets : gains de temps de travail, pas d’intervention de vétérinaire et donc moins de maladie car nous avons plus le temps de nous occuper de nos vaches» conclut Vincent Graillot.
Stratégie différente pour l’EARL Perraudin
Fabien Perraudin, installé avec sa mère Françoise sur la commune de Remilly a opté pour de l’ensilage. «Sachant que j’ai une mélangeuse, c’est plus facile pour la distribution des rations l’hiver» explique t-il. Comme ses collègues, l’exploitant a dans la tête la reconstitution des stocks. «C’est la raison pour laquelle, j’ai choisi de ramasser assez tôt pour espérer faire une deuxième coupe après. En ce qui concerne le chantier d’aujourd’hui, il est constitué de méteil, de céréales immatures d’une surface de 20 ha. La stratégie est de récolter des fourrages de bonne qualité alimentaire avec des taux de MAT supérieurs ou égal à 12 pour optimiser les rations hivernales et diminuer l’achat de concentrés. Derrière cette récolte, j’ai prévu de semer du maïs et du sorgho fourrager pour sécuriser mes stocks» conclut-il.