Cultures dérobées
C’est le moment d’y penser
Les cultures dérobées, implantées entre deux cultures annuelles, sont destinées à être récoltées et valorisées.
Une dérobée est une culture implantée entre deux cultures annuelles principales, récoltée pour être valorisée. Plusieurs critères sont à respecter pour mettre toutes les chances de votre côté afin de réussir cette culture.
- Choisir une parcelle propre et à bons potentiels.
- Semer le plus tôt possible après la moisson afin d’avoir une phase végétative de 70 jours minimum. Eviter de semer après mi-juillet (hormis pour le RGI à semer à partir de mi-août) car la récolte risque d’être compliquée.
- Bien choisir ses espèces de semis en fonction de l’objectif d’utilisation (pâture, fauche ou les 2) et sa dose de semis (voir tableau).
- Préparation du sol : derrière la céréale, la technique la plus pertinente est le semis direct sans travail du sol préalable, un passage de glyphosate au plus près du semis est nécessaire pour éliminer toutes présence de repousse. Toutefois, la technique traditionnelle avec labour peut être également utilisée, mais nécessite des temps et des coûts d’implantation plus importants. Dans ce cas, l’objectif est d’obtenir un lit de semences le plus fin possible. Il faut absolument éviter le déchaumage (avec disques) sans labour car il occasionne une levée importante de céréales qui concurrencent les dérobées.
- Semer à faible profondeur (de 1 à 3 cm selon la taille des graines).
- N’hésitez pas à apporter 30 à 50 unités d’azote sur les graminées après la levée.
La météo reste le critère aléatoire et s’il ne pleut pas pour permettre la levée des graines et leur développement, votre culture est vouée à l’échec. C’est donc un coup de poker mais qui à mon sens vaut le coup d’être tenté surtout cette année ou la moisson va être précoce.
- Choisir une parcelle propre et à bons potentiels.
- Semer le plus tôt possible après la moisson afin d’avoir une phase végétative de 70 jours minimum. Eviter de semer après mi-juillet (hormis pour le RGI à semer à partir de mi-août) car la récolte risque d’être compliquée.
- Bien choisir ses espèces de semis en fonction de l’objectif d’utilisation (pâture, fauche ou les 2) et sa dose de semis (voir tableau).
- Préparation du sol : derrière la céréale, la technique la plus pertinente est le semis direct sans travail du sol préalable, un passage de glyphosate au plus près du semis est nécessaire pour éliminer toutes présence de repousse. Toutefois, la technique traditionnelle avec labour peut être également utilisée, mais nécessite des temps et des coûts d’implantation plus importants. Dans ce cas, l’objectif est d’obtenir un lit de semences le plus fin possible. Il faut absolument éviter le déchaumage (avec disques) sans labour car il occasionne une levée importante de céréales qui concurrencent les dérobées.
- Semer à faible profondeur (de 1 à 3 cm selon la taille des graines).
- N’hésitez pas à apporter 30 à 50 unités d’azote sur les graminées après la levée.
La météo reste le critère aléatoire et s’il ne pleut pas pour permettre la levée des graines et leur développement, votre culture est vouée à l’échec. C’est donc un coup de poker mais qui à mon sens vaut le coup d’être tenté surtout cette année ou la moisson va être précoce.
Quelle dérobée et à quelle dose ?
Sorgho fourrager. Choisir des variétés hybrides, à semer tôt (avant le 15 juillet), peu exigeant en eau, mais délicat au démarrage (attention à la concurrence). Le pâturage est à éviter car tant que la plante n’atteint pas 60 cm de hauteur, elle contient de l’acide cyanidrique qui peut être toxique pour les animaux. La récolte se fait au stade épiaison en ensilage ou en enrubannage, c’est une plante très riche en eau qui nécessite un ressuyage.
l Moha. Cycle très court (70-80j), besoin d’eau au démarrage, prendre des variétés précoces. Meilleure valeur alimentaire avec du trèfle d’Alexandrie. La récolte se fait au stade épiaison en ensilage ou enrubannage.
l Millet Perlé. Graminée à implantation rapide, il peut être pâturé sans risque (pas de production d’acide cyanhydrique). Au-delà de 50 cm, il sera réservé à la fauche qui se fera au stade début d’épiaison en ensilage ou en enrubannage. Comme pour le sorgho, ce fourrage reste riche en eau et est difficile à sécher.
l Avoine «brésilienne». Croissance rapide, fort tallage, peut se mélanger avec du trèfle d’Alexandrie ou de la vesce, également avec du pois fourrager. La récolte se fera plutôt en ensilage 60 à 70 jours après le semis.
Avoine de printemps. Convient tout autant, même mélange que précédemment.
l RGI Alternatif / Trèfle incarnat. Semis à partir de mi-août, peut être utilisé en pâture ou en ensilage à l’automne, avec une deuxième exploitation précoce au printemps suivant.