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Cuma Bourgogne-Nièvre

Bilan et perspectives

La fédération des Cuma s’est réunie le 6 avril dernier pour sa journée-rencontre annuelle. L’occasion de faire le bilan sur les comptes et les actions 2017, mais également de tracer les temps forts attendus pour 2018.
Par Théophile Mercier
Bilan et perspectives
Le Bureau de la Cuma Bourgogne-Nièvre réuni à Charrin pour l’assemblée générale.
Près de trente personnes se sont rendues à l’invitation de la Fédération Cuma Bourgogne-Nièvre. Cette journée s’est déroulée en deux temps : d’abord la présentation des comptes en assemblée générale dans la salle des fêtes de Charrin, ensuite, la visite en milieu d’après-midi du Gaec des Plots, pionnier de la méthanisation dans le département.

Plusieurs faits marquant en 2017
La loi Travail initiée en 2017 permet désormais aux Cuma de devenir groupement d’employeurs sans limitation. Auparavant un groupement d’employeurs devait se limiter à 49 % de la masse salariale. C’est «une belle avancée» s’est félicité Jean-Philippe Rousseau, directeur de la Fédération Cuma Bourgogne. Autre événement à souligner, celui de la révision coopérative. Cette dernière est désormais possible si deux des trois seuils suivants sont dépassés : 50 adhérents ; 2 000 000 euros de chiffre d’affaires ou 1 000 000 euros au bilan. D’autres critères de révision existent comme la clôture de trois exercices déficitaires consécutifs. Jean-Philippe Rousseau a précisé qu’une procédure de révision simplifiée était en ce moment en négociation avec le Haut Conseil de la Coopération Agricole et l’Association Nationale des Réviseurs. Cette disposition doit normalement rentrer en vigueur en fin d’année. Enfin dernier fait marquant, c’est la participation de la Fédération Nationale des Cuma aux Etats généraux de l’alimentation.

Un plan d’action en trois axes a découlé de cet événement : renforcement de l’accompagnement stratégique des collectifs ; priorité à l’investissement collectif raisonné et soutien à l’expérimentation collective.

L’inter-région, bientôt une réalité
Lancé en 2017, ce «contrat d’objectif Centre Nord Est» va être mis en place le 30 juin prochain. Il va remplacer l’actuel Réseau Cuma Nord-Est. Un rapprochement avec le réseau Cuma Franc-Comtois est donc en route. «L’objectif est d’être plus en phase avec les institutions» a précisé Jean-Philippe Rousseau. Ce nouveau schéma sera composé des Hauts de France, de la région Grand Est, de la Bourgogne Franche-Comté, du Centre Val de Loire et de l’île de France. Des élus référents seront nommés pour représenter les Cuma au niveau d’un territoire. Il va permettre également de professionnaliser les pratiques d’animations et de conseil dans les réseaux, en faisant en sorte que les fédérations de proximité soient organisées à l’échelle régionale. Nous en reparlerons dans nos prochaines éditions.

Inquiétude pour le financement du PCAE
Le Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitation agricole (PCAE) est un dispositif qui permet de financer les investissements agricoles. Il est financé par l’Union Européenne et la région Bourgogne Franche-Comté et doit s’étendre jusqu’en 2020. Notre région a décidé
de prioriser le financement des bâtiments.
Mais à ce jour, seuls 70% des fonds disponibles ont été distribués. «Il faut s’attendre à plusieurs refus de dossiers et de projets» prévient Sylvette Bernard, animatrice à la Cuma Bourgogne. L’assemblée générale s’est ensuite conclue par la présentation de la méthanisation par Étienne Bourgy, chargé de mission énergie à la Chambre d’agriculture. (Plus de détails voir notre édition du 6 avril).

Une visite riche d’enseignements

Après la présentation théorique d’Étienne Bourgy sur la méthanisation, les participants au rendez-vous annuel ont pu visiter le Gaec des Plots, géré par Michel Laborde et Frédéric Maillot. Les exploitants agricoles se sont rendus compte concrètement des difficultés techniques d’une telle installation. D’autant que le méthaniseur est en cours de maintenance pour divers problèmes techniques. Une installation dont le coût s’élève à 3 200 000 euros.