SIA 2015
BFC : Une fusion sur orbite
La journée de la Bourgogne au Salon de l’agriculture aura été fortement marquée par la prochaine union des deux régions. Tout au long de la journée le président de la Région Bourgogne, François Patriat et la présidente de la Région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay ont multiplié les clins d’oeil symboliques à l’adresse d’une fusion en orbite rapprochée.
Je te donne ma montbéliarde, tu me passes ta charolaise... Dès le matin de la journée Bourgogne, le ton était donné, l’événement sera forcément fusionnel. De l’espace charolais, au pavillon équin où chevaux de trait Comtois et chevaux de trait de l’Auxois ont joué la proximité, jusqu’au bouquet final de la visite des deux espaces régionaux et du cocktail, les représentants régionaux ont multiplié les symboles et marqué à chaque fois la forte complémentarité des deux régions sur le plan agricole et agroalimentaire. Des atouts relevés par Joseph Parrenin, président du comité de promotion régionaux de Franche-Comté, François Patriat, président de la Région Bourgogne, Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Franche-Comté et Christian Decerle, président de la Chambre régionale d’agriculture. En guest star, François Rebsamen, ministre du travail a fait le détour par le stand de la Bourgogne pour soutenir cette prochaine union.
Des complémentarités... et une annonce ministérielle...
Le vrai mariage sera consommé au 1er janvier 2016, mais déjà «Ici c’est la Bourgogne» a fait une large place aux Franc-Comtois et à leur produits. Sur le plateau de fromages franc-comtois, 90 000 tonnes d’AOC, en face sur le plateau bourguignon, le poids est moins impressionnant mais le nombre d’AOC et d’AOP jouent la carte de la diversité dans une tradition d’excellence à fort potentiel de développement.
Quand Marie-Guite Dufay insiste sur le fait que «ce processus de fusion n’est pas qu’un mouvement administratif» car «derrière il y a des hommes, des richesses et une amplification des compétences», François Patriat désigne «la complémentarité» entre les agricultures et les productions agro-alimentaire. «Nous avons besoins des agriculteurs» renchérit le président de la Région Bourgogne «et les agriculteurs ont besoin de nous». A cela Christian Decercle renvoie à la nécessité de bien considérer la situation actuelle de nombre d’exploitants «qui rencontrent d’énormes difficultés et pour lesquels il faudrait veiller à ce qu’ils n’entrent pas dans la zone rouge». Le Feader et ses co-financements représente «beaucoup plus qu’une simple aide à l’agriculture car cela irrigue l’ensemble de l’économie des territoires, prépare l’avenir... alors qu’il ne faut surtout pas manquer d’ambition pour demain». Pour préparer demain justement, complète Christian Decerle «il faut de la lisibilité et de la simplicité».
La simplicité, c’est justement ce qu’annonce le ministre du travail Christian Rebsamen, venu soutenir les projets de la Bourgogne et de la Franche-Comté et glisser une annonce en passant. Des décrets d’application devraient très vite faciliter l’apprentissage et la vie des entreprises agricoles et agroalimentaires en simplifiant nettement le compte pénibilité. A suivre donc.
Des complémentarités... et une annonce ministérielle...
Le vrai mariage sera consommé au 1er janvier 2016, mais déjà «Ici c’est la Bourgogne» a fait une large place aux Franc-Comtois et à leur produits. Sur le plateau de fromages franc-comtois, 90 000 tonnes d’AOC, en face sur le plateau bourguignon, le poids est moins impressionnant mais le nombre d’AOC et d’AOP jouent la carte de la diversité dans une tradition d’excellence à fort potentiel de développement.
Quand Marie-Guite Dufay insiste sur le fait que «ce processus de fusion n’est pas qu’un mouvement administratif» car «derrière il y a des hommes, des richesses et une amplification des compétences», François Patriat désigne «la complémentarité» entre les agricultures et les productions agro-alimentaire. «Nous avons besoins des agriculteurs» renchérit le président de la Région Bourgogne «et les agriculteurs ont besoin de nous». A cela Christian Decercle renvoie à la nécessité de bien considérer la situation actuelle de nombre d’exploitants «qui rencontrent d’énormes difficultés et pour lesquels il faudrait veiller à ce qu’ils n’entrent pas dans la zone rouge». Le Feader et ses co-financements représente «beaucoup plus qu’une simple aide à l’agriculture car cela irrigue l’ensemble de l’économie des territoires, prépare l’avenir... alors qu’il ne faut surtout pas manquer d’ambition pour demain». Pour préparer demain justement, complète Christian Decerle «il faut de la lisibilité et de la simplicité».
La simplicité, c’est justement ce qu’annonce le ministre du travail Christian Rebsamen, venu soutenir les projets de la Bourgogne et de la Franche-Comté et glisser une annonce en passant. Des décrets d’application devraient très vite faciliter l’apprentissage et la vie des entreprises agricoles et agroalimentaires en simplifiant nettement le compte pénibilité. A suivre donc.
Une médaille, parce qu’elle le vaut bien !
Son nom et son parcours sont étroitement liés aux réussites et à l’image de la race charolaise. Florence Marquis (photo 4) directrice de Charolais France et depuis peu, directrice du Herd book charolais, s’est vue remettre les insignes de Chevalier du Mérite agricole, par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a bouleversé pour l’occasion son agenda ministériel. Un insigne honneur, pour un insigne bien mérité, par celle qui s’est totalement investie et engagée au service d’une race et du monde charolais. Un monde «fait de passion partagée», «d’ambition commune», mais aussi «de caractères bien affirmés»... dont les réussites, comme celle du premier Mondial charolais, ne sont pas le fruit d’un long fleuve tranquille. Elle a soutenu et relevé tous les défis à la force d’un caractère bien trempé et d’une poigne qui ont su emmener les plus récalcitrants. Florence Marquis poursuit aujourd’hui sa croisade au service de la race charolaise avec «la même volonté et la même conviction» que la génétique est au centre de tous les enjeux, «de la fourche à l’assiette» et «qu’il faut s’unir pour mieux se diversifier» en associant les forces et les atouts de chacun.