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Commission mixte de négociation de la convention collective des salariés 21-58-89

Bénigne Louet passe le flambeau à Olivier Gallien

Le 8 décembre dernier la commission mixte de négociation de la convention collective des salariés agricoles de Côte d'€™Or, Nièvre et Yonne s'€™est réunie à Pouilly en Auxois. L'€™occasion pour Bénigne Louet d'€™annoncer officiellement sa «retraite syndicale» et de passer la main à Olivier Gallien qui le remplace désormais à cette commission.
Par ANNE-MARIE KLEIN
Bénigne Louet passe le flambeau à Olivier Gallien
Passage de témoin entre Olivier Gallien et Bénigne Louet à la commission mixte de négociation de la convention collective des salariés agricoles de Côte d'Or, Nièvre et Yonne.
Homme de consensus et de dialogue, Bénigne Louet a assuré la présidence de la commission emploi de la FRSEA pendant vingt cinq ans. Il vient de mettre un terme à son dernier mandat au sein de la commission mixte de négociation de la convention collective des salariés en passant le relais à Olivier Gallien, l'€™actuel président de la commission emploi FRSEA. En vingt cinq ans, la situation des salariés agricoles aura beaucoup évolué pour les trois départements représentés que sont la Côte d'€™Or, la Nièvre et l'€™Yonne. Pour Bénigne, tout avait pourtant commencé par un constat d'€™échec, lors des négociations concernant le 13ème mois et la prime d'€™ancienneté. Une situation intenable pour un homme convaincu de la nécessité «de travailler et d'€™avancer ensemble», employeurs et salariés, en évitant les blocages. Le travail de longue haleine qui s'€™en est suivi a porté ses fruits lorsqu'€™il s'€™est agi de bâtir la première convention convention collective pour les salariés agricoles des trois départements concernés.
«Dix ans de discussions et de débats» se souvient Bénigne Louet «pour écrire ce texte mot à mot, ligne à ligne, en partenariat avec Jean-marie Laignelet». De 1987 à 1997 les partenaires sociaux ont ainsi appris à travailler ensemble, à s'€™écouter à avancer.

Car l'€™objectif c'€™était bien pour ce partisan convaincu du progrès social de permettre aux salariés agricoles de bénéficier des mêmes avantages que leurs collègues des autres secteurs. «Comment sinon, valoriser les métiers et amener les jeunes à postuler ?» Ce travail a ouvert la porte à d'€™autres chantiers : la mise en place de la prévoyance, la retraite complémentaire...
Homme de passion et visionnaire, Bénigne a compris avant d'€™autres que le monde agricole en pleine mutation aurait besoin de salariés et, que pour répondre à ces besoins, il faudrait rendre l'€™offre attractive. Avec l'€™agrandissement des structures, cette vision s'€™est confirmée et le recours au salariat est devenu une nécessité. «Il faut reconnaître les qualités et les compétences de nos collaborateurs» soutient Bénigne Louet, des collaborateurs de plus en formés «que l'€™on peut faire évoluer dans leur poste grâce à la formation». Tout n'€™a pas toujours été facile, mais il reste convaincu que les employeurs chefs d'€™exploitation agricoles engagés syndicalement «ont un plus par rapport au patronat français, ce sont des syndicalistes au départ, avec une culture et des valeurs propres à leur engagement. Quand on négocie avec d'€™autres responsables syndicaux c'€™est un avantage indéniable que cette culture syndicale partagée, même si le fond diffère».

Olivier Gallien qui reprend le flambeau a d'€™abord exercé des responsabilités dans les services de remplacement, il assure la présidence de la commission employeurs de la FDSEA 21 et de a commission régionale emploi FRSEA, il représente aussi la Bourgogne au sein de la commission nationale emploi de la FNSEA et fait partie du bureau national de l'€™Anefa. Cette nouvelle responsabilité complète un schéma d'€™avenir au service de l'€™emploi avec une volonté réaffirmée «de faire vivre la convention et de maintenir un dialogue constructif entre employeurs
de main d'€™œuvre et salariés
agricoles».