Encore des contrôles JA de l’ASP chez des jeunes Nivernais
Alexandre Lorré dénonce «acharnement» et «sur-administration»
Mercredi 9 mars, Alexandre Lorré et Jean-Charles Seutin, tous les deux responsables syndicaux des JA58, ont reçu la visite d’un agent de l’ASP de Dijon. Missionnés par la DDT de la Nièvre, le contrôleur devait re-vérifier, après des premiers contrôles sans anomalie en 2015, que les investissements en cours de réalisation chez les deux jeunes étaient bien conformes. Un comité d’accueil l’attendait.
«On ne peut pas le prouver, mais on se demande si ce ne sont pas les JA58 qui sont visés». Alexandre Lorré, le président du syndicat jeune, se dit surpris et excédé par ce qu’il appelle de «l’acharnement» et de «la sur-administration» vis-à-vis des jeunes agriculteurs
Avec Jean-Charles Seutin, lui aussi en phase d’installation et administrateur des JA58, ils ont reçu, mercredi 9 mars, un agent de l’Agence de services et de paiements (ASP) de Dijon, tous les deux pour un deuxième contrôle, depuis l’été, sur leurs investissements JA. «Autant chez Jean-Charles que chez moi, les contrôles de 2015 n’avaient révélé aucune anomalie et là, pour mon investissement, la stabulation n’est même pas encore réceptionnée» déplore le jeune responsable. «L’ASP nous a contacté fin février pour nous avertir de sa venue et nous avons décidé de lui réserver un comité d’accueil». De fait, une cinquantaine d’agriculteurs du Corbigeois, des jeunes et des retraités, ont manifesté leur «mécontentement» auprès du contrôleur venu le 9 mars.
«Oppressés»
La rencontre s’est faite dans un calme relatif. Le contrôle a bien eu lieu, «même si en plus, j’ai eu droit à un examen en règle des passeports, folios, carnet sanitaire, plans de fumure, ordonnances et carnet de cultures, le tout sans anomalie» relate Alexandre Lorré.
Durant 20 minutes, le président des JA58 a pris la parole pour expliquer sa façon de penser au fonctionnaire : «S’agissant d’investissements JA, donc liés à des bonifications d’emprunts de l’Etat, nous disons que les contrôles sont normaux et que nous les acceptons, mais nous dénonçons aussi ce genre d’acharnement et de sur-administration qui consiste à gaspiller de l’argent public en revenant vérifier ce qui a déjà été contrôlé». L’agent voulait aussi vérifier la présence des pancartes informant des aides européennes, ce qu’il a pu faire sans problème, mais aussi le tableau d’amortissement, ce qu’Alexandre Lorré a refusé : «il n’ a qu’à aller le chercher auprès de ma banque!»
Les JA demandent que l’ASP cesse ces «aberrations» à un moment «où toute la profession est cloisonnée dans les cours de fermes mais que dans peu de temps, les vaches seront lâchées». Le contrôleur a eu du mal à expliquer les raisons de sa démarche, si ce n’est à expliquer que c’était une demande de la DDT de la Nièvre à l’ASP. Ce que le président des JA58 a voulu vérifier en appelant le directeur de l’ASP : «il m’a dit qu’en 2015, en Bourgogne, il n’y avait eu aucune fraude détectée, ce qui prouve que le monde agricole est sérieux. Pourquoi continuer à nous oppresser ?»
Avec Jean-Charles Seutin, lui aussi en phase d’installation et administrateur des JA58, ils ont reçu, mercredi 9 mars, un agent de l’Agence de services et de paiements (ASP) de Dijon, tous les deux pour un deuxième contrôle, depuis l’été, sur leurs investissements JA. «Autant chez Jean-Charles que chez moi, les contrôles de 2015 n’avaient révélé aucune anomalie et là, pour mon investissement, la stabulation n’est même pas encore réceptionnée» déplore le jeune responsable. «L’ASP nous a contacté fin février pour nous avertir de sa venue et nous avons décidé de lui réserver un comité d’accueil». De fait, une cinquantaine d’agriculteurs du Corbigeois, des jeunes et des retraités, ont manifesté leur «mécontentement» auprès du contrôleur venu le 9 mars.
«Oppressés»
La rencontre s’est faite dans un calme relatif. Le contrôle a bien eu lieu, «même si en plus, j’ai eu droit à un examen en règle des passeports, folios, carnet sanitaire, plans de fumure, ordonnances et carnet de cultures, le tout sans anomalie» relate Alexandre Lorré.
Durant 20 minutes, le président des JA58 a pris la parole pour expliquer sa façon de penser au fonctionnaire : «S’agissant d’investissements JA, donc liés à des bonifications d’emprunts de l’Etat, nous disons que les contrôles sont normaux et que nous les acceptons, mais nous dénonçons aussi ce genre d’acharnement et de sur-administration qui consiste à gaspiller de l’argent public en revenant vérifier ce qui a déjà été contrôlé». L’agent voulait aussi vérifier la présence des pancartes informant des aides européennes, ce qu’il a pu faire sans problème, mais aussi le tableau d’amortissement, ce qu’Alexandre Lorré a refusé : «il n’ a qu’à aller le chercher auprès de ma banque!»
Les JA demandent que l’ASP cesse ces «aberrations» à un moment «où toute la profession est cloisonnée dans les cours de fermes mais que dans peu de temps, les vaches seront lâchées». Le contrôleur a eu du mal à expliquer les raisons de sa démarche, si ce n’est à expliquer que c’était une demande de la DDT de la Nièvre à l’ASP. Ce que le président des JA58 a voulu vérifier en appelant le directeur de l’ASP : «il m’a dit qu’en 2015, en Bourgogne, il n’y avait eu aucune fraude détectée, ce qui prouve que le monde agricole est sérieux. Pourquoi continuer à nous oppresser ?»