Réunions élevage du GDS 58
Alain Bonnel : «ce sont aussi des réunions d’élections des délégués»
Du 5 au 20 février, le GDS 58 renoue avec l’organisation de réunions sur tout le territoire de la Nièvre. 5 au total auront lieu et balayeront l’actualité sanitaire au sens large. Alain Bonnel, directeur de l’organisme, précise le programme.
- Terres de Bourgogne : Pourquoi renouer avec ces réunions d’information des éleveurs à travers la Nièvre ?
Alain Bonnel : Cela fait trois ans que l’on n’en avait pas tenues parce que l’actualité sanitaire n’était pas très porteuse. Nous n’avions pas grand chose à raconter. Là, c’est différent, parce qu’il s’agit aussi de réunions électives. Suite à la réforme des statuts du GDS 58 lors de l’assemblée générale extraordinaire de mars 2014, les adhérents ont décidé d’instituer des délégués de secteurs, sur les 5 mêmes zones que celles de la Chambre d’agriculture. Le rôle des anciens délégués cantonaux puis de secteurs n’a pas changé : ils constituent l’assemblée générale et sont le lien entre l’échelon départemental et le local. Avec ces zones-là, la proximité des délégués s’éloigne un petit peu mais nous n’avons plus que 2000 éleveurs dans le département et il y a des secteurs où l’on ne trouvait plus les délégués requis. Maintenant, nous élirons 7 délégués pour la zone Nord-Ouest, 13 pour le Nord-Morvan, 9 pour le Centre, 7 pour le Sud et 9 pour le Sud-Morvan.
- Hormis les élections, quel sera l’ordre du jour ?
Comme d’habitude, nous ferons un point sur la vie du GDS (finances, cotisations et utilisation des cotisations), sur les actions du GDS (BVD, paratuberculose). Sur la BVD, par exemple, nous évoquerons la proposition nationale d’un plan d’éradication collectif. Des régions comme l’Ouest et l’Est se sont déjà engagées dans le processus. On s’expliquera car cela risque d’être très coûteux. Nous savons que la BVD circule dans la région et nous avons des plans d’assainissement individuels mais par contre, la démarche collective risque de coûter très cher. Les analyses ne sont pas gratuites. On peut les faire dès la naissance des bovins en analysant les bouts de cartilage qui tombent lors de la pose des boucles... mais nous avons 150 000 naissances dans la Nièvre et à raison de 3 à 4 euros par animal, on trouve l’argent où ? Pour l’instant, au GDS, nous préconisons plutôt aux éleveurs de se protéger en vaccinant les femelles de reproduction.
- Évoquerez-vous le plan IBR, dont Terres de Bourgogne s’est fait l’écho la semaine dernière ?
Nous l’aborderons ainsi que les difficultés actuelles qui y sont liées. Nous recensons une quarantaine d’élevages suspendus dans la Nièvre cette année.
- Et quoi d’autre ?
Nous allons porter, en lien avec les responsables de la FDSEA 58, une information aussi complète que possible sur le Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE), qui existe depuis deux ans. Les éleveurs payent depuis 2013 à la MSA 20 euros pour la partie horizontale du fonds, mais il y a aussi des sections spécialisées, telles que celle pour les ruminants, qui s’ouvrent à une adhésion facultative. Nous avons très peu de données là-dessus. Le national a décidé de confier aux GDS l’appel à cotisations (10 centimes par bovin et 2 centimes par brebis ou chèvre). Quand le FMSE engage des fonds sur une action donnée, l’Etat apporte 65% de l’enveloppe, dont 75% sont pris en charge par l’Europe. Ces actions doivent être soumises à l’approbation de l’Etat. Nous nous expliquerons aussi sur le devenir du Fonds de mutualisation sanitaire (FMS) auquel cotisaient les éleveurs depuis plusieurs années. Il n’y a plus de cotisations mais que va devenir l’argent déjà versé ? En tout cas, nous avons déjà des appels d’éleveurs qui refusent de cotiser au FMSE »...
Alain Bonnel : Cela fait trois ans que l’on n’en avait pas tenues parce que l’actualité sanitaire n’était pas très porteuse. Nous n’avions pas grand chose à raconter. Là, c’est différent, parce qu’il s’agit aussi de réunions électives. Suite à la réforme des statuts du GDS 58 lors de l’assemblée générale extraordinaire de mars 2014, les adhérents ont décidé d’instituer des délégués de secteurs, sur les 5 mêmes zones que celles de la Chambre d’agriculture. Le rôle des anciens délégués cantonaux puis de secteurs n’a pas changé : ils constituent l’assemblée générale et sont le lien entre l’échelon départemental et le local. Avec ces zones-là, la proximité des délégués s’éloigne un petit peu mais nous n’avons plus que 2000 éleveurs dans le département et il y a des secteurs où l’on ne trouvait plus les délégués requis. Maintenant, nous élirons 7 délégués pour la zone Nord-Ouest, 13 pour le Nord-Morvan, 9 pour le Centre, 7 pour le Sud et 9 pour le Sud-Morvan.
- Hormis les élections, quel sera l’ordre du jour ?
Comme d’habitude, nous ferons un point sur la vie du GDS (finances, cotisations et utilisation des cotisations), sur les actions du GDS (BVD, paratuberculose). Sur la BVD, par exemple, nous évoquerons la proposition nationale d’un plan d’éradication collectif. Des régions comme l’Ouest et l’Est se sont déjà engagées dans le processus. On s’expliquera car cela risque d’être très coûteux. Nous savons que la BVD circule dans la région et nous avons des plans d’assainissement individuels mais par contre, la démarche collective risque de coûter très cher. Les analyses ne sont pas gratuites. On peut les faire dès la naissance des bovins en analysant les bouts de cartilage qui tombent lors de la pose des boucles... mais nous avons 150 000 naissances dans la Nièvre et à raison de 3 à 4 euros par animal, on trouve l’argent où ? Pour l’instant, au GDS, nous préconisons plutôt aux éleveurs de se protéger en vaccinant les femelles de reproduction.
- Évoquerez-vous le plan IBR, dont Terres de Bourgogne s’est fait l’écho la semaine dernière ?
Nous l’aborderons ainsi que les difficultés actuelles qui y sont liées. Nous recensons une quarantaine d’élevages suspendus dans la Nièvre cette année.
- Et quoi d’autre ?
Nous allons porter, en lien avec les responsables de la FDSEA 58, une information aussi complète que possible sur le Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE), qui existe depuis deux ans. Les éleveurs payent depuis 2013 à la MSA 20 euros pour la partie horizontale du fonds, mais il y a aussi des sections spécialisées, telles que celle pour les ruminants, qui s’ouvrent à une adhésion facultative. Nous avons très peu de données là-dessus. Le national a décidé de confier aux GDS l’appel à cotisations (10 centimes par bovin et 2 centimes par brebis ou chèvre). Quand le FMSE engage des fonds sur une action donnée, l’Etat apporte 65% de l’enveloppe, dont 75% sont pris en charge par l’Europe. Ces actions doivent être soumises à l’approbation de l’Etat. Nous nous expliquerons aussi sur le devenir du Fonds de mutualisation sanitaire (FMS) auquel cotisaient les éleveurs depuis plusieurs années. Il n’y a plus de cotisations mais que va devenir l’argent déjà versé ? En tout cas, nous avons déjà des appels d’éleveurs qui refusent de cotiser au FMSE »...