Conseil d’administration Interbev Bourgogne
Actions, réactions et communication
Interbev a réuni les membres de son conseil d’administration au Pôle agricole de Créancey. Les sujets en discussion n’ont pas manqué de relever l’importance stratégique de la production de viande, en France comme en Europe, face aux enjeux internationaux.
Une fois de plus les sujets de discussion ne faisaient pas défaut au dernier conseil d’administration d’Interbev Bourgogne. Au menu des dossiers régionaux : le compte-rendu d’un voyage en Turquie, le Mondial Charolais qui se profile à l’horizon, en terre nivernaise et les prochaines rencontres Made in Viande. Et pour ce qui concerne la question d’actualité la plus inquiétante : les dessous et les menaces que font planer l’accord de libre échange entre l’Europe et les USA, avec une fois de plus comme variable d’ajustement et monnaie de [I]«troc»[i], l’agriculture en général et la viande en particulier.
[INTER]Mission Turquie : Objectif export...[inter]
Les comités régionaux d’Interbev du grand Massif central, ont organisé du 14 au 18 avril une mission en Turquie. Dans le viseur : une meilleure connaissance du potentiel d’échanges (en viande comme en vif) au travers des visites d’élevages, de centres d’engraissement, d’abattoirs, d’ateliers de découpe, de boucheries et de rayons spécialisés de grandes surfaces. Le compte-rendu exhaustif n’est pas encore tout à fait validé et il fera l’objet d’une prochaine communication, mais d’ores et déjà, Guy Chevalier, qui participait à la mission, a pu retranscrire [I]«avec ses mots et son ressenti particulier»[i] les impressions d’un professionnel de la filière. La caractéristique de la Turquie c’est déjà [I]«un grand dynamisme au service d’un développement éco-stratégique destiné à augmenter et à assurer à terme l’auto-suffisance du pays, ainsi qu’à dégager une capacité d’exportation»[i] à la hauteur de la demande des États qui constituaient il y un siècle encore le grand empire ottoman.
La Turquie sait donc où elle va et ce dont elle a exactement besoin en termes de produits. Des importations plutôt en vif, d’animaux jeunes et de petite conformation (300 kg maximum), mais bénéficiant d’un bon potentiel de croissance. Les discussions (au volet politique affirmé) entre les autorités turques et françaises, portent sur les droits de douanes, le cahier des charges (poids et standards de qualité très précis) et le certificat sanitaire. Une nouvelle mission prévue en juin devrait permettre de mieux définir un peu plus précisément le potentiel de développement de ce marché.
[INTER]Mondial Charolais : une belle vitrine[inter]
Le camion d’Interbev sera présent au Congrès Mondial du Charolais les 28, 29 et 30 août prochains, à la Ferme du Marault, à Magny-Cours. Au programme, des dégustations, le savoir-faire en démonstration de deux bouchers, des animations sur fonds de découpe et de décoration des pièces de viande et une structure gonflable.
[INTER]Mieux communiquer vers la restauration collective[inter]
L’approvisionnement de la restauration collective en viande française représente un enjeu économique majeur, alors que la consommation des ménages ne concerne que 20% de la production. L’essentiel des volumes va à la transformation, l’industrie et la restauration collective qui a tendance à privilégier le prix et donc la viande d’importation. Interbev a édité une plaquette nationale, expliquant en trois volets [I]«Pourquoi et comment acheter de la viande française en restauration collective ?»[i] Objectif ciblé : lutter contre les idées reçues, valoriser la qualité, le savoir-faire, la proximité, accompagner l’achat par des conseils adaptés au code des marchés publics, proposer des formations pour les équipes et des outils clés en main... Premières cibles visées par cette communication : les maires des communes comme autant de prescripteurs pour ce type de marché.
[INTER]Mobilisation régionale pour les prochaines rencontres “Made in Viande” [inter]
Du 25 au 31 octobre, les acteurs de la filière viande vont se mobiliser et organiser des portes ouvertes pour ce premier événement national de toute la filière viande. Éleveurs, commerçants en bestiaux, coopératives d’élevage, abatteurs, transformateurs, grossistes, hypermarchés, restaurants collectifs, boucheries traditionnelles... tous les niveaux de la filière viande, de l’amont à l’aval sont invités à organiser des rencontres, des animations pour expliquer leur métier et le replacer dans le grand ensemble économique et stratégique que représente la production française de viande. De l’étable à la table, Interbev envisage plus de
2500 portes ouvertes au grand public et à la curiosité des consommateurs, dont la Bourgogne, doit prendre sa part.
[INTER]Accord UE/États-Unis : Attention danger ![inter]
Dernier volet de ce conseil d’administration pendant lequel Jean-Pierre Fleury, président d’Interbev Bourgogne, a exprimé [I]«ses plus vives inquiétudes face à l’état du marché français et à une campagne viande des plus laborieuses»[i], l’accord de libre échange en discussion entre l’UE et les États-Unis. Un accord pour lequel la commission a obtenu un blanc-seing des chefs de gouvernement européens et une négociation de tous les dangers pour l’agriculture en général et la production de viande en particulier, où la France a tout à perdre et rien à gagner. Les discussions portent sur l’harmonisation des normes bancaires, sanitaires, agricoles et assurantielles pour faciliter les échanges entre les deux continents. Mais d’ores et déjà les sujets du bien-être animal et des normes environnementales, ont été écartés des négociations. Jean-Pierre Fleury dénonce donc [INTER]«une gigantesque partie de bluff»[inter] et une situation déraisonnable au regard des distorsions de concurrence existantes. L’accord qui vient d’être validé avec le Canada concerne déjà 65 000 tonnes de viande, il doit être maintenant validé par les parlements nationaux. Les USA réclament pour leur part 300 000 tonnes à exporter vers l’Europe et le Mercosur risque de s’engouffrer dans la brêche pour 300 000 tonnes supplémentaires. Interbev a organisé la riposte en réalisant un film de lobbying comparant les conditions d’élevage et d’abattage aux États-Unis et en Europe. [I]«No passera»[i], c’est le nouveau mot d’ordre, mais la Commission européenne garde les mains libre pour négocier, sans rendre de compte à quiconque et surtout pas aux premiers intéressés, qui risquent d’être les prochaines victimes collatérales d’un accord économique où l’agriculture sert une fois de plus (une fois de trop ?) de monnaie d’échange.
[INTER]Mission Turquie : Objectif export...[inter]
Les comités régionaux d’Interbev du grand Massif central, ont organisé du 14 au 18 avril une mission en Turquie. Dans le viseur : une meilleure connaissance du potentiel d’échanges (en viande comme en vif) au travers des visites d’élevages, de centres d’engraissement, d’abattoirs, d’ateliers de découpe, de boucheries et de rayons spécialisés de grandes surfaces. Le compte-rendu exhaustif n’est pas encore tout à fait validé et il fera l’objet d’une prochaine communication, mais d’ores et déjà, Guy Chevalier, qui participait à la mission, a pu retranscrire [I]«avec ses mots et son ressenti particulier»[i] les impressions d’un professionnel de la filière. La caractéristique de la Turquie c’est déjà [I]«un grand dynamisme au service d’un développement éco-stratégique destiné à augmenter et à assurer à terme l’auto-suffisance du pays, ainsi qu’à dégager une capacité d’exportation»[i] à la hauteur de la demande des États qui constituaient il y un siècle encore le grand empire ottoman.
La Turquie sait donc où elle va et ce dont elle a exactement besoin en termes de produits. Des importations plutôt en vif, d’animaux jeunes et de petite conformation (300 kg maximum), mais bénéficiant d’un bon potentiel de croissance. Les discussions (au volet politique affirmé) entre les autorités turques et françaises, portent sur les droits de douanes, le cahier des charges (poids et standards de qualité très précis) et le certificat sanitaire. Une nouvelle mission prévue en juin devrait permettre de mieux définir un peu plus précisément le potentiel de développement de ce marché.
[INTER]Mondial Charolais : une belle vitrine[inter]
Le camion d’Interbev sera présent au Congrès Mondial du Charolais les 28, 29 et 30 août prochains, à la Ferme du Marault, à Magny-Cours. Au programme, des dégustations, le savoir-faire en démonstration de deux bouchers, des animations sur fonds de découpe et de décoration des pièces de viande et une structure gonflable.
[INTER]Mieux communiquer vers la restauration collective[inter]
L’approvisionnement de la restauration collective en viande française représente un enjeu économique majeur, alors que la consommation des ménages ne concerne que 20% de la production. L’essentiel des volumes va à la transformation, l’industrie et la restauration collective qui a tendance à privilégier le prix et donc la viande d’importation. Interbev a édité une plaquette nationale, expliquant en trois volets [I]«Pourquoi et comment acheter de la viande française en restauration collective ?»[i] Objectif ciblé : lutter contre les idées reçues, valoriser la qualité, le savoir-faire, la proximité, accompagner l’achat par des conseils adaptés au code des marchés publics, proposer des formations pour les équipes et des outils clés en main... Premières cibles visées par cette communication : les maires des communes comme autant de prescripteurs pour ce type de marché.
[INTER]Mobilisation régionale pour les prochaines rencontres “Made in Viande” [inter]
Du 25 au 31 octobre, les acteurs de la filière viande vont se mobiliser et organiser des portes ouvertes pour ce premier événement national de toute la filière viande. Éleveurs, commerçants en bestiaux, coopératives d’élevage, abatteurs, transformateurs, grossistes, hypermarchés, restaurants collectifs, boucheries traditionnelles... tous les niveaux de la filière viande, de l’amont à l’aval sont invités à organiser des rencontres, des animations pour expliquer leur métier et le replacer dans le grand ensemble économique et stratégique que représente la production française de viande. De l’étable à la table, Interbev envisage plus de
2500 portes ouvertes au grand public et à la curiosité des consommateurs, dont la Bourgogne, doit prendre sa part.
[INTER]Accord UE/États-Unis : Attention danger ![inter]
Dernier volet de ce conseil d’administration pendant lequel Jean-Pierre Fleury, président d’Interbev Bourgogne, a exprimé [I]«ses plus vives inquiétudes face à l’état du marché français et à une campagne viande des plus laborieuses»[i], l’accord de libre échange en discussion entre l’UE et les États-Unis. Un accord pour lequel la commission a obtenu un blanc-seing des chefs de gouvernement européens et une négociation de tous les dangers pour l’agriculture en général et la production de viande en particulier, où la France a tout à perdre et rien à gagner. Les discussions portent sur l’harmonisation des normes bancaires, sanitaires, agricoles et assurantielles pour faciliter les échanges entre les deux continents. Mais d’ores et déjà les sujets du bien-être animal et des normes environnementales, ont été écartés des négociations. Jean-Pierre Fleury dénonce donc [INTER]«une gigantesque partie de bluff»[inter] et une situation déraisonnable au regard des distorsions de concurrence existantes. L’accord qui vient d’être validé avec le Canada concerne déjà 65 000 tonnes de viande, il doit être maintenant validé par les parlements nationaux. Les USA réclament pour leur part 300 000 tonnes à exporter vers l’Europe et le Mercosur risque de s’engouffrer dans la brêche pour 300 000 tonnes supplémentaires. Interbev a organisé la riposte en réalisant un film de lobbying comparant les conditions d’élevage et d’abattage aux États-Unis et en Europe. [I]«No passera»[i], c’est le nouveau mot d’ordre, mais la Commission européenne garde les mains libre pour négocier, sans rendre de compte à quiconque et surtout pas aux premiers intéressés, qui risquent d’être les prochaines victimes collatérales d’un accord économique où l’agriculture sert une fois de plus (une fois de trop ?) de monnaie d’échange.