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Droit de réponse

A propos d’I.B.R

Le communiqué signé par E.Bernard, paru le 13 novembre dernier dans Terres de Bourgogne, appelle plusieurs remarques de la part des membres du Bureau du Groupement de Défense Sanitaire :
Par GDS de la Nièvre
Au-delà du constat partagé sur la nécessité d’éradiquer rapidement l’I.B.R., il convient de noter que l’envoi du courrier à 387 éleveurs nivernais, possédant moins de 10 bovins séropositifs I.B.R. a été décidé lors de la réunion du Bureau du 23 septembre dernier.
Il a été en effet jugé important d’informer ces éleveurs du contenu de l’Arrêté Ministériel dont la parution était annoncée pour l’automne.

Ce courrier alerte sur le contenu de cet Arrêté de la manière suivante:
«Trois mesures de cet Arrêté risquent d’être particulièrement contraignantes:

Les bovins connus IBR positifs se verront attribuer une Asda orange ou jaune avec un marquage «bovin positif IBR». Ils seront alors destinés à l’abattoir ou aux ateliers dérogataires. Ils ne pourront plus aller en centres de rassemblement, ni dans les différents marchés.

Les cheptels qui posséderont au moins un bovin positif devront dépister les bovins de 12-24 mois (en plus des bovins âgés de plus de 24 mois déjà dépistés).

Enfin, un contrôle IBR réalisé par le vendeur dans les 15 jours précédent la vente sera exigé pour les bovins ne détenant pas d’appellation «Indemne en IBR». Il sera complété par un second contrôle entre 15 et 30 jours après leur introduction dans le cheptel acheteur.

Dans ce contexte, il est donc préférable d’éviter ces contraintes à venir en éliminant le ou les derniers bovins positifs IBR que vous détenez et de prendre contact avec nous pour préparer la qualification de votre élevage.
Pour débuter le protocole d’appellation IBR, il est nécessaire de sortir le dernier bovin positif de votre élevage au minimum 1 mois avant le début des prophylaxies annuelles».

Fallait-il attendre la parution de ce texte au Journal Officiel ou était-il préférable de prévenir près de 400 éleveurs avant le début de la campagne de prophylaxie pour leur conseiller de se préparer en réformant dès que possible leurs derniers bovins positifs  ?
Le Bureau du GDS a fait le choix d’informer sans tarder ses adhérents  ; la réaction favorable de la majorité des éleveurs concernés prouve que cette décision était la bonne.

En aucun cas, l’envoi de cette lettre ne relève d’une initiative individuelle.
Enfin, le Bureau du GDS affirme son entière confiance à Rodolphe Morizot, gravement pris à
partie par le signataire de ce communiqué.