Élevage équin
9/9 Dossier bâtiment: États des lieux du parc bâtiments
La 7ème journée du Réseau économique de la filière équine a été l’occasion de faire le point sur les premiers résultats d’une enquête sur les bâtiments équins. Zoom.
[I]«Depuis quelques années, on constate chez les éleveurs de chevaux des difficultés à générer du revenu par unité de main d’œuvre. Ce manque de productivité de la main d’œuvre, ajouté à un manque de données sur les bâtiments, ne favorise pas l’installation des jeunes en systèmes équins. C’est pourquoi, une enquête nationale est en cours. L’ensemble des résultats devrait être disponible d’ici quelques mois»[i], commente Loïc Madeline, chef de projets au Service Fourrages et pastoralisme.
Plusieurs objectifs ont été définis : réaliser un état des lieux sur les modes d’hébergement et infrastructures présents dans les exploitations (bâtiments et équipements de stockage), établir les éléments pénalisant ou favorisant le travail, évaluer et analyser les usages et les tâches des exploitants (temps de travail par activité) et repérer les systèmes performants et/ou innovants, afin d’établir des références pour un jeune qui s’installe.
[I]«Cette enquête s’appuie sur les fermes des réseaux d’élevages. On aborde la phase finale de collecte de données. On pense atteindre 150 à 200 exploitations enquêtées. Ce travail a été réalisé en partenariat avec le Réseau mixte technologique (RMT) «bâtiments d’élevage du futur». On compte s’appuyer sur leur expertise en matière d’innovations pour faire remonter des idées dans la filière équine comme par exemple sur les bâtiments économiques»[i], poursuit Loïc Madeline.
[INTER]Un mode de détention individuelle[inter]
Les structures enquêtées ont été réparties en deux catégories : les élevages spécialisés, qui tirent plus de 80 % de leur chiffre d’affaires des chevaux et les élevages diversifiés. Au sein de chacune de ces deux catégories, plusieurs groupes ont été formés selon leur activité : sport et/ou loisirs, centre équestre, pension, diversifié (bovins, cultures…).
Certaines tendances ressortent d’ores et déjà. [I]«Globalement, dans plus de 80 % des cas, les structures reprises ou créées nécessitent de forts réaménagements. Beaucoup ont été construites par les éleveurs eux-mêmes qui déclarent, pour nombre d’entre eux, ne pas avoir été accompagné dans la conception et dans la prise en compte de l’évolution du système»[i], note le responsable de l’enquête.
Autre constat, les équidés sont principalement détenus en bâtiment dans des logements individuels notamment. Les éleveurs ont peu recours à une détention collective (stabulation). De plus, en détention individuelle, pour plus de la moitié des exploitations, les box intérieurs - sans contact avec l’extérieur – sont privilégiés. Lorsque le mode de détention est collectif, on retrouve surtout l’utilisation de la stabulation libre. Les élevages diversifiés favorisent le plein air intégral, plus que les élevages spécialisés.
[INTER]Usages et temps par activité[inter]
Pour chaque type de bâtiments et pour chacun des différents systèmes, des tâches et activités comme rentrer et sortir les chevaux, les nourrir, entretenir les box… ont été décrites selon deux périodes, l’hiver et l’été. [I]«A titre d’exemple, dans un élevage spécialisé avec une école d’équitation (cours et compétition), sortir et rentrer les chevaux nécessitent en moyenne 4 minutes par jour et par bête, la distribution du fourrage l’hiver prend 2 min/cheval et l’entretien des box (retrait crottin et ajout de paille) en hiver 2,26 min/cheval. Avec ces données, notre objectif est d’analyser ces durées selon le mode de logement, l’alimentation…»[i]
Le fumier était par ailleurs majoritairement stocké au champ. Il existe une infrastructure spécifique telle qu’on en trouve en élevages bovins dans moins de 20 % des cas.
1/9 Dossier bâtiment: Une tradition pour le Gaec Colson
2/9 Dossier bâtiment: Analyser le coût de fonctionnement des bâtiments pour les vaches allaitantes
3/9 Dossier bâtiment: Moins de paille et moins de mammites avec les logettes creuses
4/9 Dossier bâtiment: Bâtiment d’élevage à énergie positive
5/9 Dossier bâtiment: De nombreuses innovations, mais des coûts trop élevés
6/9 Dossier bâtiment: Les pentes, pas un problème !
7/9 Dossier bâtiment: La «main» passe à la Région
8/9 Dossier bâtiment: Un bâtiment fonctionnel pour l’agnelage
Plusieurs objectifs ont été définis : réaliser un état des lieux sur les modes d’hébergement et infrastructures présents dans les exploitations (bâtiments et équipements de stockage), établir les éléments pénalisant ou favorisant le travail, évaluer et analyser les usages et les tâches des exploitants (temps de travail par activité) et repérer les systèmes performants et/ou innovants, afin d’établir des références pour un jeune qui s’installe.
[I]«Cette enquête s’appuie sur les fermes des réseaux d’élevages. On aborde la phase finale de collecte de données. On pense atteindre 150 à 200 exploitations enquêtées. Ce travail a été réalisé en partenariat avec le Réseau mixte technologique (RMT) «bâtiments d’élevage du futur». On compte s’appuyer sur leur expertise en matière d’innovations pour faire remonter des idées dans la filière équine comme par exemple sur les bâtiments économiques»[i], poursuit Loïc Madeline.
[INTER]Un mode de détention individuelle[inter]
Les structures enquêtées ont été réparties en deux catégories : les élevages spécialisés, qui tirent plus de 80 % de leur chiffre d’affaires des chevaux et les élevages diversifiés. Au sein de chacune de ces deux catégories, plusieurs groupes ont été formés selon leur activité : sport et/ou loisirs, centre équestre, pension, diversifié (bovins, cultures…).
Certaines tendances ressortent d’ores et déjà. [I]«Globalement, dans plus de 80 % des cas, les structures reprises ou créées nécessitent de forts réaménagements. Beaucoup ont été construites par les éleveurs eux-mêmes qui déclarent, pour nombre d’entre eux, ne pas avoir été accompagné dans la conception et dans la prise en compte de l’évolution du système»[i], note le responsable de l’enquête.
Autre constat, les équidés sont principalement détenus en bâtiment dans des logements individuels notamment. Les éleveurs ont peu recours à une détention collective (stabulation). De plus, en détention individuelle, pour plus de la moitié des exploitations, les box intérieurs - sans contact avec l’extérieur – sont privilégiés. Lorsque le mode de détention est collectif, on retrouve surtout l’utilisation de la stabulation libre. Les élevages diversifiés favorisent le plein air intégral, plus que les élevages spécialisés.
[INTER]Usages et temps par activité[inter]
Pour chaque type de bâtiments et pour chacun des différents systèmes, des tâches et activités comme rentrer et sortir les chevaux, les nourrir, entretenir les box… ont été décrites selon deux périodes, l’hiver et l’été. [I]«A titre d’exemple, dans un élevage spécialisé avec une école d’équitation (cours et compétition), sortir et rentrer les chevaux nécessitent en moyenne 4 minutes par jour et par bête, la distribution du fourrage l’hiver prend 2 min/cheval et l’entretien des box (retrait crottin et ajout de paille) en hiver 2,26 min/cheval. Avec ces données, notre objectif est d’analyser ces durées selon le mode de logement, l’alimentation…»[i]
Le fumier était par ailleurs majoritairement stocké au champ. Il existe une infrastructure spécifique telle qu’on en trouve en élevages bovins dans moins de 20 % des cas.
1/9 Dossier bâtiment: Une tradition pour le Gaec Colson
2/9 Dossier bâtiment: Analyser le coût de fonctionnement des bâtiments pour les vaches allaitantes
3/9 Dossier bâtiment: Moins de paille et moins de mammites avec les logettes creuses
4/9 Dossier bâtiment: Bâtiment d’élevage à énergie positive
5/9 Dossier bâtiment: De nombreuses innovations, mais des coûts trop élevés
6/9 Dossier bâtiment: Les pentes, pas un problème !
7/9 Dossier bâtiment: La «main» passe à la Région
8/9 Dossier bâtiment: Un bâtiment fonctionnel pour l’agnelage
Le volet coût
Le volet coût n’a pas été abordé, toutes les exploitations enquêtées ne s’étant pas installées à la même date. Ce paramètre entraîne donc un problème d’actualisation des valeurs. Cependant, des fiches prix utilisables aujourd’hui, sont disponibles sur les sites notamment du conseil des chevaux de Basse-Normandie, sur celui de la Chambre d’agriculture de Basse-Normandie ou encore sur le site de l’IFCE.