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Bilan des installations 2013 dans la Nièvre

70 projets créés, soit 3 de plus qu’en 2012

La Chambre d’agriculture de la Nièvre vient de publier les statistiques de l’installation agricole dans le département en 2013. La tendance à la hausse, amorcée en 2012, se confirme avec 3 dossiers supplémentaires, soit un total de 70 projets.
Par Emmanuel Coulombeix
70 projets créés,  soit 3 de plus qu’en 2012
Crédit Photo: Réussir
Nicole Gabalda, la conseillère installation de la Chambre, vient de présenter ses chiffres de l’installation agricole de la Nièvre au cours de l’année passée. 2013 a vu 3 projets de plus se concrétiser par rapport à 2012, avec 70 installations. Il faut détailler ce chiffre puisque sur 70 installations, 50 sont des installations aidées et 20 des installations non aidées. C’est nouveau. La proportion des projets aidés (38 en 2012) tend à s’accroître tandis que celle des projets non aidés décélère (29 en 2012). Après une chute du nombre total de créations importante, entre 2008 (84) et 2011 (61), l’installation dans la Nièvre repart pour la deuxième année consécutive à la hausse, se rapprochant du niveau de 2007 (73). Selon la Chambre d’agriculture, cette augmentation bénéficie principalement au Nivernais central. Quant aux systèmes de production choisis, ils reposent à 88% sur les productions dominantes dans le département: 34 installations en polyculture élevage, 11 en bovins viande spécialisés, 7 en céréales, 6 en bovins viandes et ovins, 2 en ovins spécialisés et 2 en bovins lait. 12% des projets reposent sur d’autres systèmes, dont la viticulture était absente cette année en raison de problèmes réglementaires liés aux droits de plantation, la diversification (maraîchage, poules pondeuses, ferme équestre, sapins de Noël, élevage de porcs fermiers transformés, chèvres et apiculture) représentant 8 installations.

[INTER]Age moyen de 26 ans et formations en hausse[inter]
Autres caractéristiques de l’installation en 2013, les candidats qui s’installent sont jeunes. En moyenne, ils ont 26 ans et la tranche d’âge de 26-29 ans est en nette augmentation. Les porteurs de projets sont aussi mieux formés, leur niveau s’accroissant puisque les titulaires de BTS ont doublé entre 2012 et 2013. Selon Nicole Gabalda, le coût de l’installation augmente aussi globalement et significativement en société. Ces sociétés sont d’ailleurs exclusivement constituées dans le cadre familial afin de faciliter la transmission. Sur les 70 projets, 7 Earl ont ainsi été constituées avec des parents dont 3 dont les parents apporteront des capitaux dans les 5 ans, et 6 Scea familiales ont été créées dont 3 avec des parents apporteurs de capitaux. La Chambre souligne que, dans l’ensemble, [I]«le nombre d’installations en productions ou ateliers de diversification reste faible»[i] et que [I]«le nombre d’installations hors cadre familial reste faible»[i] lui aussi.

[INTER]Majoritairement des hommes[inter]
Dans le détail, les 50 installations aidées (au sens de la DJA et des prêts JA) en 2013 ont plutôt concerné des hommes, des candidats jeunes ayant un bon niveau de formation, pour la plupart issus du milieu agricole. Ces projets ont été créés à 68% en société et à 32% en individuel. Dans cette catégorie, les projets ont été très consommateurs de foncier: 110 ha en moyenne pour les installations individuelles (hors production particulière) et 118 ha en moyenne par associé en société. En revanche, les installations ne bénéficiant pas des aides de l’État représentent 28% du total (20), [I]«soit une diminution par rapport aux années précédentes»[i] selon la Chambre d’agriculture. Il s’agit là aussi majoritairement d’hommes, même si la proportion de femmes est plus élevée (40%). Les candidats y sont plus âgés et le niveau de formation est beaucoup plus hétérogène. Enfin, 20% de ces porteurs de projets ne sont pas issus du milieu agricole. Les installations non aidées se réalisent aussi plus en individuel (11 dont 5 créations d’entreprise) qu’en sociétés (9). Selon Nicole Gabalda, [I]«ce sont des installations plus progressives, adoptant des systèmes de productions plus variés»[i]. Enfin, les raisons d’âge et de diplôme expliquent tout autant que le revenu minimum non atteint ou le refus des engagements le fait que ces installations ne bénéficient pas des aides de l’État.